Rapport sur l'état des activités coopératives au 31 décembre 1998

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Présentation des caractéristiques principales de la situation des sociétés coopératives en 1998, sur les plans économiques et sociaux. Il s'efforce de proposer une approche qualitative de la réalité coopérative fondée sur une analyse des principaux événements qui ont marqué l'année des mouvements coopératifs et de leur contribution à l'innovation dans les domaines, notamment économiques et sociaux.

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Publié le 01 mars 2000
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CONSEIL SUPERIEUR DE LA COOPERATION -----------      Délégation interministérielle  à l'innovation sociale et à l'économie sociale
RAPPORT DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA COOPERATION POUR 1999 sur l'état des activités coopératives au 31 décembre 1998
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DIES/14 mars 2000
PREAMBULE
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L'article 1er du décret n°76-356 du 20 avril 1976 relatif au Conseil Supérieur de la coopérat rédaction issue du décret n°97-228 du 11 mars 1997C,opnrséevilo istuqpuéerileeu r de la  écloaobpoérreation chaque année un rapport sur l'état des activités coopératives.
Les trois premiers rapports, ont été adoptés par le Conseil, les 19 décembre 1996, 6 février mars 1999.
Le rapport annuel 1999, réalisé en étroite collaboration avec le Groupement national de la co les organisations nationales des différentes activités coopératives, a comme les années pré objet de présenter les traits principaux de la situation des sociét1é9s9,c8tivepéraoo pesnslasl rune s sociaux et économiques.
Rapport d'actualité, il donne des informations sur l'évolution des sociétés coopératives en procédant à un rassemblement ordonné des chiffres des divers mouvements coopératifs p leurs organisations nationales.
Son ambition est :
· de proposer un document d'information sur la coopération ouvert à un large public; · d'inciter les organisations représentatives à se doter d'instruments de mesure de l'activité · enfin de contribuer au sein des mouvements coopératifs à une réflexion commune su coopérative au delà des particularismes historiques et sociologiques.
Les données statistiques sur l'activité des sociétés coopératives doivent être interprétées av prudence.
A l'exception de la coopération agricole qui prend en compSteerlveicset rCaevnatruaxl dd'Eunquêtes et Etudes Statistiqudesu ministère de l'agriculture et de la pêche, les données rassemblées dans ce proviennent des fichiers dont disposent les organisations nationales de la coopération. Ces sont pas toujours exhaustives et procèdent parfois par approximation, en raison, notam difficulté d'opérer une distinction entre filiale et société coopérative mère, ou entre les catégories de groupements. Elles permettent, néanmoins, de dresser un tableau du coopératif, et des principales caractéristiques de son évolution.
Lerapport annuel 1 9s'9e9fforce, enfin, de proposer une approche qualitative de la réalité coop fondée sur une analyse des principaux événements qui ont marqué l'actualité des mouveme et de leur contribution à l'innovation dans les domaines, notamment, économiques et sociaux
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SOMMAIRE
POUR 1999
sur l'état des activités coopératives au 31 décembre 1998
· Avis du Conseil Supérieur de la Coopération
Pages
4 - 5
3
· sfe aritrus telLes fait6s  meas6rq-u2aTtierI  .uvmoenem ctspéoo stns ua nie sed contributions à l’innovation sous toutes ces form
· Titre II. caractéristiques des sociétés coopératives Les
27 - 34
· TITRE III. Le mouvement coopératif, présentation générale des institutions coopératives 35 - 107 ( Données générales sur l’activité des coopératives en 1998 )
· Les organisations coopératives non financières
· Les organisations coopératives de crédit
Annexe
35 - 81
82 - 107
AVIS DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA COOPERATION
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Présentes dans la quasi-totalité des activités économiques françaises, les coopératives prenn dans leurs domaines respectifs, les transformations de leur environnement, engagent régu nouvelles initiatives pour répondre aux besoins de leurs sociétaires.
En effet, associations de personnes, les coopératives ont pour priorité de créer de la valeu coopérateurs, qu’ils soient clients, salariés ou entreprises associés. Cette internalisation bénéficie nécessairement au territoire sur lequel la coopérative se développe et aux homm qui y habitent. C’est pourquoi les coopératives sont des acteurs incontournables du dévelop et de l’ancrage d’activités créatrices d’emplois.
