Aider son enfant à mieux apprendre grâce au visuel
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Description


Apprendre de façon ludique et visuelle, c'est possible !



Votre enfant a des difficultés pour retenir ses leçons ? Vous en avez assez des devoirs qui finissent en pleurs ? Vous rêvez de faire rimer travail scolaire avec plaisir, découverte et réussite ? Alors, ce livre est fait pour vous !



Vous y trouverez des clés et une méthodologie pour apprendre à apprendre, à mémoriser, à rédiger et à structurer la pensée dès le primaire.



Dans ce guide très illustré, les auteurs réhabilitent le questionnement et la curiosité des enfants, les aident à devenir des élèves bien dans leur peau, et redonnent confiance aux parents.



Pour ce faire, ils s'appuient sur des outils visuels, comme les cartes mentales. Cette approche vivante permettra de (ré)allumer la flamme de la connaissance au cœur de vos enfants.



Avec un préface d'Isabelle Pailleau




  • Les outils visuels pour apprendre


    • Connaître son cerveau pour mieux apprendre


    • Le pouvoir du visuel


    • La carte mentale, une carte aux trésors pour devenir riche en connaissances !


    • Apprendre à utiliser des outils numériques de Mind Mapping


    • Le sketchnoting




  • Apprendre (autrement)


    • Mieux mémoriser grâce à la carte mentale


    • Apprendre à apprendre


    • Un peu de créativité


    • Apprendre à collaborer




  • Appliquer les outils visuels


    • Mieux maîtriser le français grâce à la carte mentale


    • Apprendre les mathématiques


    • Apprendre l'histoire-géographie



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 juin 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782212273540
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0650€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Apprendre de façon ludique et visuelle, c’est possible !
Votre enfant a des difficultés pour retenir ses leçons ? Vous en avez assez des devoirs qui finissent en pleurs ? Vous rêvez de faire rimer travail scolaire avec plaisir, découverte et réussite ? Alors, ce livre est fait pour vous !
Vous y trouverez des clés et une méthodologie pour apprendre à apprendre, à mémoriser, à rédiger et à structurer la pensée dès le primaire.
Dans ce guide très illustré, les auteurs réhabilitent le questionnement et la curiosité des enfants, les aident à devenir des élèves bien dans leur peau, et redonnent confiance aux parents.
Pour ce faire, ils s’appuient sur des outils visuels, comme les cartes mentales. Cette approche vivante permettra de (ré)allumer la flamme de la connaissance au cœur de vos enfants.
Biographie auteur

Formateur en Mind Mapping, Xavier Delengaigne intervient en milieu professionnel. Papa de 5 enfants, il a pu observer avec eux combien la pensée créatrice et visuelle est essentielle dans les apprentissages.

