Rapport d information fait au nom de la Commission des affaires sociales sur la politique de compensation du handicap
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Rapport d'information fait au nom de la Commission des affaires sociales sur la politique de compensation du handicap

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Description

Le présent rapport présente 75 propositions et orientations pour une politique de compensation du handicap qui s'articulent autour des axes suivants : simplifier le système institutionnel afin de répondre à la demande des personnes handicapées de maîtriser leur choix de vie, garantir à la personne handicapée une réelle compensation pour lui permettre de réaliser pleinement son choix de vie, refonder les politiques d'intégration sur une approche globale du handicap, moderniser les conditions d'accueil des personnes handicapées en privilégiant proximité et autonomie, connaître, prévenir et soulager le handicap.

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Publié le 01 juillet 2002
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Exrait

- 1 -
N° 369

SÉNAT
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2001-2002

Annexe au procès-verbal de la séance du 24 juillet 2002



RAPPORT D'INFORMATION


FAIT


au nom de la commission des affaires sociales (1) sur la politique de
compensation du handicap,



Par M. Paul BLAN C,
Sénateur.



(1) Cette commission est composée de : M. Nicolas About, président ; MM. Alain Gournac, Louis
Souvet, Gilbert Chabroux, Jean-Louis Lorrain, Roland Muzeau, Georges Mouly, vice-présidents ; M. Paul Blanc, Mmes
Annick Bocandé, Claire-Lise Campion, M. Jean-Marc Juilhard, secrétaires ; MM. Henri d’Attilio, Gilbert Barbier, Joël
Billard, Mme Brigitte Bout, MM. Jean-Pierre Cantegrit, Bernard Cazeau, Jean Chérioux, Mme Michelle Demessine, M.
Gérard Dériot, Mme Sylvie Desmarescaux, MM. Claude Domeizel, Michel Esneu, Jean-Claude Étienne, Guy Fischer,
Jean-Pierre Fourcade, Serge Franchis, Francis Giraud, Jean-Pierre Godefroy, Mme Françoise Henneron, MM. Alain
Joyandet, Philippe Labeyrie, Roger Lagorsse, André Lardeux, Dominique Larifla, Dominique Leclerc, Marcel Lesbros,
Mme Valérie Létard, M. Serge Mathieu, Mmes Nelly Olin, Anne-Marie Payet, M. André Pourny, Mme Gisèle Printz,
MM. Henri de Raincourt, Gérard Roujas, Mmes Janine Rozier, Michèle San Vicente, MM. Bernard Seillier, André
Vantomme, Alain Vasselle, Paul Vergès, André Vézinhet.




