Quelle politique de désarmement nucléaire pour l administration Obama ?
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Description

Dès sa prise de fonction en tant que président des Etats-Unis d'Amérique, Barack Obama a mis en place une politique de désarmement nucléaire audacieuse. Quelle est-elle ? Quelle en est la genèse ? Quelles en sont les motivations profondes ? Que peut-on en attendre pour la paix dans le monde ? Quels en sont les premiers résultats ? Marquera-t-elle un tournant décisif vers un monde dénucléarisé ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2011
Nombre de lectures 64
EAN13 9782296808805
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Quelle politique
de désarmement nucléaire
pour l’administration Obama ?
Collection Droit de la Sécurité et de la Défense


La sécurité, sous toutes ses formes, est une préoccupation quotidienne en plein développement et encore mal cernée juridiquement. Cette collection a pour vocation de publier des travaux juridiques relatifs aux divers aspects du droit de la sécurité et de la défense : des travaux originaux (tels des actes de colloques ou des thèses) mais aussi des travaux plus classiques (tels des manuels, des études plus brèves ou encore des recueils de documents).


Série Droit de la sécurité
Dirigée par Jacques BUISSON et Xavier CABANNES
Professeur et Maître de conférences à l’Université de Paris V


- Mélanie FEVRE et Frank DURAND (Sous la dir.), Jeux de hasard et Société, 2008.
- Michel BAZEX et alii, La sécurité financière et l’Etat, 2004.
- Bertrand PAUVERT (dir.), La sécurité des spectacles , 2005.
- Xavier LATOUR (dir.), La sécurité et la sûreté des transports aériens, 2005.
- Stéphanie GATABIN, Implantation d’un site de stockage de déchets nucléaires, 2008.


Série Droit de la défense
Dirigée par Matthieu CONAN et Xavier LATOUR
Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale
et Maître de conférences à l’Université de Paris V


- Christophe SINNASSAMY, Finances publiques de la défense, 2004.
Christophe Fasquel


Quelle politique
de désarmement nucléaire
pour l’administration Obama ?


Préface de François Heisbourg
© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-54955-5
EAN : 9782296549555

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
Glossaire


ABM
Anti-Ballistic Missile – Missile anti-balistique.
ACA
Arms Control Association – Association du Contrôle des Armements.
ACT
Arms Control Today – Journal de l’ Arms Control Association.
AIEA
Agence Internationale de l’Energie Atomique.
BMDR
Ballistic Missile Defense Review – Revue sur la défense anti-missiles balistiques.
CD
Conférence du Désarmement.
CFE
Conventional Forces in Europe – traité FCE.
CTBT
Comprehensive Test Ban Treaty – traité TICE.
ICBM
Intercontinental Ballistic Missile – Missile Balistique Intercontinental.
FCE
Traité sur les Forces Conventionnelles en Europe.
FNI
Traité sur les Forces Nucléaires Intermédiaires.
MTCR
Missile Technology Control Regime – Régime du contrôle des technologies de missiles.
NPR
Nuclear Posture Review – Revue de la Posture Nucléaire.
NSWG
National Security Working Group – Groupe de travail du Sénat américain sur la Sécurité Nationale.
ONG
Organisation Non Gouvernementale.
ONU
Organisation des Nations-Unies.
OTAN
Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.
P5+1
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne.
PSI
Proliferation Security Initiative – Initiative de Sécurité contre la Prolifération.
QDR
Quadrennial Defense Review – Revue quadriennale sur la Défense.
Résolution 1540
Résolution 1540 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Résolution 1887
Résolution 1887 du Conseil de sécurité de l’ONU.
RRW
Reliable Replacement Warhead – Programme de remplacement d’ogives nucléaires.
SM-3
StandardMissile-3 – Missile SM-3.
SORT
Strategie Offensive Reduction Treaty – Traité de réduction des armes stratégiques offensives.
SS18
Missile balistique Intercontinental russe SS18.
SS19
Missile balistique Intercontinental russe SS19.
SS24
Missile balistique Intercontinental russe SS24.
START
Strategie Arms Reduction Treaty – Traité de réduction des armes stratégiques.
START I
1 er des traités START de réduction des armes stratégiques.
START II
2 éme des traités START de réduction des armes stratégiques.
START III
3 éme des traités START de réduction des armes stratégiques.
STRATCOM
Strategie Command – Commandement des Forces Stratégiques américain.
Sundial
Nom d’un journal du Campus de l’université Columbia (États-Unis).
TICE ou TICEN
Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires.
TNP
Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires.
TIPMF
Traité d’Interdiction de Production de Matières Fissiles.
USA
United States of America – États-Unis d’Amérique.
Préface de François Heisbourg
Barack Obama est un président déconcertant. Voilà un responsable politique qui embrasse les sujets brûlants, comme le rapport de l’Occident avec l’Islam ou le désarmement nucléaire, à travers de grands discours-programmes, tout en opérant au jour le jour avec froideur, détachement et un art consommé du compromis. De fait, l’équation personnelle du Président Obama tranche avec celle de l’ensemble de ses prédécesseurs et pas simplement avec le désastreux George W. Bush : la combinaison des grands principes et d’un pragmatisme sans limites, le tout de manière parfois glaciale est sa marque de fabrique. Cela lui est souvent reproché par ses critiques américains, qu’il s’agisse de ses électeurs de gauche, déçus par la distance entre les objectifs décrits et les compromis (ou compromissions) du quotidien, ou de ses détracteurs de la droite conservatrice, qui lui reprochent tout à la fois son élitisme intellectuel détaché des préoccupations des Américains moyens et un pragmatisme qui ne serait que le masque d’un corpus politique radical voire extrémiste.