Professeur des écoles et formateur, Vincent Damato est passionné de pédagogie. Il essaie de rendre les apprentissages le plus accessible possible à tous les élèves. Il s’est spécialisé depuis plusieurs années dans les cartes mentales, le sketchnoting et leurs applications en contexte scolaire.
www.editions-eyrolles.com
XAVIER DELENGAIGNE VINCENT DAMATO
Préface d’Isabelle Pailleau
AIDER SON ENFANT À MIEUX APPRENDRE GRÂCE AU VISUEL
Cartes mentales, sketchnoting... Les meilleurs outils pour favoriser la pensée créative
Éditions Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris cedex 05
www.editions-eyrolles.com
La collection Apprendre autrement propose des livres pour apprendre de façon ludique, créative et avec plaisir.
Dans la même collection
Apprendre autrement avec la pédagogie positive , Audrey Akoun et Isabelle Pailleau
Chouette, c’est l’heure des devoirs ! , Charles Caplette
50 activités pour aider votre enfant à grandir heureux , Élisabeth Couzon et Angeline Desprez
Le coaching scolaire , Matthieu Grimpret
Adolescents surdoués – mode d’emploi , Laurence Lalande
30 jours pour trouver ma voie et vivre mes rêves , Isabelle Servant
Objectif Mémoire , Hélène Weber
Réconcilier l’enfant surdoué avec l’école , Laurence Lalande
Au secours ! Mon ado ne veut pas travailler , Isabelle Sandillon
L’enfant extraordinaire , Isabelle Babington
30 activités pour devenir un as des cartes mentales , Stéphanie Eleaume-Lachaud
Vos enfants sont créatifs , Isabella Dell’Aquila et Hubert Jaoui
Illustrations originales de Vincent Damato et Xavier Delengaigne, excepté celles des pages 86 à 88 , 93 , réalisées par Filf.
Mise en pages : Caroline Verret
Enrichissement de la maquette réalisé par Filf.
Lecture/correction : Coline Rouge
Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
© 2019, Éditions Eyrolles
Tous droits réservés.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
ISBN : 978-2-212-56967-4
SOMMAIRE Pr face d Isabelle Pailleau Introduction PREMIÈRE PARTIE - LES OUTILS VISUELS POUR APPRENDRE 1.   CONNAÎTRE SON CERVEAU POUR MIEUX APPRENDRE Pourquoi apprendre le fonctionnement du cerveau vos enfants ? Comment fonctionne le cerveau ? Le cerveau s adapte en permanence D velopper les fonctions ex cutives Trois questions Erwan Devèze 2.   LE POUVOIR DU VISUEL Le pouvoir des images S exprimer visuellement Apprendre les formes de base pour dessiner S entraîner dessiner Trois questions Cindy Theys 3.   LA CARTE MENTALE, UNE CARTE AUX TRÉSORS POUR DEVENIR RICHE EN CONNAISSANCES ! Les applications du Mind Mapping pour apprendre Pourquoi ça fonctionne ? Quels sont les b n fices de la carte ? Comment r aliser une carte mentale ? Trois questions Philippe Packu 4.   APPRENDRE À UTILISER DES OUTILS NUMÉRIQUES DE MIND MAPPING Mind Mapping : la main ou sur informatique ? Choisir un logiciel de Mind Mapping pour ses enfants Les applications sur tablettes Exemples d utilisation du logiciel XMind Les enfants avec des troubles « dys » Trois questions Franco Masucci 5.   LE SKETCHNOTING Qu est-ce que le sketchnoting ? Quelles sont les diff rences entre la carte mentale et le sketchnoting ? Pourquoi apprendre votre enfant croquinoter ? Quels sont les ingr dients du sketchnote ? Comment r aliser un sketchnote ? Comment appliquer le sketchnoting pour apprendre Trois questions Cyril Maitre DEUXIÈME PARTIE - APPRENDRE (AUTREMENT) 6.   MIEUX MÉMORISER GRÂCE À LA CARTE MENTALE Apprendre le fonctionnement de sa m moire D velopper l attention et la concentration Comment mieux m moriser ? M moriser tout-va Trois questions Vincent Delourmel 7.   APPRENDRE À APPRENDRE Mais au fait, c est quoi apprendre ? Comment apprendre ? Un pilier de l apprentissage : la m tacognition D velopper la motivation et l autonomie 8.   UN PEU DE CRÉATIVITÉ La cr ativit , c est quoi ? Pens e lin aire vs pens e irradiante, deux formes compl mentaires D velopper sa cr ativit Entretenir sa curiosit Trois questions Chris Delepierre 9.   APPRENDRE À COLLABORER Pourquoi collaborer ? Apprendre collaborer Cocr er des sch mas Pr parer les expos s Trois questions V ronique Wilquin TROISIÈME PARTIE - APPLIQUER LES OUTILS VISUELS 10. MIEUX MAÎTRISER LE FRANÇAIS GRÂCE À LA CARTE MENTALE Les bases du langage Lire Écrire S exprimer l oral Trois questions Magali Rozo 11. APPRENDRE LES MATHÉMATIQUES Calculer avec les yeux : ça aide ! Tracer, construire, comprendre l espace Mesurer Connaître les nombres 12. APPRENDRE L HISTOIRE-GÉOGRAPHIE Disposer d une vue globale Disposer des repères historiques Cr er des liens historiques Utiliser des images fortes Conclusion Bibliographie Webographie Ludothèque Remerciements
PRÉFACE
Il y a 7 ans, pendant l’écriture de notre premier livre avec ma complice Audrey Akoun, nous avons pris contact avec Véronique Wilquin, maîtresse « originale » qui utilisait de jolis Mind Maps avec ses élèves. Ces cartes, construites ensemble en classe, les aidaient à mieux comprendre l’adjectif qualificatif ou les différents triangles par exemple. Véronique a ainsi gentiment partagé ses cartes pour que nous illustrions notre « apprendre autrement » avec des ressources inspirantes.
Et d’une enseignante « originale » à un autre enseignant tout aussi « original », il n’y a qu’un pas. Véronique Wilquin nous a alors fortement conseillé de toquer à la boîte mail de Vincent Damato qui proposait des lapbooks en classe. Le lapbook est un dossier composé de Mind Maps à colorier, de documents, de textes et d’illustrations que les élèves fabriquent eux-mêmes, dans le but de mieux mémoriser et finalement de leur faire aimer l’histoire ou les sciences.
Après cette première rencontre digitale, nous avons eu le plaisir de faire connaissance « en vrai » avec Vincent. Déjà pleinement engagé dans la mise en œuvre d’une pédagogie positive dans sa classe, il avait pris un poste de direction et avait souhaité faire profiter toute l’équipe des enseignants d’une formation en pédagogie positive. Nous sommes donc allées porter avec enthousiasme notre approche tête-cœur-corps dans son école.
Enfin pour finir de mettre les deux pieds dans la pédagogie positive, Vincent a rejoint la joyeuse bande de psychopédagogues en pédagogie positive qui œuvre pour que les enfants et les adolescents retrouvent du plaisir dans l’apprentissage et se construisent en ayant conscience de leurs talents. Et même, si c’est « A pas de fourmi 1  » comme il dit, il s’y emploie avec ardeur.
Que son chemin ait croisé celui de Xavier est d’une évidence absolue. Xavier nageait déjà, tel un champion olympique, dans le bassin du Mind Mapping et de l’apprentissage autrement depuis un bon moment. Ces deux-là avaient à bricoler ensemble leurs approches pour les partager au plus grand nombre. C’est maintenant chose faite et tant mieux !
Et lorsqu’ils m’ont proposé d’écrire la préface de leur livre, c’est avec joie que j’ai accepté. Pourquoi ?
Parce que nous croyons à la puissance des outils visuels. Pour aider TOUS les élèves, performants ou moins, avec ou sans trouble d’apprentissage, à s’approprier les connaissances et les savoir-faire avec plaisir et facilité et qu’ils renforcent de cette façon leur confiance en soi. Parce que nous sommes convaincus que les outils visuels apportent une dimension créative indispensable pour la suite du parcours scolaire, professionnel et personnel.
Et parce qu’enfin, nous ne parvenons pas à nous résigner à ce que les enfants s’ennuient à l’école, y souffrent et se désenchantent d’apprendre.
Alors puisque le livre de Vincent et Xavier est entre vos mains, qu’ils y expliquent pourquoi les outils visuels fonctionnent et qu’ils offrent de multiples exemples et illustrations pour appuyer leur démarche, plongez totalement et laissez-vous inspirer pour aider vos enfants à « Apprendre autrement avec le visuel » !
Quant à moi, pour leur contribution ludique et créative, je n’ai qu’un mot : MERCI !
Isabelle Pailleau

