Faits marquants de l histoire de Mont-de-Marsan
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Description

Des origines à nos jours, « Les faits marquants de l’histoire de Mont-de-Marsan » se déclinent au travers de 118 pages rédigées à partir des plus récentes découvertes archéologiques, mais aussi des ouvrages spécialisés déjà publiés sur une des périodes de cette longue aventure urbaine, résumée ici à l’intention d’un vaste public tant de visiteurs que d’habitants de la « cité aux trois rivières ».


20140416

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 avril 2014
Nombre de lectures 31
EAN13 9782350685397
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Alain Lafourcade
 
 
Faits marquants de l’histoire de Mont-de-Marsan
 
 
La ville aux 3 rivières
 
 

 
 
 
L’histoire des Landes aux Landes aux Editions Cairn (extrait du catalogue) :
– La vie dans la Grande Lande au temps des bergers et des loups, Jean-Pierre Lescarret
– La vie dans les provinces du Sud-Ouest au XVII e  siècle, Yves-Marie Bercé
– Ceux de Lagraulhet, la vie quotidienne d’une famille de paysan Landais, 1870-1914), Pierre Leshauris
– Autrefois dans la Grande Lande, un siècle de témoignages (1830-1929), Pierre Leshauris
– La batellerie de l’Adour en images du XVII e  siècle à nos jours, Gilles Kerlorc’h
 
Illustration de couverture : Vue aérienne du confluent de Midou et de la Douze formant la Midouze ». Photo Yvan Manioski.
 
 
Alain Lafourcade
 
 
F aits marquants de l’histoire de Mont-de-Marsan
 
 
La ville aux 3 rivières
 
 
AVANT-PROPOS
 
« Si tu veux savoir où tu vas…
regarde d’où tu viens ».
 
 
Toute région, toute cité a un passé dont elle a le droit d’être fière. Mont-de-Marsan a le sien, hélas, les Montois, qu’ils soient de souche ou plus récemment implantés dans la cité, le connaissent fort peu.
L’histoire de cette ville, des origines à nos jours, n’a jamais été complètement écrite. Louis† et Michel PAPY ont bien réalisé, en 1994, un remarquable ouvrage de près de 500 pages avec la collaboration de Bernadette SUAU, alors archiviste départementale, mais il ne couvrait que la période antérieure au XIX e  siècle. Au-delà de 1800, aucun texte publié n’a couvert cette période riche d’activités et de réalisations pour la capitale des Landes. Par ailleurs, de récentes découvertes archéologiques, liées au renouvellement urbain et aux labours profonds, ont complété la connaissance de la période préhistorique.
Il convenait donc, en ce début de XXI e  siècle, de faire une synthèse historique et de faire le lien entre le passé et le présent en localisant les vestiges existants. C’est pourquoi les noms de lieux cités dans le présent ouvrage sont éventuellement suivis, entre parenthèses, de leurs désignations et dénominations actuelles figurant en italique. Ex. : pl. aux Grains ( pl. Abbé-Bordes ), qui permettront au lecteur de situer les choses.
Volontairement « résumé historique » des faits et dates à retenir tant par les habitants de Mont-de-Marsan que par les visiteurs de la « ville aux trois rivières », j’ai souhaité présenter « Faits marquants de l’histoire de Mont-de-Marsan » sous forme de catalogue de sujets ayant profondément marqué de leur empreinte ce territoire : le Marsan, espérant instruire et divertir par la même occasion le lecteur.
 
 
REMERCIEMENTS
 
L’auteur remercie très sincèrement celles et ceux qui ont permis, à un titre ou un autre, la réalisation de cet ouvrage, et tout particulièrement : Madame Véronique DUCHER, de la librairie LACOSTE, Messieurs Didier VIGNAUD, archéologue, membre du CRAL, Bernard LALANDE, président de l’A.A.L. / A.L.D.R.E.S., les personnels des Archives municipales et départementales, Martina GARCIA-LAFOURCADE, qui a assuré la saisie des textes, et Guillemette LALANDE, qui a réalisé les corrections orthographiques.
 