Le 44 ème président des États-Unis déroute particulièrement les observateurs baignant dans une culture politique latine, comme c’est le cas en France, caractérisée par une double tentation, paradoxale. La première est celle du cynisme : les promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent pour reprendre la formule d’un orfèvre en la matière {1} ; alors, pourquoi prendre au sérieux les grands discours d’Obama au Caire ou à Prague ? La seconde tentation est celle de l’hubris politique : dans un système où l’Etat est au centre de tout, il suffit que les choses aient été dites pour qu’elles soient considérées comme ayant été faites. Dès lors, les choses ayant été dites et donc faites, pourquoi embêter le monde en revenant constamment sur le sujet ?

Ce mécanisme se retrouve dans l’approche contrastée du désarmement nucléaire. Le Président Sarkozy a énoncé sa vision et ses propositions en la matière dans un discours à Cherbourg le 21 mars 2008. La messe ayant été dite, il n’y a pas lieu de revenir sur le sujet, autrement qu’à travers le travail d’application diplomatique. Pour Obama, le discours « nucléaire » de Prague du 5 avril 2009 était un début, et non une fin. Les malentendus franco-américains sur le désarmement nucléaire s’expliquent aussi à travers ce type de décalage.

Enfin, et là la surprise n’est pas seulement française, Obama prend le désarmement nucléaire vraiment au sérieux. Certes, il n’a pas été le premier président américain à être sur cette ligne : de manière surprenante, tel avait aussi été le cas du très conservateur Président Reagan. Cependant, Barack Obama est sans doute le premier à être arrivé aux affaires avec cette conviction non seulement déjà bien ancrée, mais également déjà construite au plan intellectuel.

C’est ici que les mérites de l’ouvrage de Christophe Fasquel sont grands. Il rend au lecteur un triple service. L’auteur évoque avec bonheur les travaux du jeune Obama, étudiant à l’université Columbia, sur le sujet en 1983, en pleine Guerre froide, l’affaire est intéressante sous l’angle des prises de position de principe, comme du prisme à travers lequel le futur président fait son apprentissage du sujet. L’affaire n’est pas purement morale, elle est ancrée dans l’analyse pratique : il étudie donc la crise des missiles de Cuba de 1962, qui demeure le meilleur point de départ pour comprendre les fragilités de la dissuasion nucléaire, même dans les conditions relativement stables dans une Guerre froide bipolaire animée par des protagonistes qui ne voulaient pas vraiment en découdre, et qui croyaient se connaître.

Ensuite, Monsieur Fasquel met en exergue le cadre conceptuel élaboré dès les débuts de la campagne d’Obama à l’investiture du Parti Démocrate avec le discours au Chicago Council on Foreign Relations le 23 avril 2007. Le triptyque « sécuriser les matières fissiles, détruire les armes nucléaires, interdire la propagation des armes de destruction massive » est clairement mis en place alors même que le candidat Obama n’était qu’un outsider dans une pré-campagne clairement dominée par Hillary Clinton. Or c’est ce triptyque qui se retrouvera dans l’ensemble des discours et des actions de l’administration Obama depuis l’investiture du nouveau président le 20 janvier 2009. On ne négligerait qu’à son propre détriment, les éléments de continuité et la cohérence conceptuelle qui sous-tendent les efforts de l’actuelle administration américaine.