Il ne faut pas pour autant confondre finalité et impact, la finalité de la coopérative est l’amélioration du rapport coût/efficacité du produit ou du service rendu à son sociétaire, et c que c’est d’abord une entreprise, mais une entreprise un peu particulière puisqu’elle est nature à se préoccuper de l’environnement social, économique et culturel de son activité et est condamnée à innover pour ne pas se banaliser.
C’est pourquoi le Conseil supérieur de la coopération a décidé de mettre en évidence ce innovatrice dans la présent rapport.
Image sans doute réductrice d’une réalité plus riche, le bilan établi par les organisations na coopération témoigne néanmoins de la vitalité des coopératives qu’elles rassemblent et d l portée aux questions de développement local, d’environnement et de solidarité. Il met en évi important que jouent les fédérations à la fois pour accompagner leurs adhérents dans leur leur environnement économique, pour défricher de nouveaux champs et pour faire mieux c reconnaître, par les pouvoirs publics et les parlementaires, leurs réalisation.
On constate q:ue · Toutes les coopératives, chacune dans leur secteur et leurs métiers, se dotent des outil des compétences commerciales comme des produits adaptés ou nouveaux qui r régulièrement aux besoins des sociétaires et des clients, dans un contexte de concurre nouent des partenariats avec des acteurs économiques qui partagent leur vision et se do c’est nécessaire, de structures complémentaires (filiales) pour consolider leur assise, dan grand marché européen et de la mondialisation. Dans certains secteurs, le regroupe coopératives s’accélère considérablement pour optimiser le service aux associés. T évolutions leur permettent de répondre à un des défis qu:i oncre perguju ruelporp tse etroximité puissance. · En matière sociale, la plupart des organisations coopératives ont anticipé sur l’applicati Aubry et de nombreux accords dynamiques d’ARTT ont été signés. Celles-ci ont parallèlem œuvre des politiques de formation actives. Dans beaucoup de coopératives, la priorité e l’emploi des jeunes et plusieurs secteurs coopératifs ont développé des démarches d’intégration et de formation en alternance vis-à-vis des jeunes embauchés. Cette politiq des jeunes se traduit aussi par des actions importantes de soutien à l’installation professionnels dans des secteurs d’activité comme la pêche ou l’agriculture notamment. · le territoire d’implantation des coopératives demeure le lieu privilégié de leurs innova actions des coopérations agricoles en sont; l iqutrlillussaniotxel ed essigurs e lece derci sedivétcait base, de leurs engagements dans les nouveaux contrats territoriaux d’exploitation (CTE) i législateur, de leurs investissements dans les rultugric»aarmmrpgoee dlstious el uo » eénnosia rsd qualité, tels pemeelopntd no snael «véd et C itelimpticarg-iocfnaicn e.»qu» A tsu »e roecenf ocall pour la France au sein de lUnion européednélnoec. alNisoanb les, les coopératives constituent des centres d’activités économiques capables de fixer la valeur ajoutée et l’emploi, idée novat l’on met en parallèle le comportement de certaines grandes entreprises dont la valeu bourse lorsque sont annoncées des suppressions d’emplois ou des délocalisations.
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· Au-delà du champ de l’économique, les coopératives, dans des démarches citoyenn originales, suscitent et soutiennent les initiatives individuelles ou associatives de lu l’exclusion, de renforcement de la cohésion sociale et de valorisation du patrimoine.
Tous les groupes coopératifs bancaires font de l’innovation dans ce domaine un axe essen stratégie de dévelop p:e lmeuernst sociétaires, particuliers ou entreprises, ne peuvent rester indiffér chômage et à l’appauvrissement et à l’exclusion qui en résultent. Ils sont fortement impliq actions concrètes de soutien à la vie locale dans ses aspects économiques et culturel. Ces ré en œuvre des actions et des outils innovants pour les structures d’insertion par l’écono conçoivent et gèrent des produits de plac seomlideanitr es» assroit sudl bale« tid« sada ,» losnaniF éspt aux organismes sans but lucratif pour améliorer leur collecte de fonds.
Enfin, les organisations coopératives font acte de propositions pour organiser et pérenniser et des emplois dans de nouveaux secteurs émergents dont la rentabilité commerciale n’est p acquise. Dans ce but, elles font la promotion d’une forme coopérative nouvelle ouverte à partenaires qui s’engagent dans une dynamique de projet local. Elles rejoignent ainsi les pr exprimées par la ministre de lemploi et de la solidarité et éLtiupdiieétze s dpaanrs  Allea icna dre de l’entreprise à but social.
