Les Comptes des transports en 2000

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La commission des comptes des transports de la nation dresse un bilan économique des transports en 2000. Les différents secteurs concernés par les transports sont examinés : ménages, trafics, entreprise, gestionnaire d'infrastructures. Sont également analysés les transferts de l'Etat et des collectivités locales et les résultats de la sécurité routière.

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Publié le 01 juin 2001
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Langue Français
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Ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement
Direction des Affaires Economiques et Internationales
Service Economique et Statistique



Commission des comptes des transports de la nation








LES COMPTES DES TRANSPORTS EN 2000









Juin 2001
Sommaire
ère
1 partie : le rapport
Résumé
1 - L'environnement économique
2 - La branche "services de transport"
3 - Les ménages et les transports
4 - Les trafics et les transports
5 - Les entreprises de transport
6 - Les gestionnaires d'infrastructures
7 - Les transferts de l'Etat et des collectivités locales
8 - Les échanges extérieurs de biens et de services de transport
9 - Les données sociales
10 - Les transports en Europe en 1999
11 - Les nuisances générées par les transports
e
2 partie : les dossiers
1 - La messagerie
2 - Le financement des investissements des gestionnaires d'infrastructures et de la SNCF
e
3 partie : les annexes
0 - La nomenclature d'activités française
1 - L'environnement économique (non fournie)
2 - La branche "services de transport"
3 - Les ménages et les transports (non fournie)
4 - Les trafics et les transports (non fournie)
5 - Les entreprises de transport nie)
6 - Les gestionnaires d'infrastructures (non fournie)
7 - L'état et les collectivités locales nie)
8 - Les échanges extérieurs de biens et de services de transport (non fournie)
9 - Les données sociales (non fournie)
11 - Les nuisances générées par les transports (non fournie)
D2 - Le financement des investissements des gestionnaires d'infrastructures et de la SNCF
R SUM
Un environnement Øconomique dynamique
En France, la croissance du PIB a ØtØ plus soutenue en 2000 que l annØe prØcØdente (+ 3,1 % contre + 2,9 %). La
progression du revenu disponible a limitØ l effet du renchØrissement des prix pØtroliers sur le pouvoir d achat des mØnages
et l investissement des entreprises a ØtØ particuliŁrement dynamique.
La production de la branche transport a progressØ lØgŁrement moins vite qu en 1999
En 2000, la production de services de transport a enregistrØ une progression de 4,6 % en volume. Avec plus de 6 %
d augmentation, le transport ferroviaire, le transport fluvial et le transport aØrien de voyageurs ont enregistrØ les plus fort es
croissances, le transport routier de marchandises progressant de 5,0 % aprŁs + 7,2 % en 1999.
DØpenses des mØnages : stagnation des achats d automobiles, ralentissement des dØpenses d utilisation des
vØhicules particuliers, progression du mŒme ordre qu en 1999 pour la consommation de services de transport
AprŁs les progressions exceptionnellement fortes observØes en 1998 (+ 13,5 %) et en 1999 (+ 12,1 %), les achats de
vØhicules par les mØnages n ont augmentØ en volume que de 0,2 % en 2000. Le renchØrissement des carburants a pesØ
sur la croissance des dØpenses d utilisation des vØhicules qui ne progressent que de 1,1 % en volume en 2000, contre
+ 2,2 % en 1999. Dans un contexte de hausse modØrØe des prix (+ 1,1 % aprŁs + 0,5 % en 1999), la progression des
dØpenses en services de transport collectif a ØtØ du mŒme ordre de grandeur que l annØe prØcØdente (+ 4,7 % contre
+ 4,5 % prix constants).
Stagnation de la circulation des voitures particuliŁres
En 2000, de fa on exceptionnelle par rapport aux Øvolutions constatØes dans le passØ, la circulation des voitures
particuliŁres sur l’ensemble du rØseau routier a ØtØ stable. Les transports collectifs terrestres ont, par contre, connu une
croissance plus vive que l annØe prØcØdente (+ 5,5 % aprŁs + 0,5 % pour les autobus et cars ; + 5,4 % aprŁs + 3,3 %
pour les transports ferrØs). Le transport aØrien, qui a stagnØ sur les lignes intØrieures radiales, a continuØ progresser
rapidement sur les lignes internationales (+ 10,8 %).