1. Site Internet de Vincent Damato, https://​apas​defo​urmi.​wix​s​ite.​com/​apdf/​apr​opos
INTRODUCTION
Une grande majorité d’élèves éprouve des difficultés à apprendre des leçons. Pourtant, la plupart d’entre eux ne présentent pas de troubles cognitifs qui les empêchent de mémoriser.
Une grande partie des élèves manifeste également des difficultés à accomplir certaines activités. En effet, le professeur peut leur demander par exemple de préparer et de présenter un exposé. Cette activité implique une certaine capacité à recueillir des informations, à les mettre en relation et à les organiser hiérarchiquement. Or, sauf exception, les élèves d’âge primaire possèdent rarement une telle méthodologie. Réaliser ce type de production est alors compliqué lorsque l’on ne possède pas les compétences requises. Rarement au cours de la scolarité une quelconque démarche méthodologique est fournie aux élèves.
De plus, beaucoup d’élèves manquent de motivation pour réaliser leur travail. Ils mettent rarement du sens derrière les apprentissages. Pour eux, le plus souvent, les différents apprentissages sont complètement compartimentés et n’ont pas de relations entre eux. Ceci peut renforcer chez la plupart des élèves, en particulier chez ceux déjà fragilisés, un manque d’intérêt, voire un refus, pour l’activité proposée.
Pour André Giordan, un facteur de réussite scolaire résiderait dans la capacité des individus à organiser et à mettre en relation leurs idées 2 . Tout le monde ne possédant pas le même niveau de compétence, il semble primordial de travailler ce savoir-faire pour le développer chez tous les élèves, et en particulier chez ceux en difficulté, afin de leur donner un maximum de chances de réussite. Les élèves auront ainsi plus de facilité à mettre en relation les différents apprentissages, à leur donner un sens et à accéder à une certaine transdisciplinarité.
Les outils visuels notamment le Mind Mapping, en français la technique de la carte mentale, offrent la possibilité d’apprendre à ses enfants à :
hiérarchiser l’information ;
créer du lien et donc du sens dans ses apprentissages ;
retrouver du plaisir dans ses apprentissages ;
se motiver.
L’approche visuelle permettra de (ré)allumer le feu de la connaissance au cœur de vos enfants.

