L'industrie française en 2006-2007

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Français
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Le Onzième rapport de la Commission permanente de concertation pour l'industrie (CPCI) analyse les performances de l'industrie française. Plus de soixante fiches d'information statistique commentent et illustrent les principaux thèmes concernant l'industrie : emploi, échanges extérieurs, compétitivité, innovation, pôles de compétitivité, règlement Reach, quotas de CO2, impact des nouvelles normes comptables (IFRS), réforme de la taxe professionnelle. Un dossier particulier est consacré aux prix de l'énergie.

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Publié le 01 janvier 2008
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Langue Français
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R A P P O R T 2 0 0 7
L ’industrie
française
en 2006/2007
VUE D’ENSEMBLE 2006/2007
DOSSIER : LES PRIX DE L’ÉNERGIE
FICHES THÉMATIQUES
C P C I
Commission permanente
de concertation pour l’industrieDepuis plus de dix ans qu'elle existe, la Commission permanente de concertation pour
l'industrie (CPCI) est un lieu de dialogue entre les pouvoirs publics et les représentants de
l'industrie française. Son rapport annuel sur l'industrie en France est devenu l'ouvrage de
référence sur ce sujet : son élaboration mobilise les experts économiques des organisations
professionnelles, de l'administration et des instituts d'études économiques concernés, et cette
coopération enrichit les diagnostics qu'elle émet et conduit à une plus grande pertinence des
analyses qui y sont présentées.
Son diagnostic met en évidence les forces et les faiblesses de l'industrie française : dans un
contexte de forte croissance mondiale, en particulier dans le domaine industriel, la France a
réussi en 2006 à stabiliser ses parts de marché et à développer ses exportations dans les secteurs
où elle excelle, comme l'aéronautique ou la pharmacie. À l'inverse, le recul récent de la filière
automobile, après plusieurs années de forte croissance, témoigne des difficultés liées à la montée
du cours de l'euro et aux fortes hausses de prix de l'énergie et des métaux. Ce rapport analyse
les causes de ces évolutions et souligne le besoin de développer l'investissement et les efforts
de recherche et développement des entreprises industrielles, de renforcer les entreprises de taille
intermédiaire et, plus généralement, d'améliorer leur compétitivité. Il souligne également les
potentialités de l'industrie française : productivité élevée, ouverture sur l'extérieur, spécialisation
dans certains secteurs de haute technologie.
Ces constats justifient les politiques menées actuellement en faveur des entreprises et en
particulier de celles de l'industrie. Ainsi, les pôles de compétitivité visent à promouvoir un
environnement favorable au développement des entreprises et de l'emploi ainsi qu'à l'attractivité
du territoire et bénéficieront d'aides et d'exonérations fiscales de l'État d'environ 1,5 milliard
d'euros entre 2006 et 2008. La réduction d'impôt accordée aux entreprises au titre du crédit
d'impôt-recherche sera désormais de 30 % pour la fraction des dépenses de recherche
inférieure ou égale à 100 millions d'euros. Le rapprochement entre OSEO, la banque publique
de soutien aux PME née de la fusion entre la BDPME et l'Anvar, et de l'Agence de l'innovation
industrielle (AII) permettra de mettre en place un guichet unique proposant une gamme
complète d'aides adaptées à toutes les tailles d'entreprises et de projets innovants.
L'ensemble de ces mesures s'inscrit dans la mise en place d'une politique de soutien adaptée
au développement des entreprises françaises, pour permettre aux entreprises industrielles de
relever le défi de la compétition mondiale dans laquelle elles sont engagées.