Enfin, l’auteur retrace de manière approfondie le parcours suivi et la méthode appliquée par l’administration Obama, par rapport aux trois grands chantiers nucléaires qu’elle s’était assignés. A cet égard, l’auteur puise ses informations aux meilleures sources, interrogeant dans le cadre de sa recherche universitaire une large palette des inspirateurs et des responsables de la politique de désarmement du président Obama. Il a aussi eu un large accès aux analystes et fonctionnaires français ayant à « gérer » les conséquences pour la France des initiatives du président Obama : l’interaction est très instructive…

Alors que nous entrons dans les derniers temps avant l’élection présidentielle américaine de 2012, il pourrait être tentant de s’en tenir au bilan limité de l’administration américaine en matière de désarmement nucléaire : un accord limité de réduction des armes nucléaires stratégiques avec la Russie, une issue positive mais a minima de la conférence d’examen du Traité de non-prolifération de 2010, la non-ratification du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, la non-résolution des défis nucléaires lancés par la Corée du Nord et l’Iran…

La lecture du livre de M. Fasquel inspirera une saine résistance par rapport à une approche supposée « réaliste » de ce type. Barack Obama, à l’instar de François Mitterrand avec lequel il partage par ailleurs peu de points communs, sait « donner du temps au temps ». Il laboure de manière systématique, fût-ce avec lenteur si les circonstances l’y obligent. Il sait aussi agir avec rapidité et efficacité quand une ouverture se présente : en témoignent les conditions dans lesquelles fut obtenue la ratification du traité « New Start » avec la Russie le 22 décembre 2010 alors que les Démocrates venaient de subir une sévère défaite aux élections législatives quelques semaines plus tôt. Au-delà des acquis limités de l’administration Obama par rapport au désarmement, le président américain conserve l’immense avantage d’avoir changé la façon dont le nucléaire militaire est abordé à l’échelle internationale. L’exaspération publique du Président Sarkozy lors de l’adoption de la résolution 1887 du Conseil de sécurité de l’ONU le 24 septembre 2009 (texte qui évoque la création « des conditions d’un monde sans armes nucléaires ») illustre à sa façon de ce que les américains appellent un « paradigm shift » , un changement de paradigme.

Certes, il ne peut y avoir à ce stade aucune assurance que Barack Obama soit réélu le mardi 6 novembre 2012. Cependant, s’il devait l’être, le désarmement nucléaire figurerait à coup sûr en bonne place dans l’ordre du jour du second mandat. Ajoutons que le contexte international dans lequel l’administration américaine évoluera aura par ailleurs été modifié dans le courant 2012 par les élections présidentielles en Russie et en France, comme par la relève politique en Chine – tous ces pays étant des puissances nucléaires. Mieux vaut se préparer intellectuellement à la possible relance de la politique du désarmement par un « Obama-bis ». Ce livre est un apport appréciable à une telle réflexion. Qu’en penseront les candidats qui se présenteront aux élections présidentielles françaises au printemps 2012 ?
Introduction
Qui ne s’est pas posé un jour la question de savoir si les armes nucléaires avaient une utilité ? En fait, ces armes n’ont été utilisées que deux fois en l’espace de trois jours et par une seule nation, il y a de cela plus de 65 ans. Elles sont cependant toujours stockées, quelquefois en très grande quantité dans les arsenaux de plusieurs pays dont le nombre ne cesse de grandir.

Beaucoup ont théorisé, philosophé, voire polémiqué, sur leur utilité et les questions éthiques qu’elles soulevaient. L’objet de ce livre n’est en aucun cas d’aborder la question des armes nucléaires sur un plan théorique mais de façon concrète, en lien direct avec les réalités géopolitiques de notre époque.

Les commémorations de la chute du mur de Berlin nous évoquent paradoxalement la guerre froide. Une vingtaine d’années après la fin de l’affrontement Est-Ouest, qui a conduit à l’escalade nucléaire entre les États-Unis et l’Union soviétique, quelles sont les perspectives de désarmement nucléaire mondial ?

Avec son dernier essai nucléaire en 1996, la France rend pérenne sa force de dissuasion nucléaire ; dans son discours de Cherbourg en mars 2008, à la suite des travaux du livre blanc sur la défense, le président Sarkozy confirme le rôle central de la dissuasion nucléaire au cœur de la stratégie de défense française. D’autres pays comme la Chine et le Pakistan continuent d’accroître leurs arsenaux nucléaires. L’Iran, pour sa part, cherche à acquérir une capacité nucléaire militaire et la Corée du Nord développe la sienne.

C’est dans ce contexte international que M. Barack Obama, jeune sénateur américain encore inconnu début 2004, se lance dans la course à la présidence. Au cours de sa campagne électorale, alors que les relations entre les États-Unis et la Russie se dégradent depuis 2004, il propose un ambitieux programme de désarmement nucléaire mondial à la surprise de bon nombre d’observateurs. Peu après son élection à la présidence des États-Unis le président Obama commence à appliquer son programme de campagne. Quelle est la nature et la portée de ce programme ? Se révèlera t-il un tournant majeur pour la sécurité mondiale ?