2. GIORDAN (André), Apprendre ! , Éditions Belin, 2016.
Première partie
LES OUTILS VISUELS POUR APPRENDRE
1
CONNAÎTRE SON CERVEAU POUR MIEUX APPRENDRE
« Les prochaines terres inconnues ne se situeront pas au-delà des galaxies mais dans le kilo et demi de matière grasse qui se trouve entre nos deux oreilles. »
Barack Obama
Comme le signale Éric Gaspar 3 , est-il imaginable qu’un pilote de Formule 1 ne connaisse pas le fonctionnement du moteur de son bolide ? Bien sûr que non !
Par ailleurs, est-il imaginable que les professeurs et élèves ignorent l’outil (le cerveau) qu’ils utilisent tous les jours ? Eh bien oui, la plupart d’entre eux méconnaissent le cerveau et son mode de fonctionnement. Pourtant, « Le cerveau, organe de la pensée et de l’apprentissage, impose ses lois à l’éducation 4  ».
Comme le souligne Stanislas Dehaene : « Le cerveau, quel que soit l’enfant, est capable de progrès ».
Actuellement, la neuropédagogie a le vent en poupe.
Attention, comme le signale Steve Masson, professeur en neuroéducation, « la neuroéducation n’est pas une approche qui permet de prescrire quoi faire aux enseignants, elle propose plutôt des pistes à suivre et répond à certaines pratiques éducatives ».
Pourquoi apprendre le fonctionnement du cerveau à vos enfants ?
L’intelligence figée, une croyance négative figée chez de nombreux enfants
De nombreux enfants pensent que l’intelligence est fixée dès la naissance. Cette croyance fort répandue chez les élèves impacte négativement l’apprentissage.
Selon Carol S. Dweck, une psychologue américaine, auteure du livre Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite , un enfant doté de cette croyance négative pense que s’il ne réussit pas c’est qu’il n’a pas reçu assez d’intelligence à la naissance. De ce fait, il se découragera rapidement par peur de l’échec.
A contrario , un enfant doté d’une croyance positive (mon intelligence peut se développer) obtiendra de meilleurs résultats.
Qu’est-ce que l’intelligence ?
L’intelligence est-elle réellement figée ? Répondre à cette question nécessite tout d’abord de définir l’intelligence. Traditionnellement, les psychologues évaluent l’intelligence à l’aide du QI. Les tests d’intelligence prennent en compte deux types d’intelligence :
L’intelligence fluide : il s’agit notamment des relations logiques ;
l’intelligence cristallisée : elle est issue de l’expérience et des connaissances.
Par la suite, certains psychologues ont voulu identifier les différentes formes d’intelligence. Howard Gardner a développé la théorie des intelligences multiples.
Il a classifié les différentes intelligences et en a obtenu 8 types :
l’intelligence verbale / linguistique ;
l’intelligence visuelle / spatiale ;
l’intelligence musicale / rythmique ;
l’intelligence logique / mathématique ;
l’intelligence corporelle / kinesthésique ;
l’intelligence intrapersonnelle ;
l’intelligence interpersonnelle ;
l’intelligence (du) naturaliste.
À ce jour, cette théorie des intelligences multiples ne fait pas l’unanimité. En effet, les différentes intelligences n’ont pas été prouvées scientifiquement.
L’intelligence est-elle réellement figée ?
Il existe une corrélation entre la réussite scolaire et la réussite aux tests de QI.
Qu’en est-il vraiment de l’intelligence, est-elle fixe ou non ? La réponse à cette question reste controversée. Pour certains, l’intelligence serait héréditaire. Ainsi selon certaines études, le QI de deux jumeaux séparés vivant dans des milieux sociaux différents a plus de similitudes que le QI d’enfants sans lien de parenté vivant sous le même toit. Pour d’autres, l’intelligence et l’environnement interagissent.
En ce qui nous concerne, à l’aune de différentes recherches scientifiques, nous pensons que nous sommes dotés d’un capital d’intelligence à la naissance. Toutefois tout comme dans l’activité sportive, vous pouvez très bien développer vos capacités grâce à des outils amplificateurs, comme le Mind Mapping par exemple.

Le programme Neurosup
Éric Gaspar, professeur de mathématiques, a lancé le programme Neurosup qui permet de répandre la connaissance du cerveau et de son fonctionnement pour les élèves et les professeurs. http://www.neurosup.fr/
Comment fonctionne le cerveau ?
Un cerveau connecté
À la naissance, le cerveau humain est constitué de 100 milliards de neurones.
« 700 à 1000 nouvelles connexions par seconde se créent pendant les cinq premières années de la vie 5 . »
Pour bien faire comprendre le potentiel de connexion du cerveau, Céline Alvarez compare le cerveau et le web 6 . Une synapse permet à deux neurones de se connecter. Sur le web, la connexion se nomme un lien hypertexte.
À ce jour, le web disposerait de 100 000 milliards de connexions, c’est-à-dire d’hyperliens, le cerveau d’un adulte en aurait 300 000 milliards et le cerveau d’un enfant, 1 million de milliards.

Quelques sites web pour aller plus loin
Mon cerveau à l’école : moncerveaualecole.com
Neurosup : www.neurosup.fr
Cognijunior : cognijunior.org
La répétition est indispensable pour le cerveau
Les répétitions fréquentes sont indispensables. En effet, elles permettent de créer des schémas cognitifs, c’est-à-dire des sortes de cartes mentales 7 .
Apprendre nécessite de changer les connexions dans son cerveau. Pour y arriver, les neurones doivent s’activer en même temps de manière répétée 8 . La pratique et la répétition sont donc primordiales pour apprendre.
La forêt de neurones présente dans le cerveau s’apparente à un champ de blé. Plus vous passez par un chemin, plus un sentier se crée. Si vous ne passez plus par ce sentier, il finit par disparaître.
Dès 1949, le neurologue Donald Hebb a formulé la théorie des « assemblées de neurones » : les neurones se connectent en priorité avec les autres neurones stimulés en même temps.
Attention toutefois, le cerveau n’apprécie pas vraiment les répétitions passives. Ainsi, relire plusieurs fois la même leçon se révélera inefficace. En effet, l’enfant risque vite de se démotiver car son cerveau ne sera plus engagé dans l’apprentissage. Mieux vaut privilégier la répétition intelligente : poser des questions à l’enfant, lui demander d’expliquer une notion, etc.
Le cerveau, un consommateur d’énergie
Certes, le cerveau reste très gourmand en énergie : le cerveau consomme à lui seul 20 % de l’énergie du corps ! Ainsi, notre cerveau a besoin de carburant ! Le matin, un enfant devrait ingérer un petit déjeuner consistant. Attention, la plupart des céréales pour les enfants contiennent énormément de sucres rapides !
Un petit déjeuner équilibré peut être composé d’une boisson, d’un produit laitier, d’un fruit frais, d’un produit céréalier (pain, céréales nature) ; du sucre (confiture, miel), sans oublier le beurre sur les tartines pour fournir quelques lipides.
Le cerveau s’adapte en permanence
Le cerveau reste plastique
Le cerveau se reconfigure de façon dynamique pour s’adapter. La plasticité cérébrale représente un processus continu par lequel le cerveau crée, renforce et élimine des connexions synaptiques. Certains réseaux de neurones disparaissent tandis que d’autres se renforcent et s’entourent d’une gaine de myéline.

