L'état de l'industrie française : rapport annuel 2000

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Le rapport 2000 de la Commission permanente de concertation pour l'industrie (CPCI), élaboré selon les données du Sessi et de l'Insee, analyse les performances de l'industrie française en 1999-2000 (croissance industrielle, reprise mondiale, compétitivité, demande intérieure, investissements, résultats des entreprises). Un rapport sur le financement de l'industrie, fourni par l'Observatoire des entreprises de la Banque de France, et deux études (l'impact des fonds d'investissements étrangers sur l'industrie et l'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication sur la compétitivité industrielle) complètent ce rapport.

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Publié le 01 décembre 2000
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Langue Français
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L’état de l’industrie
française
RAPPORT ANNUEL 2000
C P CIConformément aux dispositions des articles 40 et 41 de la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique :
- Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, ne peut être effectuée sans autorisation expresse et préalable des
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- Les copies ou reproductions doivent être strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation
collective, et les analyses et courtes citations faites dans un but d’exemple et d’illustration.Préface
a Commission permanente de concertation pour l’industrie (CPCI) aborde saL cinquième année d’existence. Sa pérennité témoigne bien de l’utilité de ses travaux.
Placée sous notre présidence, elle regroupe, à parité, les présidents des grandes fédérations
industrielles et les représentants des administrations concernées. Elle assure, et ceci sans
formalisme, deux missions essentielles :
- favoriser la concertation entre les industriels et les pouvoirs publics,
- informer l’opinion publique sur la situation de l’industrie.
Comme l’année dernière, les travaux de la Commission ont rejoint les priorités
gouvernementales sur de nombreux points. Le gouvernement poursuit en effet une
politique de développement de l’innovation et des technologies de l’information à laquelle
les travaux de la Commission apportent des éclairages très intéressants, en particulier dans
son étude sur l’impact des nouvelles technologies de la communication sur la compétitivité
industrielle. De même, la Commission a achevé une étude sur la montée en puissance
des fonds d’investissement étrangers et son impact sur la gestion des entreprises
industrielles dont de nombreux éléments sont des plus enrichissants pour éclairer la
politique des pouvoirs publics en matière de régulation économique et de suivi des
changements rapides constatés dans la gestion interne et financière des entreprises.
La concertation entre les pouvoirs publics et les industriels est essentielle. Au sein
des assemblées plénières et des sections de la Commission, le dialogue se poursuit
actuellement dans un esprit d’ouverture, de franchise et d’écoute réciproque.
Mais pour être efficace, cette concertation demande des études approfondies et
des contacts réguliers entre les industriels et les services chargés de la conception
et de la mise en œuvre des politiques suivies.
C’est pourquoi nous nous félicitons de la concertation qui s’est accentuée en 1999
au sein des sections de la Commission, et qui a abouti, dans de nombreux domaines
comme la fiscalité, l’innovation, le soutien au développement des échanges et à la
présence de l’industrie française dans le monde ou la sous-traitance, à des propositions
intéressantes, et nous remercions vivement madame Clément et messieurs Gauthier-
Savagnac, Jacomet, Jollès et Mer, ainsi que tous leurs collaborateurs, des efforts qu’ils
ont déployés cette année.
La Commission a aussi pour mission d’éclairer l’opinion sur la situation actuelle de
l’industrie française. Le rapport annuel 2000 sur l’état de l’industrie française montre
le rôle central de notre industrie dans le nouveau rebond de l’économie française et son
impact sur l’emploi non seulement industriel, mais aussi dans les nombreux services
liés aux innovations industrielles et aux technologies de l’information. Dans cette phase
de mutation technologique rapide, ce rapport met bien en valeur les ressorts du
développement économique et industriel de notre pays. Nous souhaitons que cet ouvrage
trouve comme les années précédentes auprès du public, des élus et des industriels, la place
qu’il mérite.