Nous essaierons de répondre à ces questions : dans un premier temps, nous expliciterons le programme de désarmement nucléaire de l’administration Obama, puis nous nous attacherons à en comprendre l’origine et les motivations. Nous dresserons ensuite un premier bilan des actions engagées sur la base de ce programme et présenterons pour conclure les perspectives qu’offre cette politique de désarmement nucléaire mondial.


NB : Nous présenterons certes l’ensemble des mesures du programme de désarmement nucléaire stricto sensu mais aussi les mesures de maîtrise des armements, de non-prolifération et de sécurité nucléaires qui accompagnent ce programme, comme partie intégrale du programme de M. Obama.
Chapitre 1. Les propositions de M. Barack Obama sur le désarmement nucléaire dans le monde
Pour essayer de comprendre la politique de désarmement nucléaire que l’administration Obama est susceptible de mettre en place dans les années à venir, il convient d’examiner ce que le président Obama lui-même a déclaré à ce sujet.
À cette fin, en analysant l’évolution de sa pensée, nous présenterons dans un premier temps les propositions que M. Barack Obama a faites sur le désarmement lors de sa campagne électorale, puis dans un deuxième temps celles qu’il a faites depuis son accession à la présidence des États-Unis.
Les déclarations pendant la campagne électorale
Les déclarations du sénateur Obama sur le désarmement ont été nombreuses pendant la campagne présidentielle. Les idées exposées en 2007 dans ses premiers discours sur le désarmement ont pris forme et substance au cours de l’année 2008.
Nous décrirons les trois étapes qui ont conduit le candidat Obama à formuler in extenso ses propositions de désarmement. Nous avons pu reconstituer le processus de sa pensée sur la base d’entretiens tenus avec divers acteurs et observateurs américains de la campagne électorale qui ont tenu à rester anonymes.
Les premières propositions de 2007
Le 10 février 2007, M. Barack Obama, 45 ans, sénateur démocrate de l’Illinois, annonce sa candidature à la présidence des États-Unis devant le capitole de son État, à Springfield.

À peine deux mois plus tard, le 23 avril, devant le Conseil de Chicago pour les relations étrangères, il prononce son premier discours {2} important de politique étrangère dans lequel il expose sa vision d’un nouveau leadership américain et d’un nouveau concept pour la sécurité nationale dans un monde globalisé. Il décline sa vision autour de cinq axes dont le troisième est l’arrêt de la prolifération des armes de destruction massive. Il déclare que « la troisième voie où l’Amérique se doit d’exercer un leadership est de conduire un effort mondial pour affronter une menace dont l’urgence surpasse toutes les autres – sécuriser, détruire et arrêter la propagation des armes de destruction massive ».

Dans son discours il présente les idées exposées ci-dessous.

Selon lui l’Amérique fait face à une nouvelle ère nucléaire dangereuse ; les terroristes cherchent à acquérir des armes nucléaires et des matières fissiles pour les utiliser. Les programmes nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord menacent la sécurité internationale et peuvent provoquer une course aux armes nucléaires qui conduirait à plus d’États nucléaires encore. L’intérêt croissant pour l’énergie nucléaire amène plusieurs pays à essayer d’acquérir la technologie nucléaire civile qui pourrait leur permettre à terme de développer des armes nucléaires. Il existe environ 50 tonnes d’uranium hautement enrichi dans des installations nucléaires civiles réparties dans plus de 40 pays, dont certaines peu sécurisées. L’ex-Union soviétique possède entre 15 000 et 16 000 armes nucléaires et des stocks d’uranium et de plutonium suffisants pour en développer 40 000 de plus. Des trafiquants ont été arrêtés alors qu’ils essayaient de s’approprier ces stocks pour les revendre au marché noir.

Afin de réduire considérablement cette menace M. Barack Obama propose un premier plan en six points :

