Santé des enfants et des adolescents - Propositions pour la préserver
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Description

Ce rapport avance des propositions pour préserver la santé des enfants et des adolescents : prévenir l'obésité, les troubles émotionnels, la consommation d'alcool chez les jeunes. Il donne des programmes de prévention et des modes d'évaluation (programmes nutrition santé, actions de santé mentale, éducation pour la santé dans le système scolaire).

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Publié par
Publié le 01 janvier 2003
Nombre de lectures 11
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Langue Français

Extrait

Ce document présente les travaux d’un groupe de travail réuni par l’Inserm à la demande de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs indé-pendants (Canam) pour élaborer des propositions d’actions de prévention et d’éducation à la santé pour les enfants et les adolescents. Il s’appuie sur les données et les recommandations issues de plusieurs exper-tises collectives publiées récemment dans le domaine de l’obésité (2000), des troubles mentaux (2002) et de la consommation d’alcool (2003). Il constitue un prolongement de l’expertise collective publiée en 2001 sur l’éducation pour la santé des jeunes. Le Centre d’expertise collective de l’Inserm a assuré la coordination de cette expertise opérationnelle avec le Département animation et partenariat scien-tifique (Daps) pour l’instruction du dossier.
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Groupe de travail et auteurs PierreSONRWIDA, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé MarcBRODIN, Facultéde médecine Xavier-Bichat, UniversitéParis VII Marie-AlineCHARLES, Institut national de la santéet de la recherche médi-cale, Inserm unité258 MichelCCHAULIA, Direction générale de la santé, Ministère chargéde la santé MarieCHOQUET, Institut national de la santéet de la recherche médicale, Inserm unité472 NathalieCUVILLIER, Direction de la sécuritésociale, Ministère chargéde la santé CatherineEENAVITUGDRA, Direction générale de la santé, Ministère chargé de la santé FabienneDEBAUX, Direction générale de la santé, Ministère chargéde la santé ChristineDE PERETTI, Direction de la recherche, desétudes, de l’évaluation et des statistiques, Ministère chargéde la santé ClaudeGOT,Observatoire français des drogues et des toxicomanies ChristineKERNEUR,Direction de lenseignement scolaire, Ministère chargéde l’éducation nationale VivianeKVOSE,SFondation MGEN pour la santépublique, UniversitéRené Descartes Paris V DianeLIKAUOPER-PUR, Service de psychopathologie de lenfant et de ladoles-cent, Hôpital Robert-Debré Marie-FrançoiseAERCHCAD-RAONLL, Conservatoire national des arts et métiers, Istna, Inserm unité557 Marie-ClaudeROMANO, Direction de lenseignement scolaire, Ministère chargéde l’éducation nationale Jean-LouisSAN MARCO, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé
Coordination scientifique et éditoriale FabienneBONNIN, attachée scientique au Centre dexpertise collective de lInserm, Facultéde médecine Xavier-Bichat CatherineCHENU, attachée scientique au Centre dexpertise collective de lInserm, Facultéde médecine Xavier-Bichat JeanneETIEMBLE, directeur du Centre dexpertise collective de lInserm, Facultéde médecine Xavier-Bichat
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CatherineOUZAT,Pattachée scientique au Centre dexpertise collective de lInserm, Facultéde médecine Xavier-Bichat
Assistance bibliographique et technique CécileGOMIS,secrétaire au Centre dexpertise collective de lInserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat ChantalGRELLIER,documentaliste au Centre dexpertise collective de lInserm, Facultéde médecine Xavier-Bichat
Sommaire
Avant-Propos.....................................................................................
I Expertises collectives sur la prévention et l’éducation pour la santé des jeunes.................................................................. Introduction ........................................................................................... 1. Prévention de lobésitéde lenfant en population générale ............ 2. Prévention des troublesémotionnels chez lenfant et ladolescent . 3. Prévention de la consommation dalcool chez les jeunes ............... 4. Programmes de prévention et modes d’évaluation ......................... II Programmes nationaux de santé............................................ Introduction ........................................................................................... 5. Programme national nutrition santé............................................... 6. Programme dactions de santémentale ........................................... 7. Stratégie nationale daction«alcool»........................................... 8.Éducation pour la santédans le système scolaire français ............... III Propositions d’actions pour la santé des jeunes.............. Introduction ........................................................................................... 9. Promotion de la santéphysique ...................................................... 10. Promotion de la santémentale ........................................................ 11. Prévention du risque alcool ............................................................. 12. Formation et recherche enéducation pour la santé........................
Annexes...............................................................................................