Le ministre de l'Économie, Le secrétaire d'État à l'Industrie
des Finances et de l'Industrie
Laurent Fabius Christian Pierret
3Sommaire
La commission permanente de concertation pour l’industrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
La situation de l’industrie française en 1999-2000 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Synthèse : Vers une croissance industrielle élevée et durable ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Chapitre 1 : La reprise mondiale et la compétitivité française en Europe stimulent
la croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Économie mondiale : la reprise s’amplifie en 1999-2000 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Europe : accélération de la croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
France : des bases saines pour la croissance industrielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
En 2000, la croissance industrielle devrait rester rapide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Chapitre 2 : La demande intérieure et l’activité industrielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
La demande intérieure a soutenu l’activité industrielle en 1999 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Après une pause hivernale en 1999, la production rebondit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Chapitre 3 : L’industrie française conforte sa présence internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
La reprise du commerce mondial engagée en 1999 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Maintien d’un solde important de l’industrie manufacturière 33
Détérioration des échanges et des soldes avec les zones émergentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
L’industrie française maintient sa position compétitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
L’internationalisation de l’industrie française se renforce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Chapitre 4 : Un investissement vigoureux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Des investissements corporels dynamiques en 1999 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Émergence d’une nouvelle économie ?. . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Des investissements immatériels importants. . . . . . . . . 52
Chapitre 5 : La croissance de l’emploi continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Accélération de la croissance de l’emploi. . . . . . . . . . . . . . 59
Des tensions et une mobilité accrues. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
Une baisse de la durée du travail en fin 1999-début 2000 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Progression modérée des salaires mensuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Annexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Chapitre 6 : Résultats des entreprises. . . . . . . . . . . . . . 67
Les bons résultats des entreprises industrielles. . . . . 67
Stratégies d’externalisation et de sous-traitance. . . . 70
Bonnes performances des entreprises industrielles françaises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Annexe . 77
Chapitre 7 : L’industrie européenne regroupe ses forces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Une nouvelle dynamique de croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Fusions & acquisitions : la transformation de l’industrie européenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
L’euro dynamise le marché unique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
Concurrence fiscale en Europe et double imposition des sociétés paneuropéennes :
les enjeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Dossier : Structures de l’industrie : la montée des groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
L’industrie française comparée à celle des grands pays industrialisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
En France, convergence vers une taille moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
Les groupes structurent de plus en plus l’industrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
4Études thématiques
Le financement de l’industrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
La situation financière des entreprises industrielles en 1998 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
Délais de paiement et solde du crédit interentreprises de 1989 à 1998 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
Encadré : France-Allemagne, comparaison des modes de financement des entreprises . . . . . 116
Premier éclairage sur les PME de l’industrie française en 1999 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
Éléments complémentaires : risques et cotation des entreprises industrielles
en 1998-1999 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
Encadré : Méthodologie statistique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
Montée en puissance des fonds d’investissement étrangers et impact
sur la gestion des entreprises industrielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
Synthèse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
L’importance des investisseurs institutionnels et leur diversité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
Une typologie des modes de gestion des fonds d’investissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
La diversification internationale des portefeuilles des investisseurs institutionnels . . . . . . . . . . . . . . . 139
Montée en puissance des fonds d’investissement et impact sur la gestion
des entreprises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
Le gouvernement d’entreprise en France. . . . . . . . . . . . 144
Impact sur la gestion interne des firmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
Annexe : Gouvernement d’entreprise et création de valeur, le rattrapage de l’Allemagne . . . . 152
L’impact des NTIC sur la compétitivité des entreprises industrielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
Synthèse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157
Le point de vue des études. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161
Le point de vue des experts. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164
Le point de vue des entreprises industrielles. . . . . . . 169
Annexe : Nomenclature de synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175
5Les contributions à la rédaction du rapport
La préparation du quatrième rapport de la Commission permanente de concertation pour
l’industrie a été pilotée par la section " diagnostics et prospective " de la CPCI présidée par M. Jollès.
Sous la responsabilité de Jean-Marc Béguin, secrétaire général de la CPCI, les diverses parties
du rapport sont le fruit d’un travail collectif auquel ont participé les experts de nombreux organismes.
Citons en premier lieu le GFI et les experts des fédérations industrielles, les services de la
Digitip, de l’Insee et de l’Observatoire des entreprises de la Banque de France, et ceci avec la
collaboration, les remarques et suggestions des experts de la Dares, de la direction de la Prévision,
de Rexecode, du Bipe, du Cepii …
Nous adressons nos plus vifs remerciements aux nombreuses personnes et services mis à
contribution pour enrichir, commenter et relire le contenu de ce rapport.
1 - Les chapitres du rapport ont été rédigés par des chargés d’études du Sessi et de la
division industrie de l’Insee, coordonnés par G. Honoré et L. De Gimel :
Chapitre 1 - Contexte économique : Georges Honoré,
Chapitre 2 - Demande industrielle : Jean Lienhardt,
Chapitre 3 - Échanges extérieurs : Raymond Heitzmann,
Chapitre 4 - Investissements : Claire Plateau,
Chapitre 5 - Emploi : Yves Detape,
Chapitre 6 - Comptes et résultats : Yann L’Homme,
Chapitre 7 - Industrie en Europe : Edouard Mathieu,
Dossier sur les groupes : Thérèse Lehoucq, Paul Feuvrier.