▪ Il propose primo de sécuriser les produits dangereux en l’espace de quatre ans. Il s’engage ainsi à conduire un effort global de sécurisation de toutes les armes nucléaires et matières fissiles sur les sites vulnérables : la façon la plus efficace d’empêcher les terroristes d’acquérir l’arme nucléaire. Il travaillera en collaboration avec la Russie pour s’assurer que ces armes et matières nucléaires sont sécurisées. Il travaillera aussi avec d’autres pays à mettre en place et développer un ensemble de normes nécessaires à la protection des matériels nucléaires contre les attaques et les vols. Il accélérera par ailleurs l’installation de détecteurs de sécurité nucléaire aux frontières à risque.
▪ Il propose secundo d’interdire la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes nucléaires. Il négociera ainsi une interdiction globale et vérifiable de la production d’uranium et de plutonium hautement enrichis.
▪ Il entend en troisième lieu arrêter la contrebande nucléaire ; il appliquera à la lettre la législation qui porte son nom et celle du sénateur Lugar permettant d’aider les alliés des États-Unis à détecter et arrêter la contrebande d’armes de destruction massive à travers le monde.
▪ Il compte dans un 4 éme temps s’attaquer aux menaces que constituent les programmes nucléaires iranien et nord-coréen. Il alliera diplomatie et pression pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et pour éradiquer le programme nord-coréen d’armes nucléaires. Il constituera à cet effet une coalition internationale qui tentera collectivement de convaincre ces régimes qu’il est de leur propre intérêt d’abandonner de façon vérifiable leurs efforts d’acquisition d’armes nucléaires. Il assurera le leadership pour contrôler la stricte application des accords passés avec la Corée du Nord. Il poursuivra une diplomatie intensive avec l’Iran en engageant un dialogue direct avec ce pays. En même temps et de concert avec les décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies il s’efforcera de restreindre l’accès aux technologies nucléaires des dirigeants iraniens en gelant leurs avoirs. Il intensifiera cet effort de concert avec les partenaires commerciaux européens et des États du Golfe pour accroître les pressions économiques sur l’Iran. Il envisagera toutes les autres possibilités y compris l’usage de la force.
▪ Il s’agit dans un 5 éme temps d’empêcher l’apparition de nouveaux États nucléaires. Aucun pays ne devrait pouvoir construire un programme d’armes nucléaires en s’abritant derrière le développement d’un programme civil d’énergie nucléaire. À cette fin il convient de créer une banque internationale de combustible nucléaire garantissant l’approvisionnement commercial des installations nucléaires civiles. Des nations comme l’Iran n’auront ainsi plus de justification pour construire leurs propres usines d’enrichissement de combustible nucléaire. Cette initiative contre la menace nucléaire s’accompagne d’une offre américaine de 50 millions de dollars de fonds pour créer cette banque internationale à condition que les États contributeurs en versent le double. Les États-Unis font pression sur les autres nations au premier rang desquelles la Russie pour contribuer à ce fonds.
▪ Il s’agit dans un 6 éme temps que les États-Unis donnent l’exemple pour réduire le danger nucléaire. Les armes nucléaires russes et américaines demeurent figées dans des positions de guerre froide, accroissant le risque qu’elles soient lancées de façon accidentelle ou non autorisée. Il convient donc de travailler avec la Russie pour réduire au maximum le nombre d’armes nucléaires placées en état d’alerte de tir et de négocier la réduction des arsenaux nucléaires américains et russes.

Tout en proposant ces changements le candidat Obama affirme vouloir maintenir une dissuasion nucléaire solide pour la sécurité américaine sans toutefois pousser à la production d’une nouvelle génération de têtes nucléaires qui serait un très mauvais signal adressé au monde.

Il apparaît clairement dès son premier discours que le candidat à la Maison-Blanche place la lutte contre la prolifération des armes nucléaires, le désarmement nucléaire et la maîtrise des armements au cœur de sa politique étrangère dans un contexte de recherche de sécurité nationale et planétaire inextricablement liés. Il la place donc dans un contexte d’effort de coopération internationale tout en cherchant à adresser ses différents aspects tant civils que militaires.


Au cours de l’été 2007 M. Barack Obama réitère son intention de désarmement nucléaire. Dans l’édition de juillet/août de la revue Foreign Affairs {3} il écrit un article intitulé : « La rénovation du leadership américain – une sécurité commune pour notre humanité commune ». Dans cet article il écrit : « Il est […] naturel que les États-Unis soient encore appelés à jouer un leadership visionnaire pour affronter les dangers de ce siècle au premier rang desquels les armes létales à très grande échelle et les terroristes qui les utiliseraient ». Afin de renouveler le leadership mondial américain, il propose à nouveau de s’attaquer à la menace la plus urgente pour la sécurité de l’Amérique et du monde : la propagation des armes nucléaires et le risque qu’un engin nucléaire ne tombe entre les mains de terroristes. Il écrit : « L’explosion d’un seul de ces engins serait une telle catastrophe qu’elle rendrait anodins les attentats du 11 septembre et ébranlerait chaque coin du globe ». Il renouvelle donc quasi mot pour mot le plan présenté en avril et se propose de tirer avantage d’avancées technologiques récentes pour construire un consensus bipartite au congrès américain afin de ratifier le traité d’interdiction des essais nucléaires, traité majeur indispensable pour envisager sérieusement le désarmement nucléaire. C’est la première fois qu’il affiche sa volonté de faire ratifier ce traité signé par les États-Unis en 1996, dont la ratification engagée sous le président Clinton avait échoué en 1999, et que l’administration Bush avait écarté.