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Avant-propos
Durant la dernière décennie, plusieursétats des lieux et, en particulier, la conférence nationale de santéde 1997 ont attirélattention des pouvoirs publics sur la santéet des adolescents. Prenant acte de cettedes enfants priorité, la Caisse nationale dassurance maladie des professions indépen-dantes (Canam) a défini avec lInserm un programme dexpertises collectives ciblésur les pathologies de lenfant qui sont en augmentation (obésité, trou-bles mentaux, asthme{).Àlissue dune analyse exhaustive des données de la littérature au niveau international, les experts ont défini des recommanda-tions pour améliorer le dépistage et la prévention de ces pathologies. La Canam aégalement sollicitélInserm pour un bilan des connaissances sur les méthodes en matière d’éducation pour la santéutilisées auprès des jeunes dans le contexte national et international. Tirant prot de lensemble de ces travaux et de ceux menésàla demande de la Mission interministécontre la drogue et la toxicomanie (Mildt),rielle de lutte de la Caisse nationale dassurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) et de lInstitut national de prévention et d’éducation pour la santé(Inpes) sur les risques liésàla consommation dalcool chez les jeunes, lInserm a récem-ment proposé àla Canam un approfondissement des recommandationsélabo-rées par les groupes dexperts concernant la prévention de lobésité, des troubles mentaux ainsi que du risque alcool chez les jeunes dans le but de proposer quelques actions bien définies de prévention et d’éducation pour la santé. Sous l’égide de lInserm, un groupe de travail aétéconstitué, rassemblant plusieurs scientiques des expertises citées ainsi que des acteurs des adminis-trations et organismes ayant en charge l’élaboration des politiques publiques. Les troubles pris en considépar le groupe de travail reprration ésentent une préoccupation de santépublique en raison dune prévalenceélevée qui tend encoreàaugmenter. Ainsi, une proportion non négligeable denfants et dadolescents (environ 12 % en France) souffrent de troubles mentauxst-, c e à-dire de troubles qui interfèrent avec leur développement, freinent leurs apprentissages scolaires et compromettent leur devenir par une répercussion sur la qualitéde vie au quotidien. La prévalence de lobésitéestégalement de 10-12 % chez les enfants de 5à12 ans. Laugmentation du nombre denfants touchés est très rapide, et pose en termes de santépublique le problème des complications susceptibles de compromettre leur santé àlong terme. Concer-nant les conduites dalcoolisation, environ 10 % des jeunesâgés de 15à19 ans auraient une consommation régulière dalcool (cest-à-dire quils ont consomméune boisson alcoolique au cours des trenteau moins dix fois
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derniers jours) et 5 % connaissent des ivresses régulières (cest-à-dire quils ontété îtrois fois au cours des trente derniers jours)vres au moins 1. Des facteurs de risque comportementaux et environnementaux sont en jeu dans les problématiquesétudiéUn certain nombre de ces facteurs sontes. accessiblesàune prévention. Cependant, l’étude des déterminants psychoso-ciaux, la compréhension des aspects environnementaux et surtout la connais-sance des mesures de prévention efficaces restent lacunaires. La collecte systématique de données concernant les attitudes, savoirs, comportements et préoccupations de santéest très récente en France. La distinction classique entre prévention primaire, secondaire et tertiaire est actuellement remplacée par les notions de prévention généralisée ou univer-selle, sélective et indiquée. Les interventions dites généralisées sont destinées àla population générale ou tout du moinsàdes groupes qui nont pasété sélectionnés sur la base dun risque défini. Les campagnes de vaccination et la préscolaire en sont des exemples. La prvention en milieu évention sélective vise un sous-groupe dindividus ayant un risque signicativement plusélevé que la moyenne de développer un trouble. La prévention indiquée sadresse aux sujets qui ont des signes dappel, en restant en deçàdes critères diagnosti-ques. Si la notion de prévention est claire pour tous malgrédes nuances apportées par différents corps professionnels (la«prévention médicalisée»du médecin, la«prévention répressive»du gendarme), le concept d’éducation pour la santéet plus largement celui de promotion de la santéfont souvent lobjet dinterprétations diverses. Le caractère pluridisciplinaire et pluriprofessionnel de ces domaines fait que chacun y projette sa vision de la santé. L’éducation pour la santérecouvre un ensemble de pratiques pouvant contri-bueràla prévention des maladies et des accidents etàla promotion de la santé. Traditionnellement, l’éducation pour la santéconsistait en des inter-ventionséducatives qui visaientàapporter des informations etàinciter les individusàadopter des attitudes et des comportements favorablesàleur santé dans un objectif de prévention. Actuellement, l’éducation pour la santéest plus souvent considérée comme un processus créant avec les personnes et les groupes les conditions du développement de leurs capacités, valorisant leur autonomie et leur responsabilité, ceci dans un but de promotion de la santé. Le concept de promotion de la santéformaliséen 1986 dans la charte dOttawa, qui reste la référence mondiale, aélargi la démarcheéducative en mettant en avant la responsabilitécollective. Il ne sagit plus seulement d’éduquer les individus, mais aussi de favoriser les mobilisations et les change-ments collectifs en prenant en compte les déterminants psychosociaux et sociétauxàlorigine des comportements et des attitudes défavorablesàla
1. Données issues de l’enquête ESPAD (enquête par autoquestionnaire anonyme sur un échantillon national en milieu scolaire).