 
Alain LAFOURCADE,
Mont-de-Marsan – Juin 2013
 
 
I – DES ORIGINES À L’AN MILLE
 
L’APPORT DÉCISIF DES R ÉCENTES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES
 
L’histoire d’une cité n’est pas séparable de celle de son arrière-pays, tout particulièrement dans les temps les plus reculés. Or, en pays de Marsan, jusqu’à la fin du XX e  siècle, les traces d’occupation humaine repérées étaient fort rares et certaines périodes quasiment absentes 1 . Pendant longtemps, fut accréditée l’idée que notre région fut un « désert humain ».
Cependant, de multiples fouilles récentes (à partir des années 1990) menées en particulier au nord de l’agglomération montoise dans les sables et les lagunes, lors de surveillances et prospections systématiques des labours forestiers et agricoles 2 , ont permis d’affirmer que ce territoire, futur Marsan, a bien été fréquenté par l’homme depuis le Paléolithique et ce, de manière importante.
 
 
DES PRÉSENCES TRÈS ANCIENNES EN MARSAN
 
Pour les périodes du Paléolithique, Mésolithique et Néolithique (antérieures à – 3.200 ans), des traces éparses de présence humaine (derniers chasseurs-cueilleurs nomades de la préhistoire) ont été relevées. Du mobilier lithique (outillage en pierre : racloir, pointes de flèches, silex taillés en bifaces, armatures tranchantes) a été retrouvé sur le territoire des communes de Bougue, St-Avit, Hontanx, Gaillères, St-Cricq-Villeneuve, Pouydesseaux, St-Pierre-du-Mont et le long de la vallée de l’Estrigon à Labrit, Vert, Brocas, Cère et Uchacq.
Certains silex utilisés proviennent de Chalosse, preuve qu’à ces périodes, l’être humain fréquentant le Marsan, se déplaçait plus au sud pour se fournir en matériaux pierreux.
 
 
DU CHALCOLITHIQUE À L’ÂGE DU FER
 
Pour cette période qui va d’environ – 3.200 avant J.C. à notre ère, la prospection systématique des labours forestiers réalisés dans nos Landes de Gascogne ces vingt dernières années, révèle un patrimoine archéologique insoupçonné, susceptible de fournir des données scientifiques de première importance.
Les hommes de ces temps, des chasseurs-prédateurs nomades, sont progressivement devenus des agriculteurs-éleveurs sédentaires. L’occupation des sols devint plus dense. Les campements s’établirent à proximité immédiate des cours d’eau et des lagunes.
Ici, comme dans la majeure partie des Landes, des occupations anciennes, il ne reste que peu de traces. Les sols fragiles, les constructions de bois, les structures en creux (fosses et fossés), ont disparu, lavés par le temps. N’a donc subsisté que le mobilier existant. Toujours au N de Mont-de-Marsan, six zones d’habitat ont été fouillées ces deux dernières décennies  :
• à Maillères, lieu-dit « Saint-Rémy  », ont été découvertes des structures de calages de poteaux , témoignage d’une construction en bois, une aire de débitage du silex, de l’outillage lithique et des tessons de céramiques de grandes jarres à fond plat.
– À Cère , lieu-dit « Moulin de Caillaou  », ce sont six unités d’habitation qui ont livré un mobilier céramique décoré varié, et des vestiges de métallurgie.
 
Le gisement du Moulin de Caillaou à Cère (Landes)
Le gisement du Moulin de Caillaou est situé sur un plateau à la confluence de deux cours d’eau, à 14 km au nord de Mont-de-Marsan. En 2002, six unités d’habitation y ont été fouillées, quatre attribuables au Bronze moyen médocain et deux au 1 er â ge du Fer. Les structures d’habitat sont peu marquées. Un mobilier céramique décoré varié à été recueilli sur la principale unité, attribuable au Bronze moyen. Plusieurs vestiges de métallurgie (une tuyère et des galets utilisés) confirmant l’existence d’une métallurgie du bronze dès le Bronze moyen dans ce secteur du Bassin de l’Adour.
Bernard Gellibert et Jean-Claude Merlet. Extrait de la revue « Archéologie des Pyrénées Occidentales et des Landes  » – Tome 22, année 2003.
 