Handicapés.
- 2 -




SOMMAIRE
Pages
AVANT-PROPOS ................................................................................................................................................. 13
I. SIMPLIFIER LE SYS TÈME INSTITUTIONNEL AFIN DE RÉPONDRE À LA
DEMANDE DES PERSONNES HANDICAPÉES DE « MAÎTRISER LEUR
CHOIX DE VIE » ........................................................................................................................................... 18
A. AMÉLIORER LE FONCTIONNEMENT DES STRUCTURES DE
RECONNAISSANCE ET D’ORIENTATION .......................................................................................... 18
1. Les procédures doivent être revues pour assurer une réelle participation des
personnes handicapées ................................................................ 20
a) Une procédure où la personne est trop souvent oubliée ................................. 20
b) Un recentrage nécessaire sur les choix de la personne... 22
2. La réorganisation des COTOREP doit être poursuivie....................................... 25
a) La fusion des deux sections des COTOREP : une expérience à suivre...... 25
b) Des moyens à renforcer, à la mesure des missions confiées ......................................................... 26
3. Le rôle de pilote des CDES et des COTOREP dans la prise en charge des personnes
handicapées doit être restauré................................................................................... 27
B. ORGANISER LE SYSTÈME DE PRISE EN CHARGE AUTOUR DES BESOINS DE
LA PERSONNE ................................................................................ 28
1. L’évaluation administrative des « déficiences » doit être remplacée par une analyse
personnalisée des potentiels et des besoins de la personne handicapée......... 29
a) Une « orientation » aujourd’hui déterminée par une évaluation administrative des
déficiences et des incapacités de la personne handicapée.............................................................. 29
b) La nécessité de définir, avec la personne handicapée, un véritable « parcours de
vie » prenant en compte ses potentiels et ses projets personnels ................................................. 29
2. La création de « guichets uniques » contribuerait à la simplification des procédures
administratives ............................................................................................................... 30
a) Le « guichet unique » : une solution de bon sens............. 30
b) Une solution pragmatique : l’élargissement des missions des « sites pour la vie
autonome »................................................. 31
c) Des difficultés de mise en oeuvre qui ne doivent pas être sous-estimées et qui
rendent nécessaires des expérimentations préalables dans un cadre décentralisé ................... 31
C. REVOIR LA RÉPARTITION DES COMPÉTENCES DANS UNE LOGIQUE DE
PROXIMITÉ ...................................................................................................................................................... 32
1. Le partage des compétences entre les différents acteurs génère des difficultés de mise
en oeuvre......................... 33
a) La prise en charge des personnes handicapées : un « bateau sans pilote »................................ 33
b) Les établissements : des financements totalement enchevêtrés.................................................... 34
c) Les aides à la personne : une stratification de compétences au cas par cas .............................. 36
2. La nécessaire clarification doit concilier cohérence pour les financeurs et simplicité
pour la personne ............................................................................................................................................ 36
a) Des blocs de compétences fondés non plus sur des types de publics ou
d’établissements mais sur des catégories de besoins....... 36
b) Une clarification des financements qui offrirait la possibilité d’un
décloisonnement institutionnel et administratif................................................................................ 37 - 3 -
D. CONSOLIDER ET CLA RIFIER LES CONDITIONS ACTUELLES DE
FINANCEMENT DE LA POLITIQUE DU HANDICAP...................................................................... 38
1. En dépit de l’importance des masses financières, le financement du handicap
demeure particulièrement opaque............................................. 38
a) Des estimations qui restent approximatives....................................................................................... 38
b) Des imprécisions regrettables............... 40
2. Les moyens consacrés demeurent importants, mais sont en diminution relative .......................... 40
a) Des montants élevés................................................................................................................................. 40
b) Des évolutions sensibles......................... 43
3. Les modalités de financements actuelles doivent être améliorées.................................................... 45
a) Une nécessaire clarification ................................................................................... 45
b) La possibilité d’un « rattrapage »......... 47
c) Une nouvelle répartition de la charge financière.............................................. 47
II. GARANTIR À LA PERSONNE HANDICAPÉE UN E COMPENSATION
INTÉGRALE AFIN DE LUI PERMETTRE DE RÉALISER PLEINEMENT SES
CHOIX DE VIE............................................................................................................................................... 48
A. RECENTRER LES ALLOCATIONS EXISTANTES AUTOUR DE LA
COMPENSATION INTÉGRALE DU HANDICAP................ 49
1. Les moyens financiers d’une compensation effective et personnalisée de son handicap
doivent être garantis à chaque personne handicapée .......................................................................... 50
a) Diverses prestations et aides légales n’assurant qu’un financement partiel des frais
liés à la compensation du handicap...................................... 50
b) La mise en place d’une nouvelle prestation à vocation générale garantissant une
compensation adaptée aux besoins de chacun................................................................................... 54
c) La nécessité d’une réflexion complémentaire en vue d’une insertion harmonieuse
de la nouvelle prestation dans le cadre légal et administratif existant........ 55
d) Le droit à compensation des enfants handicapés : les voies d’une réforme
progressive de l’allocation d’éducation spéciale .............................................................................. 56
2. Le cumul, à titre transitoire, de l’allocation aux adultes handicapés avec des revenus
d’activité doit être autorisé......................................................... 58