La capacité d’innovation des coopératives réside tout particulièrement dans leur organisation non-centralisme, l’exercice des responsabilités et la pratique de la démocratie, la consti patrimoine collectif. Aux tenandtés mduet lualisation, elles répondent que c’est un leurre économiqu un facteur dappauvrissemineéntq ueitté.tivilleca co dl ed siv-à-siv é
Cette position a été récemment confirmée par le Conseil Supérieur de la Coopération et le P a écarté toute mesure allant dans ce sens. Pour autant ce risque de banalisation est réel et doit pas se relâcher, tant dans le contexte français qu'européen.
 C’est pourquoi, si les coopératives doivent rester vigilantes et toujours améliorer leurs coopératives, la puissance publique quant à elle doit reconnaître sans ambiguïté la légitim coopératif en refusant de se prêter au jeu de la banalisation rampante mais en promouvant l juridiques nécessaires à une meilleure prise en compte des évolutions de l’environnement. L européennes, tout particulièrement la Commission, doivent mettre en œuvre une politique q encourage le mode coopératif d’entreprendre.
Dans ce but, le Conseil supérieur de la coopération invite le Gouvernement à proposer au Pa modifications législatives attendues par certaines organisations coopératives pour faire face réalités de la mondialisation. Le projet de loi sur les nouvelles régulations économiques prochainement débattu pourrait en être le support.
Enfin, le Conseil supérieur de la coopération recommande également au Gouvernement de fai sa volonté d’achever et de publier le Livre Blanc sur les coopératives dont la Commission e pris l’initiative.
I. Les faits marquants de l'évolution des sociétés coopératives de consommation
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Depuis la fin des années 1980, les coopératives de consommation ont dû faire face à un économique difficile liée à des causes internes - notamment la crise de l'été 1985 - et à des c - essentiellement marquées par une agressivité commerciale renforcée par le mouvement de sans précédent des entreprises du secteur et une évolution rapide des comportements des c face à la crise économique. Les coopératives de consommateurs ont mis en œuvre, pour développement durable, une politique radicale de restructuration et de partenariat avec d'au basée sur l'initiative locale.
Aujourd'hui, organisées de manière professionnelle, dotées de structures d'approvisionne ventes rajeunies, les coopératives de consommateurs continuent de mettre l'accent sur l produits et de leurs services, la protection de l'environnement et l'information des utilisateurs
Par ailleurs, elles entendent maintenir leur présence, souvent plus que centenaire, chaq possible, au plus près des consommateurs tant dans les quartiers des villes que dans le milieu
· L'année 1998 a été marquée par une politique de développement menée par de nombr coopératifs : Le Groupe COOP ALSACE a acquis, ainsi, l'hypermarché d'AUCHAN SCHILTIGHEIM. Les coopérateurs de Normandie - Picardie ont créé un réseau de maga l'enseigne "Le Mutant", véritable maxi - discompte à la française, permettant de sauve présence coopérative dans un secteur où le petit supermarché allait disparaître.
· A la fin de l'année 1998, avec l'apport des 50 unités des coopérateurs de Champagn douzaine de Coopératives d'Alsace, on compte plus de 220 magasins "Le Mutant" en Franc
Au nombre des difficultés rencontrées par les sociétés coopératives de consommation développement, notons : 1. en premier lieu la modification de la loi ROYER en 1996 faisant obligation de deman autorisation pour toutes créations à partir de 300 m² de surface de vente nouvelle ou po extensions de magasins existants. Cette mesure a non seulement contribué à ralentir le adaptations nécessaires et modernisations du réseau coopératif existant, mais égalem possibilités d'acquisition par un renchérissement important de la valeur des fonds de com 2  titre des obstacles au développement, figurent également : l'impossibilité pour les coo. Au consommateurs de bénéficier des dispositions fiscales et sociales de la loi sur la vi développement rural, le seuil du nombre de salariés étant apprécié non pas par éta concerné, mais par rapport à l'ensemble de la société ; la taxe d'équarrissage dont le dé est lié également au chiffre d'affaires boucherie de l'ensemble de la société.