– À Canenx-et-Réaut, (où une douzaine de sites attribuables à ces périodes ont été découverts) :
• dans le secteur de la lagune de « La Hubla  », trois occupations ont été relevées et y ont été recueillis de l’outillage et des produits de débitage en silex, une concentration de céramiques, des fragments de meule en grès,
• lieu-dit «  Pouyblanc  » où un habitat du B ronze final a laissé un important mobilier céramique (au moins 27 vases), du matériel lithique, un broyeur et une meule dormante,
• lieu-dit « Grand Séouguès  » a été découverte une concentration d’objets : mobilier céramique , éclats de silex, outillages lithiques et fragments de meules,
• lieu-dit « Loustaounaou  », ce sont six unités d’habitations différentes qui ont livré un très intéressant mobilier céramique, ainsi qu’une fusaïole démontrant la pratique d’une activité de tissage, et un outillage en silex de qualité.
Du mobilier céramique domestique a par ailleurs été retrouvé en de nombreux autres lieux et en particulier sur la commune de Canenx-et-Réaut où une trentaine de sites archéologiques y ont été inventoriés. Parmi ceux qui ont été fouillés, lieu-dit «  Périllet  », ont été reconstitué s, à partir des concentrations de tessons, de nombreux récipients à usage domestique.
À Bretagne-de-Marsan, ont été découvertes une vingtaine de meules en grès, accompagnées de lames de silex.
Ont été également mis à jour des vestiges de métallurgie à Cère, Brocas, Bougue et Bretagne-de-Marsan. À Mazerolles, c’est une hache en bronze et à Uchacq-et-Parentis, une hallebarde en bronze également, qui ont été extraites du sol.
Enfin, des parures métalliques ont été découvertes : à Bélis, trois torques et une fibule en bronze et à Uchacq, un collier en or pur de 50 grammes. Cela prouve qu’au sein des groupes humains présents au N de la ville vers la fin du 1 er Âge du F er, se trouvaient des individus capables de se procurer des objets de prestige, supposant une organisation sociale structurée et hiérarchisée.
Sur le territoire de la commune de Mont-de-Marsan, hors le périmètre du centre ville (voir page   18), quelques sites ont fait l’objet de découvertes suivies ou non de fouilles préalablement à des travaux  :
• lieu-dit « Beillet », ont été recueillis des éléments lithiques (grattoirs),
• lieu-dit « l’Oranger », un tumulus fouillé en 1992 a livré un petit vase brisé orné à fond plat contenant du charbon de bois,
• lieu-dit « Pémégnan », le diagnostic archéologique conduit en 2008 sur le site devant accueillir le centre pénitentiaire, a permis de relever en ce lieu, des occupations successives du Néolithique final ou bas Moyen  ge,
• lors de la construction de la rocade est en 1975, aux lieux-dits « Battan » et « Arguence », des silex ont été trouvés,
• sur l’emprise de la B.A. 118, tout près de l’emplacement de l’ancienne église de Nonères, ont été mis au jour en 2003 des fragments de céramique domestique et les restes d’une habitation.
Pour la période considérée, ont donc été mises en évidence des céramiques (jarres de stockage) et une industrie lithique (haches polies, meules, dont l’origine des matériaux est étonnamment éloignée) témoignant d’une importante occupation à la fin du N éolithique.
 