a) Des conditions générales d’attribution qui dissuadent les personnes handicapées de
s’engager dans la voie de l’insertion professionnelle ..................................................................... 58
b) Des aménagements nécessaires afin d’autoriser le cumul, à titre transitoire, de
l’AAH et d’un revenu d’activité ........................................... 59
3. Une éventuelle revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés s’inscrit
nécessairement dans le cadre d’une réflexion d’ensemble sur les minima sociaux..................... 60
a) L’AAH : une allocation dont le montant est déterminé par référence au minimum
vieillesse..................................................................................................................................................... 60
b) Une revalorisation de l’AAH qui, en équité, et dans l’hypothèse d’une
compensation préalable et intégrale du handicap, ne pourrait dès lors être
envisagée que dans le cadre d’une réflexion d’ensemble sur les minima sociaux.................. 60
B. FAVORISER LE MAINTIEN À DOMICILE ET L’INTÉGRATION EN MILIEU
ORDINAIRE PAR UN ACCÈS SIMPLIFIÉ AUX AIDES HUMAINES .......................................... 61
1. L’effort en faveur du maintien à domicile est insuffisant.................................... 61
a) Les services médico-sociaux d’accompagnement pour les enfants handicapés ....................... 62
b) Les aides humaines aux handicapés adultes ...................................................................................... 63
c) Des lacunes qui expliquent le recours limité à des aides professionnelles ................................ 64
2. L’amélioration du volume et de la qualité des services d’aides humaines est
indispensable .................................................................................. 64
a) La définition de moyens financiers adaptés....................................................................................... 64
b) L’exigence d’aides humaines qualifiées et respectueuses de la dignité des
personnes handicapées ............................................................ 65
c) Une meilleure coordination de la gestion des aides humaines...................... 66 - 4 -
C. AMÉLIORER LA PRISE EN CHARGE DES AIDES TECHNIQUES COMME
MOYEN D’INTÉGRATION ET DE COMPENSATION DES DÉFICIENCES .............................. 66
1. La prise en charge des aides techniques demeure partielle et excessivement dispersée ............ 67
a) Une prise en charge partielle au titre de l’assurance maladie ....................................................... 67
b) Une prise en charge complémentaire excessivement dispersée.................... 67
2. La prise en charge intégrale des aides techniques dans le cadre des sites pour la vie
autonome doit être garantie ....................................................................................... 71
a) L’amélioration de la prise en charge des aides techniques par l’assurance maladie :
un souhait légitime, mais dont les effets pratiques risquent d’être limités par ses
actuelles contraintes financières ........................................................................................................... 71
b) La prise en charge intégrale des aides techniques, par la généralisation et la
consolidation financières des « sites pour la vie autonome »....................... 72
c) A titre complémentaire, l’extension de la TVA à taux réduit à un plus grand
nombre d’aides techniques doit être envisagée................................................................................. 73
III. REFONDER LES POLITIQUES D’INTÉGRATION SUR UNE APPROCHE
GLOBALE DU HANDICAP....................................................................................................................... 74
A. GARANTIR L’ACCESSIBILITÉ DES BÂTIMENTS ET DES TRANSPORTS : UN
PRÉALABLE INDISPENSA BLE À L’INTÉGRATION SOUS TOUTES SES
FORMES ............................................................................................................................................................. 74
1. L’accessibilité de la cité reste encore illusoire..................... 75
a) Une réglementation toujours à l’état d’ébauche............................................................................... 75
b) Un bilan décevant..................................................................... 76
2. Une politique plus volontariste est désormais indispensable ............................................................ 79
a) Poser une obligation d’accessibilité du cadre bâti qui serait réellement contrôlée et
sanctionnée................................................................................................................. 80
b) Adapter nos transports à tous................................................ 84
B. FAIRE ENFIN DU DROIT À L’ÉDUCATION DES ENFANTS ET ADOLESCENTS
HANDICAPÉS UNE OBLIGATION NATIONALE .............................................. 88
1. L’obligation éducative n’est toujours pas respectée............................................ 89
a) Un paysage complexe et éclaté ............................................. 89
b) Des moyens manifestement insuffisants et inadaptés ..................................... 92
c) Une obligation éducative malmenée.................................... 95
2. L’accès à l’éducation passe par une profonde adaptation de l’école, mais aussi par
une amélioration des conditions de scolarisation en établissement................ 99
a) Privilégier systématiquement l’insertion scolaire en milieu ordinaire.......100
b) Garantir l’accès à l’éducation pour les enfants ne pouvant accéder à l’école
ordinaire......................................................................................................................................................103
C. RENDRE EFFECTIVE L’INSERTION PROFESSIONNELLE DURABLE DES
PERSONNES HANDICAPÉES....................105
1. Un meilleur accès à la formation professionnelle est une condition essentielle à une
insertion durable ...........................................................................................................................................107
a) Un dispositif de formation professionnelle inadapté.......107
b) Des propositions d’amélioration...........110
2. L’insertion en milieu ordinaire de travail doit demeurer prioritaire..............112
a) Revoir la réglementation applicable au secteur privé .....................................................................113
b) Faire que les fonctions publiques ne soient plus les « mauvais élèves »...121
3. La modernisation du milieu protégé doit enfin être mise en œuvre..................................................124
a) Améliorer les conditions de fonctionnement du secteur protégé.................126