· me'Liolp En 1997, la FNCC a pris l'initiative de proposer aux partenaires sociaux de moderniser la collective nationale du 25 avril 1955 et d'engager, sans attendre l'adoption du projet de loi d' réduction du temps de travail, l'examen des possibilités d'application anticipée de la RTT a branche.
La FNCC considère que la réduction du temps de travail doit avoir des effets bénéfiques sur d'emploi ou à défaut son maintien et, par l'augmentation du temps libre ainsi dégagé, pe salariés des coopératives de consommateurs d'obtenir une nouvelle qualité de vie et une a leurs conditions de travail. Par accord du 6 février 1998, signé par la FNCC et quatre org syndicales représentatives, les partenaires sociaux ont fixé le cadre de l'ensemble de cette n
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A l'automne 1998, un projet de protocole d'accord cadre d'application de la loi du 13 juin soumis à la signature des organisations syndicales. Pour l'essentiel, ce protocole prévoit : · la réduction du temps de travail sans aucune baisse de salaire, mais assortie d'une salariale durant trois ans ; · d'utiliser le volet offensif de la lla recommandation aux Sociétés coopératives d'embauche) ; les nouveaux embauchés bénéficieront de la même grille de salair salariés présents au moment de la signature de l'accord ; les salariés à tem bénéficieront des mêmes propositions que les salariés à temps complet de la RT possibilité de leur accorder, chaque fois que possible, une augmentation de leur travail ; de dispositions spécifiques à l'encadrement dont l'horaire est diffici contrôlable.
Le maintien et la modernisation d'un réseau de magasins de proximité passe nécessairem coopératives de consommateurs par un équilibre des forces de vente et notamment d'hypermarchés et de grandes surfaces répondant bien aux besoins nouveaux des conso d'intégration au tissu local ou régional.
Au plan social, les coopératives consacrent des moyens importants pour animer la vie coo formation de plusieurs milliers de consommateurs - coopérateurs bénévoles en vue de leur participer à la vie associative locale.
Outre ces aspects traditionnels de la vie coopérative, ces efforts de formation doivent p renouvellement des générations au sein des conseils d'administration des coopératives.
Le Groupe CAMIF
L'année 1998 est marquée par une croissance forte, voisine de 10 %, qui devrait porter milliards de francs pour 1998.
· Les faits marquants du Gr o:upe Le Groupe CAMIFE n:  1999, la CAMIF décidait de s'ouvrir au grand public afin de donner impulsion significative à un développement devenu nécessaire face à une concurrence t forte. Sa campagne s'appuyait sur les valeurs fondatrices de la coopérative qui sont solidarité et le respect du consommateur. L'objectif visait à réduire son déficit de notori réaffirmant son attachement à l'éthique de l'économie Sociale.
L'Association CAMIPFl u:s que jamais en 1999, l'Association CAMIF Solidarité a transformé réalisations concrètes les dons des sociétaires récoltés lors de la vente des "produits parta dans le catalogue général de la CAMIF. Cette année, plus de 50 opérations ont été menée France pour l'aménagement de logements d'insertion ou de centres d'accueil d'urgenc montant de plus de 1 millions de francs.
· CAMIF CataloguesCréation de nouveaux magasins : Après Marseille et Eragny en ré parisienne en 198H8e, rSbtl ain, près de NantCeso,u rent on d'Auvergne, près de Clermont Ferrand, accueillent la chaîne CAMMIFa ilseos nnables, dédiée au Jeune Habitat. La CAMIF accueille la MAI : Début septembre, un point contact MAIF a été inauguré dans le maMgaaisoinselabn esA LM ICF d'Eragny. Cette initiative marque la volonté des deux organisations de développer de nouvelles.
II. LES SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES D'HLM
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En 1998, le nombre de sociétés coopératives HLM s'élève à 157, dont 124 sociétés de produc 122 SCP en 1996 ) et 33 SCLA ( 35 sociétés de location attribution en 1996 ), dont 2 issues, la transformation de SCLA en SCP. Quarante sociétés de production (SCP) sont dotées de l'e compétence locative.
Les années 1992-1998 ont été marquées par une évolution des activités des sociétés coopér
·  i: Une dizaine de coopératives ont accru leur portefeuille de gestiongestion immobilière en développant une activité d'administrateurs de biens ;
·  sont dotées de l'extension de compétle locatif : au 31 décembre 1997, 40 coopératives du locatif.