Toujours à l’été 2007, le 1 er août, au Centre International Woodrow Wilson de Washington, M. Barack Obama fait son deuxième grand discours {4} de campagne sur la politique étrangère : « la guerre que nous avons besoin de gagner ». Il martèle sa double crainte de voir des terroristes mettre la main sur des armes nucléaires et de voir de nouveaux états se doter d’armes nucléaires. Il réitère les mêmes recommandations parmi lesquelles figure la réduction des arsenaux nucléaires existants.
Dans ce même discours et lors des débats de campagne de cette période il insiste sur la nécessité de changer de politique et d’engager des discussions directes avec les dirigeants iranien, cubain et nord-coréen. Selon lui les discours intransigeants et l’absence de dialogue de l’administration Bush demeurent inefficaces. Sur la défensive, il déclare à l’instar de l’administration Bush, que les États-Unis ne s’interdiraient pas la possibilité d’une attaque au Pakistan en écartant l’utilisation d’armes nucléaires tactiques pour lutter contre les Talibans et Al-Qaeda. Le message qu’il envoie aux pays hostiles est clair : « ni soutien au terrorisme ni armes nucléaires ».


Dès le début de l’automne 2007, s’installe autour de sa campagne le sentiment qu’il a commis trois « gaffes » : accepter de parler à des dirigeants hostiles sans conditions préalables, envisager de porter la lutte armée sur le territoire d’un pays allié et dévoiler ses intentions sur l’usage des armes nucléaires. Il aurait ainsi démontré son inexpérience en politique étrangère et donné raison à ses détracteurs dont Mme Hillary Clinton. Le 2 octobre 2007 à l’université DePaul de Chicago, lors d’un discours {5} majeur sur la prolifération, prévu de longue date, il en profite pour contre-attaquer point par point. « Il est tout à fait normal d’entamer le dialogue avec ses adversaires : les présidents américains pendant la guerre froide ont dialogué avec l’Union soviétique, avec M. Mao Zedong en Chine ; à leur instar, je dialoguerai avec M. Ahmadinejad pour servir les intérêts de la nation. […] La politique conventionnelle a échoué pour combattre les menaces non conventionnelles ». Il précise que sa politique pour le futur n’est pas une marque d’inexpérience mais de réalisme : son opposition à la guerre en Irak à laquelle il compte mettre fin le prouve. Il souligne que l’usage de la force ne doit pas être écarté pour protéger l’Amérique mais qu’il est vain de penser lutter contre les terroristes avec des armes nucléaires. La seule façon de le faire est pour lui de leur interdire l’usage de ces armes ainsi que l’accès aux matières nucléaires. Il ajoute qu’il faut changer la politique nucléaire américaine toujours axée sur la dissuasion de l’époque de l’Union soviétique, pays qui n’existe plus. Il fait remarquer qu’entre temps le Pakistan et la Corée du Nord ont rejoint le club des nations dotées de l’arme nucléaire et que l’Iran frappe à sa porte.

Dans ce discours M. Obama prononce pour la première fois la phrase clé : « quand je serai président, je dirai que l’Amérique veut un monde sans armes nucléaires ». Mais il ajoute : « Nous ne poursuivrons pas un désarmement unilatéral. Tant que les armes nucléaires existeront, nous conserverons une dissuasion nucléaire forte ». Il s’engage aussi à poursuivre l’objectif d’élimination des armes nucléaires, engagement pris dans le cadre du traité de non-prolifération. Après avoir éclairci les points dès lors connus de sa politique nucléaire telles la mise hors d’état d’alerte des missiles balistiques russes et américains, la réduction des arsenaux nucléaires et l’interdiction de production de matières fissiles à des fins militaires, il avance deux nouvelles propositions : de concert avec les Russes l’arrêt de l’usage des missiles à portée intermédiaire et le renforcement du traité de non-prolifération nucléaire afin d’accroître les sanctions internationales contre les pays signataires ne respectant pas le traité.
La théorisation des propositions en 2008
Le Plan d’action de désarmement nucléaire
( Blue Print du 16 juillet 2008)


Depuis le discours de l’université DePaul en 2007 il faut noter que le candidat Obama mentionne systématiquement le désarmement nucléaire comme un objectif de sa politique étrangère. Cette position connaît son point d’orgue le 16 juillet 2008 à l’université Purdue de West Lafayette dans l’Indiana dans son discours de politique étrangère suivi d’un débat sur la sécurité nucléaire, biologique et informatique, et ce dans un contexte de méfiance publique quant à son expérience internationale et sa capacité à être le commandant en chef. Dans une publication Blue Print {6} de huit pages il explicite sur trois pages ses propositions sur la « Stratégie pour la sécurité nucléaire et le désarmement face aux menaces du 21 éme siècle ».