Christine Lagarde, Yvon Jacob,
Ministre de l'économie, Vice - Président de la CPCI
des finances et de l'emploi Président du Groupe
des fédérations industriellesSignes conventionnels utilisés
k kilo, 1 000
M million
G milliard
n.d. non disponible
n.s. non significatif
4 C P C I - édition 2007Édition L’industrie
2007
en France
Vue d’ensemble
Synthèse 11
1 L’environnement économique 13
2 Investissements, R & D et innovation 21
3 Emploi et coûts salariaux 29
4 Les échanges extérieurs de produits manufacturés 36
5 La compétitivité de l’industrie manufacturière française 41
6 Résultats comptables et situation financière des entreprises industrielles 47
Dossier
De la hausse des prix des énergies fossiles à celle de l’électricité
1 Un contexte de hausses de prix des énergies sans précédent pour les industriels 59
2 Des gains importants en termes de performance énergétique dans l’industrie 63
3 Les quotas de CO ont joué un rôle dans les décisions
2
de consommation d’énergie des entreprises 67
4 L’électricité d’origine nucléaire au cœur de la politique énergétique française 68
5 L’impact pour les industriels de l’ouverture du marché sur les prix de l’électricité 71
6 Quelles perspectives d’évolution des prix dans le cadre
de l’ouverture des marchés de l’électricité ? 77
Fiches thématiques
1. Contexte économique général
1.1 La croissance mondiale 82
1.2 Les échanges industriels mondiaux 84
1.3 L’industrie manufacturière dans l’Union européenne 86
1.4 La production industrielle en 2006 88
1.5 Le PIB et la demande en produits manufacturés 90
1.6 Poids de l’industrie et externalisation vers les services 92
1.7 Matières premières minérales : prix et approvisionnements 94
1.8 Les prix à la production dans l’industrie en France en 2006 96
C P C I - édition 2007 52. Investissements, R & D et innovation
2.1 L’investissement corporel dans l’industrie manufacturière 98
2.2 L’effort de recherche et développement des entreprises 100
2.3 Le financement public de la R & D des entreprises 102
2.4 Les dépôts de brevets 104
2.5 Les marques, dessins et modèles 106
2.6 Le tableau de bord européen de l’innovation 108
2.7 L’innovation dans l’industrie manufacturière 110
2.8 Les pôles de compétitivité 112
2.9 Les dépenses de publicité dans l’industrie manufacturière 114
2.10 Investissements en capital-risque dans l’Union européenne 116
2.11 L’utilisation des TIC dans l’industrie manufacturière 118
2.12 Le commerce électronique dans l’industrie manufacturière 120
3. Emploi, coûts salariaux, productivité
3.1 L’emploi industriel en France 122
3.2 L’emploi industriel dans les régions 124
3.3 L’emploi industriel dans les pays de l’OCDE 126
3.4 La durée du travail 128
3.5 L’emploi par sexe, âge, qualification 130
3.6 La formation des salariés 132
3.7 Ancienneté et mobilité géographique des salariés 134
3.8 Les salaires bruts 136
3.9 Productivité et coûts salariaux des pays de l’OCDE 138
3.10 La valeur ajoutée et l’emploi industriels dans l’UE 140
3.11 Les difficultés de recrutement dans l’industrie 142
4. Échanges extérieurs
4.1 Les entreprises exportatrices 144
4.2 Les échanges industriels de la France par produit 146
4.3 Les échanges industriels de la France par zone 148
4.4 Les échanges industriels avec les nouveaux États membres 150
4.5 Les échanges industriels France - Chine 152
4.6 Les échanges de la France avec l’Asie 154
4.7 Les parts de marché de la France 156
5. Compétitivité
5.1 Délocalisations et concurrence internationale 158
5.2 La compétitivité-coût et la compétitivité-prix 160
5.3 Image des biens de consommation et compétitivité 162
5.4 L’attractivité de la France 164
5.5 Les investissements directs étrangers (IDE) 166
5.6 L’implantation étrangère dans l’industrie en France 168
5.7 La taxe professionnelle 170
6 C P C I - édition 20076. Résultats et financement de l’industrie
6.1 Les résultats comptables de l’industrie en 2006 172