En terme quantitatif, sur la période 1996 - 1998, la production a p3r7o g%r,essé de plus de ( 2 980 en 1998 contre 2 174 en 1996 ). Sur le plan qualitatif, on note :
· une progression de la production lo.cLaet ivpeun taux annuel de 10 %atrimoine progresse à depuis 4 ans. Désormais quarante sociétés disposent de la compétence locative. Chaqu nombre progresse. Deux compétences locatives ont été obtenues au cours de chacune 1996 et 1997. Ce remaillage du locatif HLM en coopérative permet aux sociétés de déve démarche spécifique en direction des locataires, qui est caractéristique du mouvement c sein de la famille HLM : le locataire est sociétaire et participe au fonctionnement de la c Certaines coopératives initient des modes innovants d'association du locataire à la gestion de son immeuble, voire à la réalisation de son logement.
· une progression de l'accession gr oquuip éceorrespond mieux que toute autre forme d'accession une maîtrise d'ouvrage forte, urbaine, concertée avec les collectivités locales. Parmi ces part des opérations dites 'd'accession très sociale" progresse. L'accession très sociale c opérations destinées à des ménages modestes réalisées par les coopératives HLM en par les collectivités locales qui apportent leur contribution au financement du foncier. opérations se situent de 10 à 20 % enn -mdeosyseonunse  dees prix du marché, sans pour autant baisser la qualité des logements.
· un dispositif de sécurisa.tioLens coopératives qui se positionnent comme un laboratoir expérimental ont initié au cours des deux dernières années des opérations pour lesquelles accédants se voient offrir un filet de sécurité. En effet, la mise en place de la réforme du f de l'accession en octobre 1995 devait être accompagnée d'un dispositif de sécurisation qui n'a jamais vu le jour. Néanmoins, les besoins existent, d'autant plus que les ress ménages accédants sont faibles et que la situation économique de certaines régions est in
· 
L'accession sociale sécu riosféfeerte par certaines coopératives est un service particulier desti des catégories de ménages fragiles : -rachat du logemt enmta ientien dans les lieux avec un nouveau statut de locataire en cas d'
- allongement et modulation des durées de prêts en cas de difficulté ; - offre d'une assurance couvrant une éventuelle dévaluation du bien en cas de revente. Chaque année, une centaine de logements sont construits par les coopératives HLM en ac sociale en partenariat avec les collectivités locales. Opérations "jeunes budgets", démar économique, renouveau de l'apport travail, maison "agrandissable", dispositifs d'insertion ou qualifiante, location-accession.... ; les formules sont très diverses et témoignent du dynamism
III. EVOLUTION DE LA COOPERATION AGRICOLE
A. La loi d'orientation agricole
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La loi d'orientation agricole du 9 juillet 1999, à la préparation de laquelle la CFCA a participé activement, a apporté plusieurs modifications au statut des coopératives agricoles, répondant ainsi à des demandes et propositions formulées à plusieurs reprises par la CFCA.
Ces mesures sont les suivantes :
1. Article 6 0d'associés coopérateurs situés dans un autre Etat membre de- Admission européenne. Cet article comporte une disposition pour les coopératives et une autre pour Il introduit ainsi dans leur statut particulier la prise en compte de la dimension europ l'activité agricole. · Pour les coopératives : la liste des associés coopérateurs autorisés à adhérer à une agricole française est élargie : désormais, les coopératives agricoles dont la circo territoriale est située dans une zone touchant une frontière pourront recevoir comm toute personne physique ou morale ayant la qualité d'agriculteur ou de forestier siège de l'exploitation ou le domicile est situé dans une zone contiguë à cell circonscription territoriale de la coopérative. Cette disposition concerne les coopératives dont la circonscription est limitrophe de pays suivants : Espagne, Italie, Allemagne, Luxembourg, Belgique. Sont exclues celles qui touchent les frontières de la Suisse et de la Principauté d'An
· Pour les Unions : Cette disposition est l'équivalent de celle adoptée pour les coop Mais dans le cas présent, il s'agit davantage d'une clarification. En effet, dans l parlementaires de la loi du 27 juin 1972, il avait été clairement dit par le Min l'Agriculture de l'époque que les unions de coopératives pourraient bien sûr recevo associés des coopératives ou unions situées dans un autre Etat membre de européenne. Malgré cela , des contestations avaient lieu ici ou là, notamment à l'o contrôles fiscaux. C'est pourquoi il a paru préférable de l'inscrire explicitement dan de loi.