Croissance moins forte des transports de marchandises
MesurØe en tonnes-kilomŁtres, la croissance des transports intØrieurs terrestres de marchandises s est inflØchie en 2000,
leur progression passant de + 4,2 % en 1999 + 3,0 %. Cette inflexion est imputable au transport routier qui n a progressØ
que de 2,4 % tandis que le transport ferroviaire et le transport fluvial ont connu des rythmes de croissance relativement
ØlevØs (respectivement + 6,2 % et + 6,3 %).
Des rØsultats d entreprises assez diffØrents selon les secteurs
Dans le transport routier, les entreprises ont pu rØpercuter sur leurs prix l augmentation des coßts d exploitation des
vØhicules (+ 6 %). La production hors sous-traitance a augmentØ de 11 % et la valeur ajoutØe de 8 % soit un peu moins
que les rØmunØrations ( + 10%). En consØquence, l excØdent brut d exploitation est restØ stable aprŁs un recul de 4,5 %
en 1999.
L excØdent brut d exploitation de la SNCF a reculØ de 6,5 % mais, l entreprise publique a enregistrØ un bØnØfice net de
444 millions de francs contre une perte de 568 millions de francs en 1999.
Dans le secteur aØrien, les compagnies n ont pu rØpercuter les consØquences sur leurs coßts de la hausse des carburants
et du dollar que de maniŁre inØgale. De ce fait, l excØdent brut d exploitation a reculØ de 11,5 % par rapport l annØe
prØcØdente.
Les comptes des transports en 2000 (DAEI/SES-Insee) - juin 2001 3Mais augmentation de l emploi dans le secteur des transports
Bien que la croissance de l activitØ ait ØtØ moins rapide qu en 1999, l emploi a progressØ plus vite que l annØe prØcØdente
(+ 5,3 % contre + 4,5 %). Cette tendance, laquelle l amØnagement et la rØduction du temps de travail ont contribuØ,
s observe dans les grandes entreprises nationales, dans lesquelles l emploi a progressØ de 2,2 % en 2000 aprŁs 1,6 %
en 1999, et dans le secteur privØ (+ 7,0 % en 2000 aprŁs + 6,1 % en 1999).
Situation contrastØe des gestionnaires d infrastructure
Les sociØtØs d autoroutes et les aØroports enregistrent une progression de leur chiffre d affaires et de leur excØdent brut
d exploitation en ligne avec la croissance de leur activitØ en volume.
MalgrØ une forte augmentation de l activitØ portuaire, la valeur ajoutØe et l excØdent brut d exploitation des ports de
commerce se situent des niveaux proches de ceux enregistrØs l annØe prØcØdente. Les investissements restent du
mŒme ordre de grandeur que la capacitØ d autofinancement. L endettement se maintient un niveau modØrØ, de l ordre
d une annØe d autofinancement.
MalgrØ une capacitØ d autofinancement nØgative, l endettement de RØseau FerrØ de France a diminuØ, gr ce la dotation
en capital effectuØe par l Etat.
StabilitØ des dØpenses des administrations centrales consacrØes la route
Le montant global des dØpenses engagØes par l Etat sur le rØseau national s est ØlevØ 20 milliards de francs en 2000,
soit 0,6 % de plus qu en 1999. Celle des collectivitØs locales s est ØlevØe 80 milliards de francs en 1999.
S agissant de la navigation aØrienne, le dØveloppement du trafic aØrien a entra nØ une forte croissance des dØpenses de
fonctionnement (+ 13,1 %) comme des dØpenses en capital (+ 8,9 %).
Poursuite de la baisse des Ømissions de gaz polluants par les transports
La baisse tendancielle des Ømissions polluantes par les vØhicules automobiles, due la mise sur le marchØ de nouveaux
types de carburants et l augmentation progressive de la part du parc ØquipØ de pots catalytiques, s est poursuivie en
1999.