6.2 Vulnérabilité et solvabilité des entreprises industrielles 174
6.3 Les crédits à l’industrie 176
6.4 Les délais de paiement et le solde du crédit interentreprises 178
6.5 L’impact des normes IFRS dans les groupes cotés 180
7. Structures industrielles
7.1 Les groupes internationaux 182
7.2 Les filiales industrielles de groupes en France 184
7.3 Les entreprises médianes 186
7.4 Les PME 188
7.5 Les très petites entreprises industrielles et les artisans 190
7.6 Les créations et les défaillances des entreprises industrielles 192
7.7 Les établissements des secteurs industriels 194
7.8 La sous-traitance industrielle 196
7.9 Les achats de services par l’industrie 198
8. Énergie et développement durable
8.1 Les consommations d’énergie dans l’industrie 200
8.2 La protection de l’environnement dans l’industrie 202
8.3 Les quotas de CO des installations européennes 204
2
8.4 Les quotas d’émission de CO entre 2008 et 2012 206
2
8.5 Le règlement Reach 208
Annexes
Principales sources statistiques et définitions 213
Adresses utiles 231
C P C I - édition 2007 7VUE D’ENSEMBLEMoins compétitive, l’industrie française reste en retrait
de la reprise en Europe
La croissance mondiale se poursuit en 2006 et début 2007
Dépassant largement son rythme tendanciel, la croissance mondiale résiste au ralentissement
économique amorcé aux États-Unis. Toujours soutenue par la forte croissance industrielle de la
Chine et de l’ensemble des pays émergents, la hausse des échanges mondiaux s’est à peine
infléchie et celle des cours du pétrole et des matières premières s’est encore accentuée. Malgré
le resserrement progressif des taux d’intérêt, les capitaux restent abondants en raison des surplus
accumulés par la Chine, le Japon et les pays producteurs de pétrole. Les déséquilibres monétaires
et commerciaux sont très importants, en particulier avec la Chine.
Tirée par l’Allemagne, la reprise de l’industrie européenne s’est consolidée en 2006
Malgré la faiblesse du dollar, du yen et du yuan, la zone euro contribue de nouveau
significativement à la croissance mondiale en 2006. Redevenue compétitive au sein de la zone
euro, l’industrie allemande bénéficie de la forte demande en biens d’équipement des nouveaux
pays industrialisés européens et asiatiques. Cette vigueur contraste avec la reprise modérée de
l’activité industrielle des autres pays de la zone et, en particulier, avec les contre-performances
de l’industrie française.
En France, la production industrielle manque de dynamisme en 2006
La hausse de la demande mondiale adressée à la France est restée vive et le recul relatif des
exportations françaises de produits manufacturés a marqué une pause en 2006.
Parallèlement, la demande intérieure n’a pas faibli. La consommation des ménages reste
dynamique. L’investissement des entreprises se redresse légèrement depuis deux ans. L’activité
du secteur de la construction atteint un niveau exceptionnel en 2006 mais cette forte croissance
de la demande intérieure bénéficie surtout aux importations. En raison de la faible compétitivité
du tissu industriel français et de la percée des produits manufacturés fabriqués en Chine et en
Europe centrale, la production industrielle française progresse peu et l’excédent traditionnel de
ses échanges industriels disparaît. Il ne saurait donc compenser l’envolée de la facture
énergétique.
Certes, ce tassement de la production industrielle semble circonscrit à la filière de l’automobile.
Dans de nombreux secteurs, il y a une certaine reprise. Les investissements corporels des
entreprises industrielles et leurs dépenses en recherche ou en innovation amorcent un certain
redressement. Mais cette légère amélioration n’efface pas plusieurs années de repli relatif en
Europe, et les faibles niveaux de l’investissement industriel et du stock de capital productif en
France restent les signes les plus inquiétants de la fragilité actuelle de l’économie française.