2 - Le rapport sur le financement de l’industrie a été fourni par l’Observatoire des entreprises
de la Banque de France, avec la collaboration de Mme Bardos, Mme A. Sauvé et Mme E. Krempp.
3 - L’étude sur l’impact des fonds d’investissements étrangers sur l’industrie a été
rédigée par une équipe de chercheurs coordonnée par Jean-Pierre Ponssard (Laboratoire d’éco-
nométrie de l’École polytechnique).
4 - L’étude sur l’impact des Ntic sur la croissance a été réalisée par " GMV Conseil ".
6La commission permanente
de concertation pour l’industrie
Les mandats de la commission :
éclairer, débattre, étudier, proposer
Créée par décret du 25 juin 1996, la Commission permanente de concertation pour l’industrie a pour mission d’éclairer les
pouvoirs publics et l’opinion sur la situation de l’industrie en France, sa contribution au développement de l’économie et de
l’emploi, les actions nécessaires en matière de politique industrielle et d’innovation, et l’impact des politiques publiques sur
l’industrie.
A cet effet, la Commission :
- établit un rapport annuel public sur la situation de l’industrie française. Ces travaux sont réalisées avec, entres autres, le concours
de l’Insee, de la direction générale de l’industrie, des technologies de l’information et des Postes, et de la Banque de France.
- organise la concertation entre les administrations et les professionnels dans tous les domaines concernant le développement
industriel en France.
- coordonne et réalise des études sur l’impact des textes ou projets de textes, législatifs et réglementaires, nationaux ou com-
munautaires, relatifs à l’industrie et à la compétitivité des entreprises.
- fait toute proposition pour favoriser le développement de l’activité et de l’emploi industriel.
Composition de la commission :
souplesse et partenariat
La CPCI est présidée par le ministre chargé de l’Industrie. Son vice-président est M. Jollès, président du Groupement des
fédérations industrielles.
Le secrétaire général est M. Beguin (chef du Sessi à la Digitip), assisté de M. Gondran (GFI).
Réunie une à deux fois par an en séance plénière, la commission constitue en son sein diverses sections chargées de répondre
aux problèmes qui lui sont posés. Ces sections se réunissent en tant que de besoin et peuvent faire appel à des experts ou créer
des groupes de travail spécialisés.
- La section " fiscalité " est présidée par Mme Clément (Fim), le rapporteur étant M. Magné (Digitip). Cette section suit aus-
si la simplification des obligations administratives.
De plus, Mme Clément a animé une section sur la “sous-traitance”, dont M. Parcy (Darpmi) etait le rapporteur.
-La section " innovation " est présidée par M. Mer (FFA), le rapporteur étant M. Borot (Digitip).
-La section " commerce extérieur " est présidée par M. Jacomet (UIT), le rapporteur étant M. Battistelli (Digitip)
-La section " emploi " est présidée par M. Gauthier-Sauvagnac (UIMM), le rapporteur étant Mme Arcier (Digitip).
-La section " diagnostics et prospective ", présidée par M. Jollès (UIT), est chargée d’établir le rapport annuel de la CPCI sur
l’industrie, les rapporteurs étant M. Honoré (Digitip) et M.Didier (Rexécode) ;
Présidence
Secrétariat général
Propositions
COMMISSION
au Gouvernement
Collège entreprises 14e administration 14 Rapport
Experts 3 annuel public
Section Section Section Section DiagnosticsSection Fiscalité
Section Emploi Innovation Sous-traitance et prospectivesSimplication
Commerce extérieur
administrative
7(*)Liste des membres de la CPCI
L’industrie est représentée par les personnalités suivantes :
M. Philippe Adec, président de l’union des industries de l’habillement,
M. Jean-Paul Béchat président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales,
M. Yves de Belabre, président du comité des constructeurs français d’automobile,
Mme Martine Clément, présidente de la fédération des industries mécaniques,
M. René Deleuze, président de l’union des industries chimiques,
M. Daniel Dewavrin, président de l’union des industries métallurgiques et minières,
M. Henri Griffon président de l’union nationale des industries de l’ameublement,
M. Georges Jollès, président de l’union des industries textiles,
M. François Mauduit, président de la fédération des industries électriques et électroniques,
M. Francis Mer, président de la fédération française de l’acier,
M. Jean-JacquesTchikladzé, président de la fédération de la plasturgie,
M. Victor Scherrer, président de l’association nationale des industries agroalimentaires,
M. Jacques Schor, président de la fédération de l’imprimerie et de la communication graphique,
M. Philippe Trépant, président de l’Union française des industries pétrolières,
L’Administration est représentée à parité
- par un directeur pour chacun des neufs départements ministériels chargés respectivement de la Défense, des
Affaires étrangères, du Travail et des affaires sociales, de l’Économie, du Budget, de l’Environnement, de
l’Agriculture, des PMI, de la Recherche,
- ainsi que par le commissaire au Plan, le directeur général de l’industrie, le secrétaire général à la coopération
européenne (SGCI), le directeur général de l’Insee, le délégué à la Datar.