b) Favoriser le passage des travailleurs handicapés en secteur protégé vers le milieu
ouvert ...........................................................................................................................................................129 - 5 -
D. FAIRE DES PERSONNES HANDICAPÉES DES CITOYENS À PART ENTIÈRE.....................130
1. La société doit offrir aux personnes handicapées les moyens de participer pleinement
à la vie démocratique ...................................................................................................................................130
2. La participation à la vie de la cité dépasse la simple question des droits politiques ..................132
a) La réaffirmation d’un droit à l’information et à la culture............................132
b) L’amélioration de la situation des personnes protégées.136
IV. MODERNISER LES CONDITIONS D’ACCUEIL DES PERSONNES
HANDICAPÉES EN PRIVILÉGIANT PROXIMITÉ ET AUTONOMIE .................................139
A. ORGANISER DES PASSERELLES ENTRE L’ÉTA BLISSEMENT ET LE DOMICILE ............139
1. Etablissements et domicile restent deux mondes souvent étanches ..................................................139
a) Des orientations presque irréversibles ................................................................139
b) Des transitions oubliées ..........................................................140
2. L’amélioration des passerelles suppose la définition de parcours individualisés........................141
a) Le développement d’équipes de suivi.................................141
b) L’ouverture des établissements vers le milieu ordinaire................................142
B. AMÉLIORER L’ACCUEIL EN ÉTABLISSEMENT ..............................................................................142
1. Une augmentation sensible de la capacité d’accueil en établissement est nécessaire ................143
a) Combler le manque, devenu patent, de places en établissement..................143
b) Résoudre enfin les difficultés nées de l’amendement Creton .......................................................148
c) Mettre en place un plan de rattrapage pour les structures accueillant les
pathologies les plus lourdes ...................................................................................149
d) Permettre aux établissements de fonctionner au mieux de leurs capacités d’accueil .............150
2. L’émergence de nouveaux besoins demande une adaptation de l’offre des
établissements ................................................................................153
a) Privilégier les solutions de proximité..................................................................153
b) Améliorer la prise en charge des personnes handicapées vieillissantes.....154
3. L’accent doit être mis sur la qualité de l’hébergement assuré..........................155
V. CONNAÎTRE, PRÉVENIR ET SOULAGER LE HANDICAP ......................................................157
A. CONNAÎTRE LE HANDICAP : UN PRÉALABLE TROP LONGTEMPS NÉGLIGÉ .................157
1. La connaissance du handicap se heurte à une absence de définition commune ...........................158
a) Les silences de la loi du 30 juin 1975 .................................................................................................158
b) Une clarification nécessaire par l’adoption de la « classification internationale » .................159
2. L’information statistique sur le handicap reste insuffisante et perfectible....161
a) La multiplicité des dénombrements.....161
b) Les ambiguïtés de l’enquête HID.........................................................................................................162
c) La nécessité d’améliorer encore l’outil statistique...........164
B. AMÉLIORER LA PRÉVENTION ................................................................................................................166
1. Les politiques de prévention restent aujourd’hui ambivalentes........................167
a) Des progrès indéniables..........................167
b) Des insuffisances pourtant évidentes ..................................................................................................168
2. Les voies d’une efficacité accrue se doivent d’être explorées...........................169
a) Systématiser un certain nombre de dépistages précoces169
b) Mieux cibler les actions de prévention et mieux associer les acteurs .........................................171
C. SOULAGER LE HANDICAP PAR LA RECHERCHE ..........................................173
1. La recherche actuelle « n’est ni organisée, ni coordonnée ».............................173
a) Une recherche mobilisant une grande diversité d’acteurs confrontés à une
insuffisance partagée de moyens financiers ......................................................................................173
b) Des tentatives encore limitées d’organisation et de coordination................174
c) Une recherche pénalisée par l’absence d’une demande « solvable » d’aides
techniques ...................................................................................175 - 6 -
2. La recherche sur le handicap doit être définie en tant que priorité de la recherche
publique ...........................................................................................................................................................176
a) L’indispensable mobilisation de la recherche publique dans le cadre d’une
démarche partenariale associant tous les acteurs concernés..........................176
b) L’encouragement de la recherche appliquée en matière d’aides techniques par une
action spécifique de l’Agence française de l’innovation (ANVAR)...........................................178
c) Le nécessaire accès des personnes handicapées à des formations diplômantes dans
le domaine de la conception et du développement des aides techniques...178
TRAVAUX DE LA COMMISSION ...............................................................................................................180
I. AUDITION DES MINISTRES.....................180
II. EXAMEN DU RAPPORT ............................................................................................................................185
GLOSSAIRE DES SIGLES...............................193
ANNEXE I - COMPTE RENDU DES AUDITIONS PUBLIQUES .....................................................197
ANNEXE II - LA POLITIQUE CANADIENNE EN DIRECTION DES PERSONNES
HANDICAPÉES ....................................................................................................................................................
ANNEXE III - LES PRESTATIONS EN ESPÈCES SERVIES AUX ADULTES
HANDICAPÉS ....................................................................................................................................................... - 7 -