Le cerveau, un as du recyclage
Le cerveau recycle certains neurones pour les réaffecter à d’autres tâches. Le psychologue Stanislas Dehaene a ainsi montré que pour apprendre à lire le cerveau réutilise des neurones dédiés à l’origine à reconnaître visuellement les objets et les visages. Ce recyclage explique pourquoi de nombreux enfants, lorsqu’ils commencent à lire, rencontrent des difficultés à distinguer le « p » du « q » ou le « d » du « b ». En effet, à l’origine, notre cerveau n’est pas programmé pour reconnaître un visage par rapport à son profil droit ou gauche !
Apprendre modifie la structure du cerveau
Lorsqu’un enfant apprend, son cerveau modifie sa structure pour s’adapter. Des connexions neuronales se mettent en place tandis que d’autres disparaissent.
Des chercheurs allemands ont ainsi étudié l’impact d’un apprentissage sur le cerveau. Ils ont initié des personnes au jonglage puis ils ont étudié leur cerveau par imagerie. Ils ont alors remarqué un accroissement de la matière grise. Toutefois, ils ont noté également un retour quasi à l’identique lorsque l’entraînement cessait 9 .
Filles et garçons ont-ils le même cerveau ?
Le sujet est hautement controversé. Selon la neurobiologiste Catherine Vidal 10 , garçons et filles auraient des fonctions cognitives comparables. Les différences seraient en fait relatives aux stéréotypes de genre et à l’éducation.
Par exemple, dans un exercice de rotation mentale en 3D, si l’examinateur présente le test comme un exercice de géométrie, les garçons sont meilleurs que les filles. Par contre, si l’examinateur le présente comme un test de dessin, les filles ont les mêmes résultats que les garçons.
De la même façon, en 1990, une étude de grande ampleur avait été lancée pour comparer les performances en mathématiques entre les garçons et les filles. Celle-ci montrait des performances supérieures pour les garçons. L’étude fut reconduite en 2008 et cette fois-ci, filles et garçons eurent les mêmes résultats 11 .
Développer les fonctions exécutives
« Les fonctions exécutives constituent un ensemble de processus cognitifs interdépendants qui permettent à l’individu de coordonner intentionnellement ses pensées, ses actions et ses comportements 12  ».
Les enfants dotés de meilleures fonctions exécutives réussissent mieux à l’école et ont moins de problèmes de comportement.
Les principales habiletés liées aux fonctions exécutives sont :
la mémoire de travail ;
la flexibilité cognitive ;
l’inhibition ;
la planification.
Nous traiterons de la mémoire de travail dans le chapitre sur la mémoire.