Ce document nous a été présenté par un officiel américain de haut rang comme le plan d’action de désarmement nucléaire de son pays tel que conçu par le candidat Barack Obama. Ce document, clair et explicatif, est la référence du programme de désarmement nucléaire des États-Unis. Il nous a paru indispensable de le retranscrire in extenso. Le plan d’action se décompose selon les trois parties ci-après.

Premièrement, afin de réduire le danger du terrorisme nucléaire, il convient de mener les actions suivantes.

▪ Sécuriser en quatre ans, de concert avec la Russie, sur les sites vulnérables en Russie et dans le monde, les matériels nécessaires à la fabrication des armes nucléaires pour empêcher les terroristes d’acquérir une bombe nucléaire. Il faut développer et adapter avec d’autres pays un ensemble complet de normes pour protéger du vol les matériels nucléaires. Il faut accroître d’un milliard de dollars par an le financement nécessaire pour s’assurer qu’en quatre ans les composants essentiels des armes nucléaires soient retirés des sites les plus vulnérables au monde et que soient instituées des mesures de sécurité durables et efficaces pour tous les autres sites.

▪ Supprimer progressivement l’uranium hautement enrichi du secteur civil non nécessaire à la vaste majorité des besoins civils et convertir voire fermer la plupart des réacteurs l’utilisant pour n’employer à l’avenir qu’un combustible faiblement enrichi. Les États-Unis doivent s’efforcer de supprimer l’uranium hautement enrichi des réacteurs de recherche des sites vulnérables dans le monde, porter assistance au processus de conversion, inciter à fermer les sites non nécessaires, améliorer la protection des sites en attente de démantèlement et appauvrir l’uranium pour le convertir en combustible pour centrale nucléaire.

▪ Renforcer les actions de police et les efforts d’interdiction : institutionnaliser l’initiative de sécurité contre la prolifération (PSI {7} ), initiative mondiale destinée à isoler les cargaisons d’armes de destruction massive de leurs moyens de frappe ainsi que des équipements et matériels y afférents. Il faut accroître les responsabilités des adhérents à cette initiative pour qu’ils puissent à la fois intercepter les cargaisons nucléaires illicites et éradiquer les réseaux du marché noir nucléaire. Une PSI plus forte doit conduire à une plus grande coopération internationale en matière de police et de renseignement, renforcer les contrôles des exportations et les peines encourues pour leurs violations partout dans le monde et s’attaquer aux réseaux financiers des terroristes.

▪ Construire la capacité étatique de prévention contre le vol, le détournement et la prolifération des matériels nucléaires : l’effort mondial pour arrêter la prolifération nucléaire n’est pas plus solide que son maillon le plus faible. La résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui mandate toutes les nations pour réaliser des contrôles nationaux efficaces afin d’empêcher la prolifération des armes de destruction massive, fournit un outil potentiellement puissant. Il convient de donner une nouvelle impulsion à cet effort en dessinant les étapes essentielles à la mise en place de solutions solides et en mobilisant le soutien financier international pour aider les États à mettre en place ces solutions.
▪ Convoquer un sommet sur la prévention du terrorisme nucléaire qui n’est pas seulement une menace pour les États-Unis mais pour le monde entier. Il convient d’organiser un sommet en 2009 (et régulièrement par la suite) des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que d’autres pays clés pour trouver un accord sur l’exécution des mesures de lutte contre ce terrorisme. Cela enclenchera un processus de responsabilité continue de haut-niveau pour mener les efforts de prévention du terrorisme nucléaire.

Deuxièmement, afin d’empêcher la diffusion des capacités à produire des armes nucléaires, il convient de mener les actions suivantes.

▪ Éliminer les programmes d’armes nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord au moyen d’une diplomatie forte et directe : il convient de mener une action diplomatique qui s’appuiera sur de réelles incitations et de réelles pressions. Aucune option ne doit être écartée mais l’accent sera mis sur la puissance de la diplomatie américaine : faire clairement comprendre les bénéfices substantiels que l’Iran et la Corée du Nord pourraient tirer de l’abandon de leurs dangereux programmes nucléaires tout en exposant les coûts énormes auxquels ils devraient faire face s’ils n’abandonnaient pas ces programmes.