 
DES PRATIQUES FUNÉRAIRES
 
À quelques kilomètres et à l’E de Mont-de-Marsan, ont été mis à jour quatre nécropole s funéraires datées du premier Âge du Fer.
– À Pouydesseaux, lieu-dit « Loustalet  », une opération d’archéologie préventive réalisée en 2009 sur le chantier de construction de l’autoroute A 65, a permis de découvrir treize tombes à incinération. Chacune contenait un vase ossuaire recouvert par un plat accompagné d’un petit vase accessoire en terre cuite. Quelques éléments d’ornements ou de parure en bronze ou en fer y ont été également mis au jour.
– Dans la même commune, un autre site a été découvert au lieu-dit « Théné  ».
– À Mazerolles, lieu-dit « Petit Arguence », en 2005, la surveillance de labours forestiers, a permis la découverte et la fouille de trente tombes à incinération, chacune entourée d’alignements de pierres coquillières formant des arcs de cercles incomplets et de dix fosses charbonneuses ne contenant que des cendres et des charbons de bois,
– À Laglorieuse, lieu-dit « Mouliot  », c’est de 1995 à 2002 que la plus grande nécropole d’Aquitaine a livré cent quarante tombes à incinération correspondant à deux siècles d’occupation du site.
Ces quatre exemples géographiquement proches de cimetières communautaires en tombes plates sont les premiers découverts et fouillés dans le bassin de l’Adour. Cependant, jusqu’à présent, elles n’ont pu être associées à un habitat proche.
 
Deux ensembles comparables…
La nécropole de Petit Arguence à Mazerolles présente des analogies avec celle de Mouliot, commune de Laglorieuse, distante de 4 km. Sur les deux sites, on retrouve une implantation topographique comparable, les arcs de cercles de pierres, la pratique de l’incinération et les tombes en fosses, une identité de formes de dépôts, des vases de types très proches, l’absence de mobilier métallique, l’absence apparente de tumulus. Ces analogies traduisent une forte standardisation des pratiques funéraires dans la région au début du 1 er  ge du Fer. La nécropole à incinération du premier Âge du Fer de Petit Arguence à Mazerolles (Landes), Étude préliminaire, Bernard Gellibert. Extrait de la revue « Arché-ologie des Pyrénées-Atlantiques et des Landes », tome 27, 2008.
 
 
DE L’ANTIQUITÉ GALLO-ROMAINE AU XI e SIÈCLE
 
Cette période de dix siècles constituait jusque-là une énigme devant l’absence de résultats probants. Or, les découvertes de ces dernières années ont permis de commencer à prouver qu’il y avait bien eu des occupations humaines sur le Marsan.
Rappelons que depuis le 1 er  siècle de notre ère, notre région était englobée dans une province de la Gaule romaine, la Novempopulanie (formée de neuf peuples) et que dans le Marsan et le Tursan vivaient les Tarusates.
Tout d’abord, dans les limites actuelles de la cité montoise et hormis au centre ville (voir paragraphe suivant), l’antiquité gallo-romaine se trouve représentée au N et au N.O. de la ville :
• À l’extrémité E de l’emprise de la B.A., la fosse dépotoir d’un habitat a livré une grande quantité de mobilier antique sur seulement 1 m² (439 tessons de céramiques, 2 fragments de verre, 2 monnaies en usage au début du IV e  siècle, 1 fragment de fusaïole).
• au lieu-dit « Pémégnan », sur l’emprise du centre pénitentiaire, a été retrouvé un très abondant mobilier céramique et quelques objets métalliques datables des VI e /VII e  siècles ; ont été également mis au jour des fosses dépotoirs liées au fonctionnement domestique des lieux et des structures de combustion que les spécialistes ont interprété comme des bas-fourneaux, avec une très importante quantité de déchets métalliques.
Sur le territoire des communes voisines :
– À St-Pierre-du-Mont, plusieurs sites ont été fouillés :
• lieu-dit « St Louis », ont été découverts des poteries et tuiles à rebord datables des II e au IV e  siècles, des murs appareillés composés de blocs de garluche, plusieurs sépultures dont un sarcophage du VII e  siècle, une monnaie d’Hadrien (II e  siècle), témoignages d’une occupation avec constructions en pierres sur plusieurs siècles. Il y avait là un habitat (villa ? ) gallo-romain qui servira plus tard à l’implantation de l’église de St-Genès-des-Vallées.
•Lieu-dit «  Lareigne  », ont été recueilli s des céramiques (vases et écuelles) datables des V e et VI e  siècles, ainsi que des matériaux de construction (tuiles, galets, grès, torchis), le tout attribuable à un habitat rural (ferme ?) du début du haut Moyen  ge.
• Lieu-dit « Péline  », vient d’être mis au jour un habitat datable du Haut-Empire.
– À St-Martin-d’Oney, lieu-dit « Laborde », a été recueilli essentiellement du mobilier céramique dont deux fragments d’amphores datables du tout début du 1 er  siècle et trouvée une structure de combustion en terre cuite. Sur la même commune, lieu-dit «  Petit Cous in », une habitation datant du Haut-Empire a été localisée et lieu-dit « Loustalot », c’est une tombe à incinération du Bas-Empire qui a été fouillée.
– À Gaillères, près de l’étang de Lassus, du mobilier céramique, des fragments de tuiles et un clou forgé, ont été extraits d’un site attribuable à la fin du 1 er  siècle, début du II e  siècle.
– À Pouydesseaux, lieu-dit «  Carro  », un habitat du haut M oyen  ge avec activité artisanale (métallurgie) a été mis au jour (présence de tessons de céramiques, fragments de verre et mobilier métallique). É galement sur cette commune, lors des travaux de réalisation de l’A 65, a été mis au jour un secteur d’activités métallurgie du fer datant du Moyen  ge.
Par ailleurs, d’autres fouilles dont les résultats sont à publier et concernant cette période historique, ont été réalisées sur d’autres communes du Marsan (Maillères, Brocas, Lucbardez, Cère, Campet-et-Lamolère, Uchacq-et-Parentis, etc…).
 