2 .Article 6 1Extension de la provision pour investissement aux parts sociales de-  coopératives agricoles
· nouvelle disposition permet aux agriculteurs d'utiliser la déduction pour invesCette prévue à l'article 72 D du Code général des impôts "pour la souscription de parts s sociétés coopératives agricoles visées à l'article L.521-1 du code rural, dans la l investissements nouveaux réalisés par elles, et dont elles peuvent justifier à la l'exercice et au prorata du capital souscrit par les coopérateurs dans le financem investissement". Cette mesure complète les possibilités de la déduction déjà ou exploitations agricoles dans cet article 72 D du Code général des impôts. Les bén sont les exploitants agricoles imposés d'après un régime réel. Cette mesure con nouvelles adhésions entraînant de nouvelles souscriptions ou des souscri complémentaires faites dans le cadre d'augmentations de capital collectives ou indi cas échéant.
Le régime fiscal de la coopérative n'est pas affecté par cette disposition qui concern agriculteurs eux-mêmes.
3 .Article 6 2- Consolidation des comptes dans les groupes coopératifs
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Les groupes coopératifs qui atteignent les seuils prévus par l'article D.2465-14 du décret 1967 sont tenus de consolider leurs comptes : ces seuils sont de 200 MF de chiffre d'affai de total de bilan et 500 salariés. Dès que deux de ces trois seuils sont atteints, le group doit consolider ses comptes. Cette mesure s'applique également aux unions dès lo contrôlent des filiales.
Ces comptes peuvent être certifiés par deux Fédérations de Révision ou deux commis comptes inscrits ou une Fédération de Révision et un commissaire aux comptes inscrit. En si la coopérative fait appel public à l'épargne, ses comptes consolidés doivent être cert moins un commissaire aux comptes inscrit.
Cette disposition est applicable au premier exercice ouvert après la promulgation de la loi précisera, en tant que de besoin, les conditions particulières applicables aux coopératives
4 .Article 6 3- Création d'un Conseil supérieur d'orientation de la Coopération agricole
Celui-ci remplace le Conseil supérieur de la Coopération agricole dont le fondement juridi que réglementaire et élargit ses missions à "la conciliation de l'adaptation de la Coopéra aux évolutions économiques avec les préoccupations liées à l'aménagement du territoire".
Il doit notamment favoriser les synergies entre les coopératives, mettant ainsi l'acce regroupements en vue d'une meilleure efficacité économique.
Un décret en cours d'élaboration précise sa composition et ses modalités de fonctionneme pour le CSC, est prévue l'existence d'un Bureau présidé par un représentant des org coopératives. Plus généralement, la loi d'orientation agricole a reconnu et renforcé les l'organisation économique des producteurs qui fonde l'action des coopératives agricoles.
B. Les coopératives agricoles novatrices : elles valorisent leurs territoire
Pour les coopératives agricoles, il ne saurait y avoir de développement durable des territoire s économique capable d'y fixer de la valeur ajoutée et de l'emploi : cette conviction est à novatrice dans la mesure où elle rompt avec une vision manichéenne qui tend à se répandre d'un côté la sphère de l'économie régie par la mondialisation et de l'autre la sphère du soc panser les plaies qu'inflige cette globalisation aux hommes et aux territoires.
· Le projet des entreprises coopé reastitvteosut autre : sociétés de personnes, elles sont doublem liées au territoire par leurs sociétaires et l'origine de leurs capitaux mais aussi par la natur activités et la provenance de la matière première agricole qu'elles collectent, transforment commercialisent. C'est en réussissant à valoriser les produits de leurs adhérents sur des marchés de pl concurrentiels, c'est en développant des outils industriels et commerciaux performan coopératives pérennisent l'activité de leurs adhérents dans leurs bassins de productio accompagnent l'installation de jeunes agriculteurs et qu'elles sont des acteurs majeurs sociale et économique des territoires.
PME ou grands groupes, elles constituent un maillage économique dans l'ensemble de zo où elles s'avèrent bien souvent un employeur de premier plan dans la commune o département et parfois le seul rempart à la désertification.