▪ Renforcer l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) : l’AIEA manque de personnel et de ressources à un moment où il est de plus en plus fait appel à son expertise. Il faut que l’agence dispose de l’autorité, de l’information, du personnel et de la technologie nécessaires à l’accomplissement de ses tâches. Il convient de doubler le budget de l’AIEA dans les quatre prochaines années (les États-Unis accroissent leur part annuelle à 225 millions de dollars). Les États-Unis incitent tous les pays à adopter le « protocole additionnel » qui autorise l’AIEA à conduire des inspections plus intrusives, y compris sur des sites non déclarés, et demande au groupe des fournisseurs nucléaires de s’engager à ne pas transférer la technologie nucléaire aux pays du TNP qui n’ont pas adopté le protocole additionnel. Il faut arriver à obtenir un accord sur des normes mondiales efficaces pour la sûreté et la sécurité nucléaire. Il faut enfin établir des procédures de vérification allant au-delà du protocole additionnel afin de renforcer la capacité de l’agence à détecter les sites et activités clandestins.

▪ Contrôler les matières fissiles : un effort mondial doit permettre de négocier un traité effectif mettant fin à la production de matières fissiles à des fins militaires. Parallèlement une nouvelle initiative multilatérale permettra de contrôler les matières fissiles déjà produites : les nations déclareront régulièrement l’état de leurs stocks de matières fissiles, sécuriseront ces stocks selon les normes de protection internationales les plus strictes, déclareront les stocks excédant leurs besoins de défense et les transformeront immédiatement pour qu’ils ne puissent plus être utilisables à des fins nucléaires.

▪ Empêcher que le combustible nucléaire ne devienne bombes nucléaires : les États-Unis, de concert avec les autres gouvernements intéressés, doivent établir une structure internationale de l’énergie nucléaire pour faire face aux demandes croissantes en énergie nucléaire sans contribuer à la prolifération des matières nucléaires et des équipements de production de combustible. Cette structure comprendra une banque internationale de combustible nucléaire, des centres internationaux du cycle du combustible nucléaire et des garanties fiables de fourniture du combustible.

Troisièmement, afin de renforcer le régime de non-prolifération nucléaire, il convient de mener les actions suivantes.

▪ Se fixer comme objectif un monde sans armes nucléaires : M. Barack Obama fixera un nouveau cap à la politique nucléaire et montrera au monde que l’Amérique croit en son engagement dans le cadre du traité de non-prolifération nucléaire – œuvrer à terme à l’élimination de toutes les armes nucléaires. Il se réapproprie cet objectif de MM. George Shultz, Henry Kissinger, William Perry et Sam Nunn et propose de l’atteindre par les mêmes étapes qu’eux. Il est clair que l’Amérique ne désarmera pas unilatéralement : aussi longtemps que des états conserveront des armes nucléaires, les États-Unis maintiendront une dissuasion nucléaire solide, sûre, sécurisée et fiable, mais n’autoriseront pas le développement de nouvelles armes nucléaires. Eliminer les armes nucléaires à travers le monde est un élément central de la politique nucléaire de M. Barack Obama.

▪ Chercher à réduire réellement et de façon vérifiable les stocks d’armes nucléaires américaines et russes déployées ou non-déployées, stratégiques ou non-stratégiques ; travailler avec les autres puissances nucléaires à réduire de façon drastique les stocks mondiaux d’ici à la fin de la présidence de M. Barack Obama. Dans un premier temps il convient de travailler à la signature d’un accord avec la Russie pour étendre les mesures essentielles de contrôle et de vérification du traité START I avant son expiration en décembre 2009. En outre, M. Barack Obama mettra immédiatement hors d’état d’alerte toutes les forces nucléaires devant être réduites selon le traité de Moscou et pressera la Russie d’en faire autant. Il convient d’entamer un dialogue au sommet de tous les États nucléaires déclarés afin qu’ils rendent leurs capacités nucléaires plus transparentes et de créer une plus grande confiance.

▪ Travailler avec la Russie à accroître le temps d’alerte et de décision car conserver des armes nucléaires prêtes au lancement après bref ultimatum est un vestige dangereux de la guerre froide. De telles politiques accroissent le risque d’accidents ou d’erreurs de calcul catastrophiques. Il faut régler cette situation dangereuse.

▪ Assurer la ratification du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICE ou TICEN) : les États-Unis maintiennent un moratoire sur les essais nucléaires depuis 1992 et ont signé le TICE en 1996 sans toutefois le ratifier. Depuis sa dernière lecture au Sénat en 1999, des progrès significatifs ont été faits concernant la capacité à détecter des explosions nucléaires, y compris à des seuils extrêmement bas, et à s’assurer de la fiabilité des stocks nucléaires américains sans avoir recours à des essais nucléaires. Il convient de continuer à tester la sûreté et la fiabilité des composants des armes nucléaires américaines afin de s’assurer qu’elles resteront sûres et efficaces.

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