LISTE DES ENCADRÉS

75 propositions et orientations pour une politique de compensation du handicap.............. 7
Les avatars de la loi de 1975 ............................................................................................................. 17
Les attributions des COTOREP et des CDES................ 20
Composition des COTOREP et des CDES ...................................................................................... 24
Le jeu de cache-cache des acteurs locaux du handicap.............................. 28
Liste des annexes informatives « jaunes » (PLF 2002) ............................................................... 47
Les principales prestations ou aides concourant à la prise en charge des frais
liés à la compensation du handicap.................................................................. 52
Principaux avantages fiscaux accordés au titre du handicap ou de l’infirmité.................... 53
Les conditions d’attribution de l’allocation d’éducation spéciale (AES)............................... 58
Les services médico-sociaux d’accompagnement pour les enfants handicapés.................... 63
Principaux organismes financeurs des aides techniques ............................................................ 70
Principaux organismes financeurs des adaptations du cadre individuel de vie ................... 71
Les transports accessibles aux personnes handicapées à Ottawa (Canada) ......................... 86
Les transports spécialisés ................................................................................................................... 88
Les personnes handicapées et l’emploi : une insertion professionnelle difficile.................. 107
Les différents types d’orientation vers la formation professionnelle....................................... 109
La loi du 10 juillet 1987 ...................................................................................................................... 113
Le réseau Cap Emploi.......................... 116
L’AGEFIPH (Association pour la gestion du fonds pour l’insertion
professionnelle des personnes handicapées) .................................................................................. 120
Le protocole d’accord du 9 octobre 2001....................... 123
L’emploi en milieu protégé ................................................. 126
Le « cas suédois » ................................................................................................................................. 127
Cinémas pour aveugles et malentendants : l’exemple du Paramount Famous
Players de Toronto (Canada)............................................................................................................. 135
Les mesures de protection des majeurs incapables...... 137
Les principales propositions du rapport Favard.......... 139
Plan après plan : l’effort de création de places en établissement spécialisé........................ 149
L’accueil en établissement des adultes handicapés...................................................................... 151
Le handicap : une notion qui varie au gré des modèles retenus............... 161
Combien de personnes handicapées ? ............................................................................................. 163
Les centres d’action médico-sociale précoce................. 173
Le réseau fédératif de recherche sur le handicap......................................................................... 177
Les actions concertées incitatives dans le domaine de la recherche....... 179
- 8 -