santé. La promotion de la santéinclut l’éducation pour la santé, qui en reste une composante essentielle. Les principesévoqués pour la promotion de la santéfont appelàla notion de milieu et de cadre de vie. Les interventions reposent sur une approche intersectorielle prenant en compte la multicausa-litédes déterminants de santé. Lapproche se veut accompagnatrice du déve-loppement, le butétant laugmentation de la capacitédes individusà sautogérer (notion dempowerment). Concernant l’éducation pour la santé, l’école est reconnue comme le lieu dintervention privilégié. En effet, l’école permet datteindre la très grande majoritédune classe d’âge. Les jeunes y représentent une population captive facileàinformer dans le cadre des programmes denseignement. Mais surtout, de par sa missionéducative, l’école participeàla construction des individus. Cependant, le cercle familial conserve un rôde premier plan et la participa-le tion des parents dans les programmes d’éducation pour la santéest capitale pour le bon déroulement de ceux-ci. L’éducation pour la santédoit pouvoir se poursuivre tout au long de la scolaritédesélèves de la maternelle jusquau secondaire. Les programmes doiventêtre mis enœuvre de manière progressive en tenant compte des préocupations liéesàl’âge. La cohérence et la conti-nuitédes interventions, instaurées tout au long du cursus scolaire avec l’école, la famille et tous ceux qui interviennent auprès des jeunes est un gage de réussite. Des modes dinterventions diversifiés, adaptés aux publics et aux thèmes abordés, doivent permettre une participation active des jeunes et favoriser le développement des compétences psychosociales. Les propositions dactions réunies dans ce document se situent dans le registre de la prévention universelle, cest-à-dire quelles sadressentàtous les enfants et adolescents. Si l’éducation pour la santésous-tend la plupart de ces actions, certaines se situent plus dans le champs de la création denvironnements favorables ou dans celui de la prévention des risques. Lobjectif de ce travail est doffrir aux décideurs, en fonction de leur rayon daction (ministère, munici-palité,établissement scolaire, classe{), quelques pistes dactions bien ciblées2. En effet, ces propositions représentent des actions qui méritent d’être : généralisées et développées :éducation nutritionnelle, activités physiques, prévention du risque alcool ; réactivées : loiÉvin, programme d’éducation physique ; clarifiées : offre alimentaire en milieu scolaire ; expérimentées etévaluées : programmes de gestion du stress et développe-ment des compétences psychosociales. Les conditions de mise enœuvre de ces projets sont fondamentales. Ainsi, lenjeu majeur que représente la santéactuelle et future des jeunes nécessite que ces projets soient conduits par des personnes formées. Les modes dinter-vention doivent avoirétévalidés et doivent reposer sur la reconnaissance des
2. Un tableau récapitulatif des propositions, populations cibles et décideurs concernés est présenté au début de l’annexe de ce document
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multiples facteurs individuels et collectifs qui déterminent les conditions du maintien de la santé. Lexamen de la littérature a conduitàconstater la rareté des travaux français et deséquipes universitaires françaises impliquées dans la conception et l’évaluation scientique dinterventionséducatives de santé. Cpourquoi le groupe de travail insiste sur la nest écessitéde développer la recherche et la formation enéducation pour la santé. Si le milieu scolaire est fortement sollicitépour la mise enœuvre dactions, il ne faut pas oublier que les jeunesévoluent aussi dans dautres milieux (familles, groupes de pairs, quartiers). Les actions de santédoivent tenir compte de la complexitéet de lintrication des déterminants des comporte-ments et des modes de vie ; normes sociales, culturelles et familiales, construc-tion identitaire des jeunes, contradictions entre incitations publicitaires et messages sanitaires... Enn, laccèsàla prévention etàl’éducation pour la santépose encore en France des problèmes dinégalités territoriales et sociales.Àlheure oùla répartition des compétences en matière de santépublique et d’éducation est en réorganisation, cela peutêtre loccasion de développer l’éducation pour la santéautour de principes tels que l’équitégéographique (accessibilité, schémas territorialisés), la pérennitéet la continuité(actions continues plutôt que projets ponctuels) et la qualité(formation des intervenants, développe-ment de la recherche). Ce document, qui porte sur des aspects fondamentaux de la santéphysique et mentale des enfants et des adolescents, représente une nouvelleétape dans la miseàdisposition des acquis de la recherche auprès des décideurs politiques et institutionnels.
I Expertises collectives sur la prévention et l’éducation pour la santé des jeunes
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