AmØlioration des rØsultats de la sØcuritØ routiŁre
Dans un contexte de lØgŁre augmentation de la circulation, le nombre d accidents a diminuØ de 2,7 % par rapport 1999,
le nombre de tuØs (7 643) baissant de 4,8 %. Cette Øvolution est plus favorable que l amØlioration observØe depuis 1976
(diminution en rythme annuel 2,4 % du nombre de tuØs).
4 Les comptes des transports en 2000 (DAEI/SES-Insee) - juin 2001Chapitre 1
L’ENVIRONNEMENT CONOMIQUE
L augmentation des prix du pØtrole (+26% entre dØcembre 1999 et dØcembre 2000), amplifiØe par
l apprØciation du dollar, a pesØ sur l’Øvolution des Øconomies europØennes. Cependant, malgrØ un
ralentissement marquØ au deuxiŁme semestre, la croissance du PIB d’une annØe sur l’autre a ØtØ, en
gØnØral, dans les pays de l’Union monØtaire, plus forte en 2000 qu’en 1999. Aux Etats-Unis, l activitØ
est restØe dynamique au premier semestre 2000, sous l effet de la vigueur persistante de la demande
des mØnages, de l investissement des entreprises et des exportations, mais a ensuite nettement flØchi
au second semestre. Au Japon, la timide reprise qu’avait entra nØ au dØbut de l’annØe le dynamisme
de la demande extØrieure et des investissements des entreprises exportatrices est restØe fragile.
En France, l’Øvolution favorable du revenu disponible et le dynamisme de l’investissement des
entreprises ont attØnuØ considØrablement les effets du renchØrissement des produits pØtroliers, le
rythme de croissance au deuxiŁme semestre restant proche de celui enregistrØ la premiŁre partie de
l’annØe.
UN ENVIRONNEMENT MONDIAL MOINS rØfØrence pour la cotation de la plupart des bruts
FAVORABLE QU’EN 1999 exportØs vers l Europe, ont progressØ de 26 % entre
dØcembre 1999 et dØcembre 2000, dont 14 % au
troisiŁme trimestre 2000.
GRAPHIQUE 1.1TrŁs favorablement orientØ en 1999, l’environnement
Formation des stocks et Øvolution des prixextØrieur de la France a connu une certaine dØgrada-
du Brenttion dans le courant de l’annØe 2000.
La hausse des prix du pØtrole, combinØe la baisse
de l Euro, a pesØ sur le dynamisme de la demande
dans les pays membres de l Union monØtaire. Aux
Etats-Unis, la croissance - exceptionnellement dy-
namique jusqu’au deuxiŁme trimestre - a assez
fortement ralenti en fin de pØriode. Au Japon et dans
les pays Ømergents, les Øconomies ont ØtØ mieux
orientØes qu’en 1999 mais leur reprise est restØe
fragile.
Hausse des prix du pØtrole
Les prix du pØtrole et des produits raffinØs ont
continuØ progresser jusqu en novembre, du fait de Source : Agence Internationale de l’Energie
la reconstitution des stocks dans les pays consom-
Du fait de la saturation des capacitØs de raffinage etmateurs et des tensions existant sur les marchØs de
de l importance de la demande, les hausses de prixcertains produits raffinØs. MalgrØ l apparition d excØ-
des produits pØtroliers ont ØtØ supØrieures celle dudents de l offre sur la consommation partir
pØtrole brut pour certains produits, en particulier ledeuxiŁme trimestre 2000 (2,3 millions de barils par
gazole (+ 45% sur le marchØ spot de Rotterdam entrejour au deuxiŁme trimestre ; 1,3 au troisiŁme ; 1,0
les quatriŁmes trimestres 1999 et 2000).au quatriŁme), les cours du Brent «datØ», qui sert de
Les transports en 2000 - (DAEI/SES-INSEE) - juin 2001 11Au Royaume-Uni, la fermetØ du cours de la livreTABLEAU 1.1
ayant attØnuØ l impact du choc pØtrolier, le dyna-Evolution des prix des produits pØtroliers
misme de la consommation des mØnages a ØtØ peusur le marchØ spot de Rotterdam
affectØ par la hausse des prix du pØtrole. MalgrØ un
USD / baril 1999 2000 Evolution tassement de l investissement privØ, la croissance
T4 T4 (%) est restØe soutenue sur l ensemble de l annØe, le
Super sans plomb 28,2 33,0 17 PIB progressant de 3,0 % en rythme annuel au
Ordinaire sans plomb 27,3 32,0 17 deuxiŁme semestre contre 2,6 % au premier.