75 PROPOSITIONS ET ORIENTATIONS
POUR UNE POLITIQUE DE COMPENSATION DU HANDICAP

SIMPLIFIER LE SYSTÈME INSTITUTIONNEL AFIN DE RÉPONDRE À LA DEMANDE DES
PERSONNES HANDICAPÉES DE « MAÎTRISER LEUR CHOIX DE VIE »

1. Définir, avec la personne handicapée, un « parcours de vie », dans le cadre
de procédures individualisées et simplifiées ;
2. Remplacer l’évaluation administrative des « déficiences » par une analyse
personnalisée des potentiels et des besoins des personnes handicapées ;
3. Donner une place accrue aux représentants des personnes handicapées au
sein des commissions techniques d’orientation et de reclassement professionnel
(COTOREP) et des commissions départementales de l’éducation spéciale (CDES) ;
4. Généraliser, au vu d’un premier bilan, l’expérience de fusion des deux
sections de COTOREP ;
5. Rendre aux COTOREP et aux CDES leur rôle de pilote dans la mise en
oeuvre de ces « parcours de vie » et renforcer en conséquence leurs moyens ;
6. Ériger les sites pour la vie autonome en « guichets uniques » du droit à
compensation ;
7. Réaffirmer le rôle d’impulsion de l’Etat, par une programmation
pluriannuelle de ses engagements au titre de la solidarité nationale, intervenant à l’issue
d’une « conférence nationale du handicap » ;
8. Favoriser une gestion de proximité en donnant au département un rôle de
« chef de file » pour tout le volet « vie quotidienne » ;
9. Dépasser les cloisonnements administratifs et institutionnels préjudiciables
à la personne handicapée notamment par l’assouplissement de la sectorisation des
établissements par département ;

GARANTIR À LA PERSONNE HANDICAPÉE UNE RÉELLE COMPENSATION POUR LUI
PERMETTRE DE RÉALISER PLEINEMENT SON CHOIX DE VIE

10. Créer une « allocation compensatrice individualisée », garantissant la
compensation effective du handicap et se substituant aux allocations partielles
existantes ;
11. Autoriser, à titre transitoire, le cumul de l’AAH avec des revenus
d’activité ;
12. Inscrire la question de la revalorisation de l’AAH dans le cadre d’une
réflexion d’ensemble sur les minima sociaux ;
13. Donner un véritable statut aux auxiliaires de vie et clarifier leur
financement ;
14. Accroître l’offre des services d’aide et de soins à domicile afin notamment
de garantir la continuité de la présence auprès de la personne handicapée ;
15. Moderniser les procédures et les conditions de remboursement des aides
techniques par l’assurance maladie, afin d’accélérer la prise en compte des progrès
technologiques ;
16. Appliquer la TVA à taux réduit à un plus grand nombre d’aides techniques. - 9 -
REFONDER LES POLITIQUES D’INTÉGRATION SUR
UNE APPROCHE GLOBALE DU HANDICAP

