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GO Magazine n°812 – Du 08 au 14 avril 2020 , magazine presse

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Date de parution 08 avril 2020
Langue Français
Poids de l'ouvrage 32 Mo

Extrait

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Chères lectrices, chers lecteurs, partagez vos émotions et vos expériences de la vie à travers cette rubrique. Contact : GO MAGAZINE “LES COUPS DE LA VIE, 10 BP 399 ABIDJAN 10 /redaction@gomagazine.ci ou ap-me pelez directement M OuattaraAnzata au 07 93 56 36.
#pour mourir Programm ! !mo$mariag l!jour delle avait jeûné et prié avec son pasteur. De mon-chef-lieu de son village natal. Il comptait inviter côté, j’avais rencontré le prêtre qui devait célé e e suis chrétien catholique, baptisé et les membres du gouvernement et des per- brer notre mariage. Il avait insisté sur le fait qu !ancée con!rmé depuis mon enfance. Je le sonnes importantes pour l’occasion. Ma je devais demeurer en prières. suis encore aujourd’hui. Fils unique delattés. Mon père a utilisé les et moi étions!ancée et Jleodhtacrideuqieaamniees.nUcialgsoransonsuerretleq-uiilfalligéepardesnsuœqui!vntdaenle!il m’a assuré que je n’avais rien à craindrenmaali-- vus, !ls mon père et de ma mère, eux-mêmes Le jour du mariage, tôt le matin, ma grands moyens. Il m’a dit que j’étais son catholiques, j’ai fréquenté une école moi étions en prières. Lorsque mon père nous a ait que j’aie un mariage digne !n de ne jamais m’éloigner de Dieu. car son féticheur avait la situation en main. Les gieuses a riage, je me suis rendu au village a ; nous nous apprêtions à Peuhls sont arrivés Ma foi n’a d’ailleurs pas tremblé malgré les as- ser l’organisation. Les préparatifs étaient prendre la route de la mairie. Mais brusque-sauts des nouveaux chrétiens évangéliques. J’ai avancés. Mon père avait acheté dix bœufs, vingt ment, j’ai été pris d’un vertige inattendu et je donc reçu une éducation très stricte, basée sur moutons et deux cents volailles. Tout était sur !ancée et moi avons quitté suis tombé. Mon best-man a paniqué, il a in-le respect des codes de la société, la morale et place. Rassurés, ma formé mon père qui supervisait le départ des la discipline. le village. autorités vers la mairie. L’un des Peuhls, le plus Mon parcours scolaire a été jalonné de succès. A notre retour à la maison, nous avons appris vieux, a souhaité rencontrer mon père. Mais ce J’étais un élève très brillant. Mon père était cen- qu’un homme politique de notre région nous dernier a refusé de l’écouter. Selon lui, l’heure ert seur dans un lycée d’excellence et ma mère, mé- avait ofun énorme bœuf. A en croire mon n’était pas à la causette. Il a demandé à ma decin. Après le Bac, je suis allé étudier en père, l’animal était plus beau et plus costaud mère de s’occuper de lui. L’ambulance était là, Espagne, puis à Genève. Mon père s’est engagé que tous les animaux qu’il avait ache és. Il disait et ma mère, en pleurs, ne pouvait pas non plus !dèle fert, étaitson dans la politique. Il est devenu le député de que celui qui le lui avait o écouter ce qu’il avait à dire. notre région. Très vite, il a gravi les échelons. Il ami, celui qui lui avait ouvert les portes de la Déterminé, le vieux Peuhl a empêché l’ambu-était l’un des bras droits de l’ancien président présidence. C’est en lui seul qu’il avait lance de repartir malgré la colère de mon père. de la République. Au pays, ma famille vivait con!ance. Le bœuf en question est resté atta-Il a insisté pour lui parler. Mon père n’avait plus dans l’opulence. Chaque mois, je recevais des vi- ché dans la cour familiale contrairement aux au-vraiment le choix, il venait de comprendre que rements d’importantes sommes d’argent qui ne tres qui étaient encore dans le pâturage. rs le vieux Peuhl était sérieux. Alors, il est allé ve m’obligeaient pas à travailler, comme mes amis : “Je ne sais Cinq jours avant le mariage, j’ai eu un mal de lui. Et le vieux Peulh lui a dit ceci étudiants en Europe, pour vivre. Après mon doc-tête qui m’a fait perdre connaissance. J’ai été pas ce que tu as fait, mais si j’égorge le bœuf, torat, je suis retourné au pays. Grâce aux rela-conduit d’urgence à la clinique. Les examens ton!ls meurt. C’est lui qui est attaché dans ta tions de mon père, j’ai vite trouvé du travail.!ancée n’ont rien révélé. Mes parents et ma cour. Quand nous avons voulu égorger le bœuf, J’étais enseignant-chercheur dans l’une des uni-!ls est tombé étaient tristes. L’avant-veille du mariage, j’étais et que nous l’avons couché, ton versités du pays. toujours inconscient. Ma mère était inconsola- aussitôt. Son âme est dans cet animal. Celui qui Mais, curieusement, une fois au pays, mon père ble. Papa était persuadé qu’il y avait une mainfert, vous en veut, et il sait qu’en tou-vous l’a o !cèles. Il a contacté son fé-m’a conduit chez un féticheur au nord-est, pour, occulte qui tirait les!ls, il vous anéantira. Alors regar-chant à votre selon lui, me protéger. J’étais surpris par ce ticheur. Celui-ci a prescrit des recommandations dez bien ce que je vais faire pour mieux vous le changement de cap. Comment lui, le fervent qui ont été