La CPCI comprend trois personnalités qualifiées :
M. Christian de Perthuis (Bipe),
M. Michel Didier (Rexecode)
M. Jean-Claude Berthélémy (Cepii)
(*) cf. arrêté du 23 juin 99.
La commission a été renouvelée en juin 1999. Les membres sont nommés pour 3 ans.
8RAPPOR T 2000
La situation
de l’industrie
française
Rapport réalisé pour la CPCI par le
Sessi en collaboration avec l’InseeVers une croissance
industrielle
élevée et durable ?
Après la crise asiatique, le rebond a été plus rapide que prévu
Avec la reprise généralisée de l’économie mondiale, le “ trou d’air ” n’a duré que de l’été
1998 à l’hiver 1999. Bénéficiant d’une bonne compétitivité, l’Europe a renoué progressive-
ment avec l’expansion grâce au maintien d’une politique favorable à la croissance et au
rétablissement rapide des pays d’Europe de l’Est et de nombreux pays émergents. En ce mi-
lieu de l’année 2000, malgré la hausse encore modérée des taux d’intérêt et celle plus notable
des prix de certains produits importés, les signes de décélération restent rares, même aux
États-Unis.
La France a su tirer parti d’un environnement favorable dès le printemps 1999, et son
industrie a été parmi les plus dynamiques au sein des grands pays industrialisés en 1999. La
compétitivité de notre économie au sein de la zone euro se maintient, et des cinq grands pays
de l’Union, seule l’industrie espagnole affiche globalement de meilleurs résultats depuis trois
ans. Avec la reprise des échanges, l’excédent industriel de la France s’est maintenu en 1999,
en particulier grâce aux grands contrats et aux exportations de haute technologie. Cependant,
la montée importante, mais sans doute excessive et provisoire, de la facture pétrolière pour-
rait tempérer les perspectives actuelles de croissance.
Avec la monnaie unique, les conditions de la politique monétaire ont changé, et l’Europe
peut, comme les États-Unis, mener une politique monétaire focalisée sur la stabilité des prix
et la croissance interne. En France, la qualité des produits et des services associés, la productivité
de nos efforts de recherche et d’innovation et la maîtrise de nos coûts de production restent
les garants de notre développement industriel futur, et doivent, à ce titre, faire l’objet d’un
suivi attentif.
L’harmonisation fiscale en Europe devient, de ce fait, un élément central de notre
compétitivité, et d’importants progrès restent à faire pour ramener les charges qui affectent
l’industrie de la France au niveau de celles de ses principaux partenaires européens.
La relance de l’investissement au coeur de la croissance
actuelle
Face à une consommation de produits industriels en augmentation régulière, le dévelop-
pement actuel et surtout futur de l’industrie française repose principalement sur le dynamis-
me de l’investissement et de la recherche.
L’investissement se développe rapidement, surtout depuis deux ans, et renforce la crois-
sance. Ceci ne contrarie en rien les efforts vers une meilleure utilisation du capital produc-
tif, dont la durée d’utilisation atteint des niveaux exceptionnels. Cependant, les investisse-
ments immatériels, dépenses de publicité exceptées, n’augmentent que faiblement, avec la
baisse des dépenses de formation et le ralentissement du financement public de la recherche
et du développement (R&D), et des progrès restent à faire en France pour renforcer les dé-
pôts de brevets dont la progression est moins dynamique que celles de nos concurrents.
Au niveau sectoriel, les achats européens sont restés très dynamiques dans l’automo-
bile, mais la croissance actuelle repose aussi sur la montée des biens d’équipement, en
11