L’histoire de Paul, Pierre et Émilie 13
Paul, Pierre et Émilie sont tous les trois en CE2. Souvent en classe, les distractions ne manquent pas. Un jour, alors que le professeur demande aux élèves de sortir leur cahier de français à la page 23 , Émilie fait une grimace en direction de Paul. Paul la regarde du coin de l’œil mais suit tout de même les consignes du professeur. Pierre, amusé, regarde ce petit jeu. Puis, derrière la fenêtre, il voit un élève traverser la cour d’école. Cet événement l’intrigue un peu : ce camarade ne devrait-il pas être en classe ? Lorsque son attention se porte de nouveau sur son professeur, il s’aperçoit que tous ses camarades ont changé de livre. Mais il ne sait pas lequel, il n’a pas mémorisé les consignes !
Qu’est-ce qui différencie Pierre et Paul ? Les fonctions exécutives. En effet, dans ce cas, Paul a su maîtriser son attention.
Entre 3 et 5 ans, l’être humain développe à grande vitesse ses fonctions exécutives par sa propre activité. 14
Un enfant peut développer ses fonctions exécutives à l’occasion de certains jeux.
Par exemple, lorsqu’il joue à faire semblant en groupe, l’enfant utilise plusieurs habiletés liées aux fonctions exécutives :
la mémoire de travail : il doit retenir son rôle et celui de ses camarades,
l’inhibition : il doit bloquer les comportements qui ne correspondent pas à son rôle,
la planification : il doit anticiper la suite de l’histoire,
la flexibilité cognitive : il doit s’adapter aux changements durant le jeu.
Développer les capacités de planification
Vous pouvez développer les capacités de planification d’un enfant en lui apprenant par exemple à réaliser des listes de tâches ou d’éléments à ne pas oublier (par exemple une liste de course). L’enfant peut également apprendre à découper son travail en « sous-tâches » et à développer un plan d’action simple constitué de quelques étapes. Pour le temps des devoirs, la création d’un « emploi du temps des devoirs » favorise également la planification : l’enfant prend peu à peu l’habitude d’organiser son travail, même lorsque les devoirs n’ont pas été formalisés par l’enseignant, comme pour la relecture de leçons, par exemple.
Développer les capacités d’inhibition
Qu’est que l’inhibition ? « L’inhibition cérébrale est la capacité à contrôler ou bloquer nos intuitions, nos habitudes ou nos stratégies spontanées 15 . »
Dans les années 1960, le psychologue Walter Mischel de l’Université de Stanford a mené une étude pour mesurer le lien entre le contrôle inhibiteur et la réussite à l’âge adulte. Cette étude est devenue célèbre sous le nom de « test du Marshmallow ». Walter Mischel fit l’expérience avec 500 enfants de 4 ans qu’il suivit pendant 30 ans. Le test consistait à placer un Chamallow devant chaque enfant, puis à le laisser seul une quinzaine de minutes. Le psychologue expliquait alors à l’enfant : « Si tu ne manges pas le Chamallow pendant mon absence, tu en auras un de plus à mon retour ». À l’âge adulte, les enfants qui avaient passé haut la main le test de Chamallow (ils avaient attendu) réussirent mieux dans la vie. À travers cette étude, Walter Mischel a ainsi montré une corrélation entre le contrôle inhibiteur et la réussite à l’âge adulte.
Chaque jour, l’élève doit inhiber certaines connaissances. Par exemple, en orthographe avec « je les mange ou je les manges », l’élève doit bloquer la connaissance de mettre un « s » avec « les ».
Pour aider les enfants à inhiber certaines connaissances, vous pouvez dans un premier temps énumérer leurs représentations.
La carte mentale sera un très bon outil pour cet exercice.
Dans un premier temps, demandez à l’enfant de noter sur des petits bouts de papier tout ce qu’il sait sur le sujet à étudier. Dans cette phrase, reprenez les principes du brainstorming (en français remue-méninges). Ne le censurez pas et vérifiez qu’il ne s’autocensure pas.

Brainstorming sur les Gaulois
Ensuite, demandez à l’enfant de regrouper les étiquettes par catégories.

Regroupement par catégories
Enfin, demandez à l’enfant de construire la carte.

Carte « branchée »

Carte finalisée
Par la suite, l’enfant pourra également réaliser une carte à partir de la leçon.

Carte sur la leçon sur les Gaulois
Pour tester vous-même l’inhibition, nous vous proposons de passer le test de Stroop.
Il consiste à dire la couleur et non lire le mot. Par exemple, pour le premier mot « jaune » vous devez dire « vert » et non « jaune ». Le but sera de dire les couleurs de chaque mot le plus vite possible de gauche à droite.

Test de Stroop
À quel âge un enfant sait-il inhiber une pensée ? 16
Pour le savoir, le psychologue Olivier Houdé a proposé à des enfants un test de conservation des nombres. Ces derniers doivent indiquer dans quelle rangée se trouve le plus grand nombre de jetons. Dans ce test, les enfants doivent inhiber la pensée : « plus c’est long, plus il y en a ».
En moyenne, seuls les enfants de 7 ans et plus parviennent à trouver la solution.

Test de conservation des nombres
Steve Masson, neuroscientifique spécialisé en éducation, prodigue quelques conseils pour développer les capacités d’inhibition :
apprendre une langue étrangère ;
jouer à des jeux de contrôle (Jacques a dit ; 1, 2, 3 soleil) ;
apprendre à repérer les pièges.

Lutter contre les automatismes 17
Par automatisme, un enfant écrira « je les aimes ». Il a en effet appris à mettre le pluriel avec les.
Développer la flexibilité mentale
« La flexibilité cognitive correspond à l’aptitude à changer de comportement en fonction des exigences de l’environnement 18  ».
Un enfant avec un défaut de flexibilité mentale rencontrera des difficultés pour :
s’adapter aux imprévus, aux changements,
corriger ses erreurs,
passer d’une tâche à une autre.
Testez votre flexibilité mentale grâce au test des tracés (Trail Making Test, ou TMT).
Ce test se déroule en deux temps :
1. Reliez des nombres dans l’ordre croissant le plus rapidement possible (1-2-3-4…).
2. Procédez de la même manière mais en alternant des nombres et des lettres (1-A-2-B-3-C…).

Test des tracés Forme A

Test des tracés forme B

À vous de jouer !
Test du tracé (forme A)
Demandez à votre enfant de relier le plus rapidement possible les nombres de 1 à 30 par un trait sans relever le crayon. Chronométrez-le et notez le temps de réalisation.

