Sport pour tous et sport de haut niveau : pour une réorientation de l'action de l'Etat

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Dans son rapport sur le sport pour tous et le sport de haut niveau, la Cour des comptes analyse, pour la première fois, les performances des politiques menées par l'Etat en se concentrant sur les deux objectifs définis par les pouvoirs publics : faire accéder les citoyens à une large variété de disciplines sportives et figurer parmi les nations les plus performantes dans le sport de haut niveau. L'Etat est un acteur essentiel dans l'organisation et la régulation des activités sportives. Il y consacre environ 4,3 milliards d'euros par an. Les constats effectués par la Cour font ressortir la nécessité de faire évoluer le dispositif existant afin de mieux atteindre les objectifs fixés.

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Publié le 01 janvier 2013
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Langue Français

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        Sport pour tous et sport de haut niveau :   pour une réorientation de l’action de l’État 
     Rapport public thématique Janvier 2013      
 
 
Sommaire  DELIBERE. ........................................................................................ 9
INTRODUCTION ...........................................................................11 
CHAPITRE I LE ROLE DE L’ÉTAT FACE AUX EVOLUTIONS DU SPORT.......................................................................................15 
I - Une place spécifique dans l’organisation du sport français.................. 15 A - Le sport, une politique publique ........................................................ 15 B - Une administration spécialisée s’appuyant sur un mouvement sportif organisé ................................................................................................... 19 C - La place croissante d’autres acteurs .................................................. 28
II - Des moyens d’intervention importants .............................................. 34 A - L’État, un financeur minoritaire ......................................................... 34 B - Des moyens financiers néanmoins importants .................................. 37
III - Un rôle de régulation confronté à de nouveaux enjeux ..................... 43 A - Des principes d’intervention et de gouvernance à revoir.................. 43 B - Un rôle central dans la défense de l’intégrité du sport...................... 44 C - Des outils de mesure et d’analyse à améliorer .................................. 53
CHAPITRE II LE DEVELOPPEMENT DU SPORT POUR TOUS ................................................................................................57 
I - Un éloignement persistant de certains publics .................................... 58 A - Une pratique générale conforme à la moyenne européenne, mais avec des inégalités marquantes .............................................................. 58 B - Une politique de développement du sport sans effet significatif sur l’évolution de l’offre ................................................................................ 65
II - Le CNDS, un instrument au service d’une politique plus affirmée d’égalité d’accès au sport ......................................................................... 71 A - Des compétences et des circuits de financement à clarifier.............. 71 B - Une « part territoriale » à recentrer sur l’accès à la pratique sportive ................................................................................................................. 75 C - Des subventions en faveur des territoires sous-dotés ....................... 77
4 COUR DES COMPTES  
III – Le sport scolaire et universitaire, une composante essentielle de la politique du sport pour tous..................................................................... 78 A - Des moyens très importants, mais un positionnement en marge de la politique sportive de l'État ...................................................................... 79 B - Une absence d’objectifs clairs et évaluables...................................... 85 C - Un nécessaire décloisonnement entre les acteurs du sport scolaire et universitaire et du sport en club ............................................................. 87
CHAPITRE III LA POLITIQUE DU SPORT DE HAUT NIVEAU. ...........................................................................................93 
I - Des résultats encourageants mais fragiles ........................................... 94 A Des résultats conformes aux objectifs ............................................... 94 -B - Des fragilités dans un contexte de concurrence avivée..................... 97
II - Un accompagnement des sportifs à réformer................................... 102 A - Un périmètre du haut niveau défini de façon trop large ................. 102 B - Sport de haut niveau et études : un suivi à améliorer ..................... 106 C - Des aides disséminées et insuffisamment maîtrisées...................... 109
III - Un réseau du sport de haut niveau à structurer .............................. 115 A - Un défaut de pilotage et d’articulation entre les acteurs ................ 115 B - L’INSEP, pivot opérationnel d’une politique mieux coordonnée ..... 122
CHAPITRE IV LES RELATIONS AVEC LES FEDERATIONS SPORTIVES.................................................................................. 131 
I - La rénovation des relations avec les fédérations ............................... 131 A - Une refondation des conventions d’objectifs .................................. 132 B - Une amélioration de la gestion des conseillers techniques sportifs 134
II - Des fédérations plus autonomes et plus solidaires ........................... 144 A - La promotion d’une meilleure gestion et d’une gouvernance plus efficace .................................................................................................. 144 B - Le renforcement de solidarités encore fragiles et limitées.............. 149
CONCLUSION GENERALE........................................................ 157 
RAPPEL DES PRINCIPALES RECOMMANDATIONS ........ 161 
 
 
SOMMAIRE 5  
ANNEXES ..................................................................................... 163 
REPONSES DES ADMINISTRATIONS ET DES ORGANISMES CONCERNES ................................................................................ 175 
 
 
 
 
  