 
L’OCCUPATION DE L’INTERFLUVE
 
Les hommes furent attirés de bonne heure par le site de la confluence. Cet éperon qui s’avance entre la Douze et le Midou sur une largeur moyenne d’environ 200 m. et une longueur de 500 m. fut, pendant des siècles, un lieu de passages et d’implantations dont on a retrouvé les traces sur au moins six emplacements distincts :
• sur le site de l’actuel musée Despiau-Wlérick (emplacement du musée de plein air), les fouilles menées en 1975 par Xavier Schmitt ont permis de découvrir des déchets de débitage du Paléolithique, des haches polies en silex, ophite et quartzite des fragments d’armes, des débris de céramiques datables du VIII e  siècle avant J.C. (Bronze final).
Le site a également été utilisé à la fin du 1 er  siècle de la présente ère : des morceaux d’amphores d’origine italique et terraconaise devant servir au transit de l’huile et du vin y ont été découverts, attestant d’un trafic antique empruntant la voie fluviale (débarcadère). Également on y a trouvé un sesterce de bronze datant de Marc-Aurèle (émis vers 150 après J.C.) et deux monnaies élusates en argent.
Les 35.000 pièces et fragments de pièces recueillis sur les 700 m² de la fouille attestent, d’après leur auteur, d’une présence humaine en ces lieux depuis – 100.000 à – 80.000 avant J.C. !
• Au N et à l’E du musée Despiau-Wlérick (pl. Marguerite-de Navarre et jardin St-Vincent), le diagnostic archéologique réalisé en 2008, a mis en évidence une occupation remontant à l’âge du Bronze final avec la réalisation d’une levée de terre barrant défensivement l’éperon naturel de la confluence.
• Sous la place de la Douze, les fouilles menées par l’A.L.D.R.E.S. en 1984 ont permis de recueillir une raclette brisée en silex du Paléolithique, un fragment de couvercle d’une coupe des champs d’urnes de l’Âge du Fer, une rouelle gauloise en plomb en usage au tout début de notre ère, ainsi qu’une monnaie de bronze émise vers la fin du III e  siècle.
• Préalablement aux travaux d’extension de l’hôtel du département (rue Victor-Hugo), la fouille de sauvetage réalisée en 1985 a révélé, sous l’occupation médiévale, des fragments d’amphores et un élément de fibule attribuable à la fin...

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