Test des tracés forme A

Test du tracé forme B
Carte réalisée à partir de prises de notes d’élèves de CM1

Prise de notes mise au propre pour la classe

Trois questions à Erwan Devèze
Erwan Devèze est consultant en neurosciences & management et dirige Neuroperformance Consulting. Auteur-conférencier et conseiller éditorial auprès des éditions Larousse, il intervient régulièrement dans les médias sur les neurosciences appliquées. Il est l’auteur en 2017 de Neuro-boostez vos équipes !, en 2018 de 24 heures dans votre cerveau . Son prochain ouvrage, 24 heures dans le cerveau de votre enfant sort chez Larousse en avril 2019.
Comment apprendre le fonctionnement du cerveau à son enfant ?
Il faut impérativement respecter deux règles fondamentales :
être le plus pratique possible en privilégiant l’apprentissage par l’action (l’enfant est acteur),
être ludique, un cerveau apprend bien plus efficacement en s’amusant !
Sur le fond, il est important de prioriser les objectifs de ces « cours de cerveau » en se posant une question simple : quelles capacités souhaitons-nous que nos enfants développent grâce à cette meilleure compréhension de leur cerveau ?
Quatre priorités se distinguent :
1. acquérir une meilleure connaissance de soi (confiance, estime de soi, maîtrise émotionnelle, gestion du stress…) ;
2. cultiver sa relation à l’autre (coopération, altruisme…) ;
3. travailler sa capacité de discernement (analyse, esprit critique, décision) ;
4. développer sa créativité.
Sur ces 4 enjeux fondamentaux pour nos enfants, les neurosciences ont beaucoup à apporter.
Pourquoi l’inhibition est-elle importante pour apprendre ?
Apprendre est directement lié à la qualité de notre capacité attentionnelle. Faire attention revient ainsi à sélectionner les informations pertinentes et, de facto , à en « oublier » d’autres. Cette focalisation, compte tenu des ressources limitées de notre cerveau, est indispensable pour un apprentissage efficace, mais elle peut hélas nous rendre aveugles à des éléments importants. La capacité d’inhibition fait référence au fonctionnement automatique du cerveau. Il faut savoir que le cerveau fonctionne dès qu’il le peut par automatismes de pensée inconscients, ce qui lui permet d’aller vite et de consommer peu d’énergie. Or ces automatismes ne sont pas forcément appropriés à toute situation. Il convient donc de pouvoir parfois les inhiber afin de permettre au cortex préfrontal, siège du cerveau adaptatif, de reprendre le contrôle.
L’attention est-elle une ressource limitée ? Comment la développer ?
Absolument ! Raison pour laquelle il convient d’en prendre grand soin. Le cerveau ne peut par exemple faire plusieurs choses en même temps, les circuits cérébraux se concurrencent entre eux. Il est donc primordial de concentrer son esprit sur une seule activité à la fois. Pour nous y aider et permettre à notre cerveau d’arrêter de vagabonder sans arrêt, des techniques simples de respiration et de méditation sont très utiles. Ces exercices très faciles à mettre en œuvre comme la cohérence cardiaque ont prouvé leur étonnante efficacité : meilleure concentration, réduction du stress et des tensions, amélioration des notes, etc. Il est urgent d’apprendre à nos enfants et à nos enseignants à mieux respirer ! Dernier point clé, l’attention sera d’autant plus soutenue si l’environnement général est bienveillant et positif. A contrario , un climat de tension excessif aboutira, sous l’effet du stress, à inonder le cerveau de cortisol, d’adrénaline et de glutamate, un cocktail explosif qui le rendra inapte à toute forme d’apprentissage efficace.

Le coin des enfants
Quelques énigmes pour entraîner la flexibilité cognitive
Problème 1
Comment couper un gâteau (carré, rectangulaire ou rond) en 8 parts avec seulement trois coups de couteau ?

Problème 2
Qu’est-ce qui commence par la lettre E et qui termine par la lettre E et qui ne contient qu’une seule lettre ? (Ce n’est pas la lettre E !)
Problème 3
Albert aperçoit seize merles sur le grand cerisier de son verger. Il tire un coup de chevrotines et sept merles tombent par terre. Combien en reste-t-il sur l’arbre ?
Problème 4
J’ai 9 enfants et 7 pommes. Comment puis-je faire pour les partager de manière égale aux 9 enfants ?
Les réponses :
Problème 1
(c’est vrai que ce n’est pas une découpe courante...)

Problème 2
Une EnveloppE
Problème 3
Aucun. Ils se sont tous envolés !
Problème 4
Je fais de la compote !