L’accessibilité des bâtiments
17. Etendre l’obligation d’accessibilité, posée par le code de la construction et
de l’habitation, à tous les bâtiments recevant du public ;
18. Restreindre les possibilités de dérogation à cette obligation de mise en
accessibilité ;
19. Systématiser les contrôles d’accessibilité des bâtiments recevant du public
avant leur ouverture ;
20. Autoriser les bailleurs privés à déduire de leur taxe foncière les dépenses
engagées pour la mise en accessibilité des logements locatifs ;
21. Instaurer un quota de logements aménagés et adaptés d’origine dans les
logements HLM, quota déterminé, en fonction des besoins locaux, par un Observatoire
national du logement des personnes handicapées ;
22. Créer un fonds d’accessibilisation de la cité, qui aurait pour mission de
contribuer au financement des travaux de mise en accessibilité des bâtiments recevant du
public ;
23. Introduire une sanction financière au non-respect de l’obligation de mise
en accessibilité par le versement d’une cotisation au fonds d’accessibilisation ;
L’accessibilité des transports
24. Affirmer, dans la loi, l’obligation d’accessibilité des transports en
commun ;
25. Élaborer un programme pluriannuel de mise en accessibilité totale des
transports en commun à un horizon de dix ans, l’Etat participant sur une base
contractuelle au financement des surcoût occasionnés ;
26. Instituer une obligation d’achat de matériel accessible à l’occasion de tout
remplacement ou de toute acquisition de nouveau matériel ;
27. Encourager le développement de transports spécialisés, notamment en zone
rurale ;
28. Définir et mettre en oeuvre, dans chaque agglomération, un plan
d’accessibilisation de la voirie et des transports ;
29. Majorer les amendes pour non-respect des emplacements de stationnement
réservés aux personnes handicapées.
L’obligation éducative
30. Substituer, dans la loi, le principe d’« obligation scolaire » à celui
d’« obligation éducative » ;
31. Réaffirmer avec force la priorité de l’intégration scolaire individuelle en
milieu ordinaire ;
32. Accroître le nombre de classes d’intégration collective (CLIS et UPI),
notamment dans le second degré ;
33. Programmer une augmentation substantielle du nombre de postes
d’enseignants spécialisés au vu d’une évaluation précise des besoins ;
34. Renforcer la formation initiale et continue des enseignants dans le domaine
du handicap ; - 10 -
35. Favoriser le recrutement d’auxiliaires d’intégration scolaire, dans le cadre
de conventions entre les associations et l’Éducation nationale, par l’amélioration de leur
prise en charge financière par l’Etat ;
36. Rapprocher l’éducation spéciale de l’école ordinaire par une mise en
réseaux des établissements.
L’accès à la formation professionnelle
37. Moderniser les conditions de fonctionnement des centres de rééducation
professionnelle au vu de leur évaluation individuelle et d’une généralisation des
« bonnes pratiques » ;
38. Favoriser le développement des contrats de qualification adultes par une
majoration significative de l’aide de l’Etat ;
39. Actualiser la convention conclue entre l’AFPA et l’AGEFIPH (adaptation
des formations proposées, augmentation du nombre de places).
Le travail en milieu ordinaire
40. Assurer l’implantation effective du réseau Cap Emploi dans chaque
département et mieux l’associer au service public de l’emploi en révisant la convention
le liant à l’ANPE ;
41. Clarifier les règles de financement, en confiant à l’Etat le soin de financer
les actions d’accompagnement ;
42. Prévoir, dans le cadre de la prochaine loi de finances, une augmentation du
nombre de contrats aidés destinés aux personnes handicapées (contrats initiative emploi
et contrats emploi consolidé) ;
43. Relever, au moins temporairement, le montant de l’aide de l’Etat pour ces
contrats et le montant de la prime d’insertion versée par l’AGEFIPH ;
44. Introduire une obligation quinquennale de négocier sur l’emploi des
personnes handicapées dans les branches et, le cas échéant, dans les entreprises ;
45. Recentrer l’AGEFIPH sur ses missions initiales en réattribuant à l’Etat la
charge du financement de la garantie de ressources des travailleurs handicapés en milieu
ouvert ;
46. Majorer progressivement la cotisation AGEFIPH des établissements
n’employant aucun travailleur handicapé et ne recourrant à aucune forme de sous-
traitance.
Les fonctions publiques
47. Améliorer l’information statistique sur l’emploi des personnes handicapées
dans les fonctions publiques ;
48. Instaurer, dans chaque fonction publique, un fonds d’insertion visant à
favoriser l’emploi, la formation, le reclassement ou l’aménagement des lieux de travail
des travailleurs handicapés ;
49. Définir, dans chaque fonction publique, des plans triennaux fondés sur des
objectifs quantitatifs visant à permettre le respect de l’obligation d’emploi ;
50. Introduire des sanctions, prenant la forme de versements aux fonds
d’insertion, en cas de non-respect des objectifs à l’issue des plans ;
51. Aménager les conditions de recrutement par concours des personnes
handicapées.

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