 Les rapports publics de la Cour des comptes
  
- élaboration et publication -
La Cour publie, chaque année, un rapport public annuel et des rapports publics thématiques.
Le présent rapport est un rapport public thématique.
Les rapports publics de la Cour s’appuient sur les contrôles et les enquêtes conduits par la Cour des comptes ou les chambres régionales des comptes et, pour certains, conjointement entre la Cour et les chambres régionales ou entre les chambres. En tant que de besoin, il est fait appel au concours d’experts extérieurs, et des consultations et des auditions sont organisées pour bénéficier d’éclairages larges et variés.
Au sein de la Cour, ces travaux et leurs suites, notamment la préparation des projets de texte destinés à un rapport public, sont réalisés par l’une des sept chambres que comprend la Cour ou par une formation associant plusieurs chambres.
Trois principes fondamentaux gouvernent l’organisation et l’activité de la Cour des comptes, ainsi que des chambres régionales des comptes, et donc aussi bien l’exécution de leurs contrôles et enquêtes que l’élaboration des rapports publics : l’indépendance, la contradiction et la collégialité.
Lindépendance institutionnelle des juridictions financières et statutaire de leurs membres garantit que les contrôles effectués et les conclusions tirées le sont en toute liberté d’appréciation.
Lacontradictionimplique que toutes les constatations et appréciations ressortant d’un contrôle ou d’une enquête, de même que toutes les observations et recommandations formulées ensuite, sont systématiquement soumises aux responsables des administrations ou organismes concernés ; elles ne peuvent être rendues définitives qu’après prise en compte des réponses reçues et, s’il y a lieu, après audition des responsables concernés.
La publication d’un rapport public est nécessairement précédée par la communication du projet de texte que la Cour se propose de publier aux ministres et aux responsables des organismes concernés, ainsi qu’aux autres personnes morales ou physiques directement intéressées. Dans le rapport publié, leurs réponses accompagnent toujours le texte de la Cour.
Lacollégialité pour conclure les principales étapes des intervient procédures de contrôle et de publication.
8 COUR DES COMPTES  
Leur rapport d’instruction, comme leurs projets ultérieurs d’observations et de recommandations, provisoires et définitives, sont examinés et délibérés de façon collégiale, par une chambre ou une autre formation comprenant au moins trois magistrats, dont l’un assure le rôle de contre-rapporteur, chargé notamment de veiller à la qualité des contrôles. Il en va de même pour les projets de rapport public.
Le contenu des projets de rapport public est défini, et leur élaboration est suivie, par le comité du rapport public et des programmes, constitué du premier président, du procureur général et des présidents de chambre de la Cour, dont l’un exerce la fonction de rapporteur général.
Enfin, les projets de rapport public sont soumis, pour adoption, à la chambre du conseil où siègent en formation plénière ou ordinaire, sous la présidence du premier président et en présence du procureur général, les présidents de chambre de la Cour, les conseillers maîtres et les conseillers maîtres en service extraordinaire.
Ne prennent pas part aux délibérations des formations collégiales, quelles qu’elles soient, les magistrats tenus de s’abstenir en raison des fonctions qu’ils exercent ou ont exercées, ou pour tout autre motif déontologique.
   
 
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Les rapports publics de la Cour des comptes sont accessibles en ligne sur le site Internet de la Cour des comptes et des chambres régionales et territoriales des comptes :www.ccomptes.fr sont diffusés par IlsLa documentation Française.
 
 
 
Délibéré La Cour des comptes, délibérant en chambre du conseil réunie en formation ordinaire, a adopté le présent rapport sur « Sport pour tous et sport de haut niveau : pour une réorientation de l’action de l’Etat ». Le rapport a été arrêté au vu du projet communiqué au préalable aux administrations et organismes concernés et des réponses adressées en retour à la Cour. Les réponses sont publiées à la suite du rapport. Elles engagent la seule responsabilité de leurs auteurs.
Ont participé au délibéré : M. Migaud, Premier président, MM. Descheemaeker, Bayle, Mme Froment-Meurice, MM. Lévy, Lefas, Briet, présidents de chambre, M. Charpy, président de section, remplaçant M. Durrleman, président de chambre, MM. Pichon, Picq, Babusiaux, Hespel, présidents de chambre maintenus en activité, MM. Richard, Gillette, Monier, Duchadeuil, Paul, Frangialli, Andréani, Mme Dayries, MM. Gautier (Jean), Vermeulen, Mme Malégat-Mély, MM. Martin (Christian), de Gaulle, Baccou, Guéroult, Chouvet, Mme Démier, MM. Le Mer, de Nicolay, de la Guéronnière, Guillot, Jamet, Ortiz, Cotis, conseillers maîtres.
Ont été entendus : - en sa présentation, M. Lefas, président de la chambre chargée des travaux sur lesquels le rapport est fondé et de la préparation du projet de rapport ; - en son rapport, M. Duchadeuil, rapporteur du projet devant la chambre du conseil, assisté de MM. Barichard, Benaabou, Mme Marquant, rapporteurs devant la chambre chargée de préparer le projet de rapport ; - en ses conclusions, sans avoir pris part au délibéré, M. Johanet, Procureur général, accompagné de M. Miller, avocat général.  *** M. Terrien, secrétaire général, assurait le secrétariat de la chambre du conseil. Fait à la Cour, le 18 décembre 2012.  
10 COUR DES COMPTES  
Le projet de rapport soumis à la chambre du conseil a été préparé, puis délibéré le 4 octobre 2012, par la troisième chambre de la Cour des comptes, présidée par M. Lefas, président de chambre, et composée de MM. Pichon, président de chambre maintenu en activité, Frangialli, Andréani, Barbé, Mmes Seyvet, Moati, MM. Sabbe, de Nicolay, conseillers maîtres et Marland, conseiller maître en service extraordinaire, ainsi que, en tant que rapporteurs, MM. Barichard, conseiller référendaire, Benaabou, auditeur, Mme Marquant, rapporteure, et, en tant que contre-rapporteur, M. Duchadeuil, conseiller maître. Le projet de rapport a été examiné et approuvé, le 12 octobre 2012, par le comité du rapport public et des programmes de la Cour des comptes, composé de MM. Migaud, Premier président, Johanet, Procureur général, Descheemaeker, Bayle, Mme Froment-Meurice, MM. Durrleman, Levy, Lefas et Briet, présidents de chambre.