L’emploi industriel en France diminue un peu moins rapidement en 2006
En progression dans la pharmacie-parfumerie, l’aéronautique et une partie de la mécanique,
l’emploi industriel a moins diminué que les années précédentes dans de nombreux secteurs. Son
recul se poursuit cependant dans l’automobile. Cette amélioration relative reste marquée par la
croissance de la part de l’intérim et des contrats à durée limitée. Le chômage diminue légèrement
et les difficultés de recrutement restent limitées. Alors que s’achève la réunification par le haut
des salaires minimaux, les rémunérations et le pouvoir d’achat continuent de progresser à un
rythme soutenu.
Malgré des gains de productivité élevés, la compétitivité industrielle française reste fragile au
sein de la zone euro
La productivité industrielle a continué d’augmenter à un rythme supérieur à 4 % en 2006. Le
recul persistant des parts de marché souligne cependant la dégradation de la compétitivité de
l’industrie française dans le monde, mais aussi au sein de la zone euro, surtout quand on la
compare à celle de l’Allemagne.
C P C IVue d’ensemble - Synthèse - édition 2007 11La France reste un des pays d’Europe les plus attractifs pour les investissements étrangers
Si la flambée actuelle des investissements internationaux s’oriente surtout vers les nouveaux
pays industrialisés d’Europe et d’Asie, la France demeure l’un des pays les plus attractifs
d’Europe. Très ouverte à la mondialisation, son industrie est à 40 % sous contrôle étranger. À
égalité avec le Royaume-Uni, elle reste en tête des pays européens pour l’accueil des
investissements porteurs d’emploi. Elle bénéficie ainsi des efforts récents de simplification
réglementaire, de la qualité de ses infrastructures et de la qualification de sa main-d’œuvre, mais
elle souffre toujours d’un droit du travail jugé souvent rigide et du poids des charges sociales et
fiscales.
Les résultats et la situation financière des entreprises industrielles se consolident en 2006
Au-delà des difficultés récentes du secteur de l’automobile, les résultats comptables des
entreprises industrielles ne se sont pas dégradés en 2006. Ils dépassent même dans plusieurs
secteurs les niveaux élevés de 2000. Le nombre de défaillances a diminué. Peu vulnérables et
plutôt solvables, les entreprises industrielles ont bénéficié de taux d’intérêt encore modérés en
2006. Si le taux d’endettement diminue dans les PME, il augmente dans la grande industrie. Ces
hausses apparentes méritent cependant d’être analysées à un niveau détaillé, le financement de
l’industrie transitant de plus en plus par des groupes industriels et des holdings.
12 C P C I - édition 20071 - L’environnement économique
Faits marquants en 2006
- Une expansion mondiale soutenue par le dynamisme des pays émergents, en particulier
de la Chine
- Reprise en Europe et ralentissement aux États-Unis
- Déséquilibres commerciaux aggravés avec la Chine
- Resserrement des politiques monétaires et montée de l’euro
- Tensions croissantes sur le pétrole et les matières premières
- La production automobile en France toujours en recul
La croissance économique mondiale se serait encore légèrement accrue en 2006 et dépasserait
les 5 % d’après le FMI. Le léger ralentissement aux États-Unis a été compensé par une certaine
reprise en Europe et par la croissance soutenue de nombreux pays émergents. En particulier, le
développement industriel est resté très rapide en Chine.
Une expansion exceptionnelle, qui concerne l’ensemble
des zones économiques
Cette croissance mondiale est remarquable en raison de sa durée. Surtout, elle n’est plus
l’apanage des grands pays industrialisés. De plus, cette longue expansion n’a généré aucune
tension inflationniste. La hausse soutenue des prix se limite à quelques pays (Turquie, Russie…)
et reste très modérée en comparaison de celle des cycles antérieurs.
La croissance des PIB dans le monde de 2005 à 2006
Taux de croissance du PIB
de 2005 à 2006 (en %)
moins de 2 %
de 2 à moins de 3 %
de 3 à moins de 4 %
de 4 à moins de 6 %
plus de 6 %
Zone euro : 2,9 %
Source : COE-Rexecode.
C P C IVue d’ensemble - L - édition 2007 ’environnement économique 13