mises à exécution. Aussitôt, j’ai re-faire comprendre’’. chrétien catholique que j’ai toujours connu, pris connaissance. La date du mariage a été Le Peuhl a demandé à ses frères de lâcher l’ani-comment lui, mon modèle de vie spirituelle, maintenue, tous les invités ont été rassurés, la mal. Lorsque le bœuf s’est tenu debout, je me pouvait-il renier ainsi sa foi en l’église catho- fête aura bel et bien lieu. Mon père ne voulait suis réveillé, surpris d’être dans une ambulance. lique romaine pour s’attacher les services d’un pas donner raison à ses ennemis, disait-il. Il a ! Mon père a pris le Peuhl Stupéfaction totale? Pour la première fois de ma vie, j’ai féticheur mis les bouchés doubles. Nous nous sommes de côté, et nous a demandé de le devancer à la manifesté mon mécontentement à mon père, et tous retrouvés dans notre région. J’étais au mairie. Je me suis marié. Je ne sais pas ce que j’ai refusé de m’engager dans cette voie. mieux de ma forme. mon père et le vieux berger se sont dit, mais j’ai A notre retour, j’en ai fait part à ma mère. Elle Le jour du mariage, mon père a sollicité les ber-été délivré. Le prêtre a prié. Le pasteur de mon !n qu’ils viennent égorger le bœuf m’a félicité d’avoir refusé d’adorer le fétiche que gers peuhl a épouse également. Mon père a tenu à ce que le fert par son ami. Subitement, mon père me proposait. Elle m’a aussi encou-qui lui avait été o bœuf soit tué après que j’ai été délivré. Il a of-ragé à demeurer ferme dans la foi en Jésus-je ne me sentais plus bien. J’avais une ouleu fert la viande aux populations de son village. fortde tenir Christ, notre sauveur. Plus tard, elle m’a atroce au ventre Mais, je faisais l’e Quant à celui qu’il croyait être son ami, il ne lui !ancée, expliqué que mon père, pour on ne sait quelle sur mes jambes pour ne pas alarmer ma a rien dit. Il s’est éloigné de lui. Lui non plus, u raison, avait renié le Christ, comme Saint Pierre, mes parents et les invités. Mon père et ma mère n’est plus très à l’aise vis-à-vis de mon père. Die !n… pour trouver refuge dans le fétiche. Il se plai- étaient trop enthousiastes, je ne voulais pas les est vraiment au commencement et à la !ancée, par contre, a compris gnait toujours d’être la cible d’attaques mys- contrarier. MaRoland tiques de ses ennemis politiques. Pour lui, Dieu que quelque chose n’allait pas. Elle était angois-isait plus. seul ne lui su sée. Elle m’approchait de temps en temps pour savoir si tout allait bien. La veille du mariage, Lorsque j’ai décidé de me marier, mon père s’est frir un mariage de rêve dans le engagé à m’o
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Par Nina Kra
N!le" oublion"pa" n cette période de crise sanitaire due au Coronavirus Covid-19, le travail des sages-femmes et du npiraébsEeluejountuqsilattnpmroelinôrerlervupopsedétnasauttoarps,ontila personnel in!rmier, faut-il le rap-peler, est remarquable. Il est indé-pour dans le monde.
Ainsi à cette journée en leur honneur, l’Oms et ses partenaires ont formulé des recomman-dations dans le but de renforcer cette res-source humaine si précieuse dans la chaine de santé.
La sage-femme est celle qui accompagne la femme enceinte avant, pendant et après l'ac-couchement. Elle assure, en toute autonomie, la surveillance du travail et de l'accouche-ment. La sage-femme dispense les soins à la mère et à l'enfant après l'accouchement. Son rôle est vital. D’un autre côté, l’in!rmier ou l’in!rmière est un maillon important dans la chaîne de la santé. C’est donc une profession très indispensable dans le système des ac-teurs de santé. Il ou elle a un rôle de collabo-ration important avec l'équipe soignante. Quel que soit son lieu d'exercice, il assure, avec l'aide-soignant (e) qui travaille sous sa coupole, les soins d'hygiène du patient.
Toutefois, les choses ne se déroulent pas tou-jours bien sur le terrain car les populations, singulièrement les femmes, n’ont pas tou-jours con!ance aux sages-femmes qu’elles ac-cusent de maltraitance. En Côte d’Ivoire, ce personnel de santé a fait de nombreuses fois l’objet de plusieurs incriminations: mauvais accueil, injures, négligence, etc.
Alors, pour que tout puisse bien fonctionner, les sages-femmes et les in!rmiers devraient correctement faire leur travail pour rassurer les populations. D’où le slogan de la Journée mondiale de la santé, ‘’Soutenez les sages-femmes et le personnel in!rmier’’
Il s’agit pour l’Oms de revaloriser le métier de sage-femme et du personnel in!rmier qui font un travail remarquable. L’Oms veut dé-montrer l’aspect déterminant pour atteindre les cibles nationales et mondiales à la couver-ture sanitaire universelle, à la santé de la mère et de l’enfant, aux maladies infectieuses et non transmissibles (santé mentale com-prise), à la préparation et à l’action en cas d’urgence, à la sécurité des patients et à la prestation de soins intégrés centrés sur la personne, entre autres.
L’Oms invite donc les pays à soutenir la Jour-née mondiale de la santé pour faire en sorte que ces ressources humaines soient suisam-ment solides et que partout, chacun puisse béné!cier des soins dont il a besoin.
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