3. Éric Gaspar. « Quand les neurosciences rencontrent l’éducation », TEDxAlsace, 28/10/14 [consulté le 08/08/2017].
4. Olivier Houdé, Arnaud Cachia, Grégoire Borst. « Connaître son cerveau pour mieux apprendre  » [en ligne]. Cerveau & Psycho , 21/09/2016 [consulté le 07/08/2017].
5. Céline Alvarez. «  Les lois naturelles de l’enfant, Plasticité – pour le meilleur ou pour le pire  » [en ligne]. Site officiel Céline Alvarez [consulté le 08/08/2017].
6. Ibid.
7. Joseph Stordeur, « Neurosciences, situations complexes et répétitions », Cahiers pédagogiques , n°527 février 2016.
8. Steve Masson, « Pour que s’activent les neurones », Cahiers pédagogiques , n°527, février 2016.
9. BOCQUET (Pierre-Yves), « L’apprentissage modifie la structure du cerveau », Hors-Série Science & Vie n° 278, mars 2017, p. 23 .
10. Catherine Vidal, « Le cerveau a-t-il un sexe ? », TEDx Paris, 15/01/2011 [consulté le 06/02/2018].
11. Janet Hyde and al, « Gender Similarities Characterize Math Performance », Science 321, 2008.
12. Stéphanie Duval, «  Les fonctions exécutives chez les enfants : comment les soutenir à l’éducation préscolaire  » [en ligne], Périscope , 2016 [consulté le 06/02/2018].
13. Bruno Hubert. «  Les fonctions exécutives : Un outil central pour la réussite scolaire  » [en ligne]. RIRE, 21/04/2015 [consulté le 15/10/2018].
14. Céline Alvarez. «  Les fonctions exécutives, 3 compétences clés  » [en ligne], La Maternelle des enfants, 7/06/2015 [consulté le 06/02/2018].
15. Caroline Jambon. « Ce que tout le monde devrait savoir sur le cerveau des enfants (enseignants, parents, professionnels de l’éducation) », 22/05/2017 [consulté le 06/02/2018].
16. Olivier Houdé, Arnaud Cachia, Grégoire Borst. « Connaître son cerveau pour mieux apprendre  » [en ligne]. Cerveau & Psycho , 21/09/2016 [consulté le 07/08/2017].
17. MONNIER (Emmanuel), « Neuroéducation : quelles leçons peut-on tirer de la science ? » Hors-Série Science & Vie n° 278, mars 2017.
18. Élisabeth Boily. «  Comment aider son enfant à devenir plus flexible  » [en ligne]. Aider son enfant.com , 12/12/2015 [consulté le 06/02/2018].
2
LE POUVOIR DU VISUEL
« Quand ma fille avait environ sept ans, elle m’a demandé un jour ce que je faisais au travail. Je lui ai dit que je travaillais au collège, que mon travail consistait à enseigner aux gens comment dessiner. Elle me regarda, incrédule, et dit : « tu veux dire qu’ils oublient ? »
Howard Ikemoto
Pensons-nous en mots ou en images ? Les scientifiques n’ont pas encore résolu la question. Toutefois, l’étude de personnes aphasiques qui ont retrouvé la parole permet d’indiquer qu’ils continuent de penser sans avoir recours aux mots.
Comme le dit l’adage populaire, une image vaut 1000 mots.
Si nous vous donnons la définition d’un cercle et l’image d’un cercle, vous comprendrez plus rapidement la signification grâce à l’image n’est-ce pas ?

Image versus texte 19
Regardez cet autre dessin. Vous savez que c’est un crayon, que vous soyez Russe ou Américain, vous reconnaissez cet objet. Vous voyez qu’il est de telle couleur, que c’est un crayon de bois.
Bien sûr le sens d’un dessin dépend de la culture. Le dessin d’un crayon à papier pour une tribu reculée d’Amazonie n’aura pas forcément de sens.

Dessin d’un crayon
Avec un dessin, vous obtenez de nombreuses informations en un bref instant 20 .
L’expression « pensée visuelle » fut développée en 1969 par Rudolf Arnheim. Dans son livre éponyme, l’auteur refuse la dichotomie entre la vision et la pensée. Pour Rudolf Arnheim, la pensée est de nature perceptuelle.
Plus proche de nous, Dan Roam a popularisé le concept dans son livre Convaincre en deux coups de crayon . Pour cet auteur, la meilleure façon de vérifier ce que l’on sait reste de savoir le dessiner.
À 18 mois, un enfant est capable de créer des images mentales 21 .
Le pouvoir des images
Notre cerveau est visuel
L’Homme est avant tout une créature visuelle :
l’être humain absorbe 75 % de l’information via le canal visuel 22 ,
environ 50 % de notre cerveau est impliqué dans le traitement visuel 23 ,
70 % de tous nos récepteurs sensoriels sont situés dans nos yeux 24 .
Nous recevons énormément d’informations par le canal visuel. Toutefois nous n’avons pas conscience de tout. Système sensoriel Bande passante bits/s Bande passante consciente bits/s Yeux 10 000 000 40 Oreille 100 000 30 Peau 1000 000 5 Goût 1000 1 Odorat 100 000 1
Tableau : flux d’information dans le système sensoriel et conscience de la perception 25
Les bénéfices du visuel
Le visuel apporte de nombreux bénéfices notamment :
Revenir à ici et maintenant : les gens tendent à penser visuellement pour des choses proches (temporellement, socialement, géographiquement) tandis que pour des choses éloignées, ils utiliseraient leur voix intérieure. Le visuel nous aide donc à rester dans le moment présent.
Favoriser la mémorisation : les couleurs et les images favorisent la mémorisation.

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