Naphta 24,8 30,8 24
KerosŁne aviation 29,6 41,7 41 Aux Etats-Unis, l activitØ est restØe trŁs dynamique
Gazole 26,8 38,8 45 au premier semestre 2000, sous l effet de la vigueur
Fioul (1% S) 19,8 25,9 30 de l’ensemble des composantes de la demande,
mais a nettement flØchi au second semestre. LeFioul (3,5% S) 19,8 22,5 14
mouvement de hausse des taux d intØrŒt, engagØ auSource : Agence Internationale de l’Energie
printemps 1999 pour faire face l accØlØration de
l inflation, a pesØ avec retard sur l investissementRalentissement au deuxiŁme semestre
immobilier. Il a aussi contribuØ la stabilisation des
cours boursiers et, ce faisant, la modØration de laDans les pays membres de l Union monØtaire euro-
consommation des mØnages. Le retournement depØenne, malgrØ un ralentissement marquØ au
l investissement et la dØtØrioration des ØchangesdeuxiŁme semestre, la croissance du PIB d’une
extØrieurs, aux troisiŁme et quatriŁme trimestres,annØe sur l’autre a ØtØ, en gØnØral, plus forte en 2000
ont entra nØ un ralentissement brutal de la crois-qu’en 1999. Le renchØrissement des produits pØtro-
sance (de + 5,9 % en rythme annuel, au premierliers a pesØ sur la consommation des mØnages dont
semestre, + 2,8 % au deuxiŁme).le rythme de progression, d un semestre sur l autre,
a flØchi de 3,0 % en rythme annuel au premier
Au Japon, le renchØrissement des produits pØtrolierssemestre 1,7 % au deuxiŁme.
n a pas rØellement freinØ la timide reprise qui s Øtait
esquissØe dans l archipel au dØbut de l annØe. Prin-L’investissement et la consommation publique ayant
cipalement soutenue par les investissements desØtØ Øgalement moins vigoureux dans la deuxiŁme
entreprises exportatrices et la demande extØrieure,partie de l’annØe, la croissance du PIB s est ralentie
cette reprise demeure nØanmoins fragile.de 1,1 point en rythme annuel entre le premier et le
deuxiŁme semestre 2000. Ce tassement de la
Dans les Øconomies Ømergentes, la reprise de lacroissance a ØtØ ressenti dans tous les pays de la
demande intØrieure, soutenue par la baisse du ch -zone Euro. Parmi les principaux partenaires de la
mage, une reconstitution naturelle des achats deFrance, l ampleur du ralentissement varie de - 0,7
biens durables aprŁs les crises de 1997-1999 et lespoint (rythme annuel) pour les Pays-Bas - 1,7 point
gains de pouvoir d achat dus la diminution depour l Allemagne.
l inflation, ont soutenu l’activitØ.
TABLEAU 1.3
TABLEAU 1.2 Evolution en volume des PIB dans les
Evolution en volume des principaux principales Øconomies
agrØgats dans la zone Euro (1) 1999 2000 1999 2000 2000
Rythme annuel 1999 2000 1999 1999 2000 2000 (*) S2 S1 S2 (*)
en % S1 S2 S1 S2 (*) Etats-Unis 4,2 5,0 5,5 5,9 2,8
PIB 2,6 3,4 2,2 3,6 3,8 2,7 Japon 0,8 1,7 -0,2 3,6 -0,2
Demande intØrieure 3,1 2,8 4,4 2,8 3,3 2,1 Union EuropØenne 2,6 3,3 3,5 3,6 2,7
- Consommation privØe 2,9 2,6 2,8 2,3 3,0 1,7 - Royaume Uni 2,3 3,0 3,5 2,6 3,0
- Consommation publique 1,7 1,8 1,1 1,3 2,3 1,0 - zone Euro 2,6 3,4 3,6 3,8 2,7
- FBCF 5,4 4,8 7 5,4 5,0 3,4 - Allemagne 1,6 3,0 2,5 3,7 2,0
Import 6,6 10,0 6,7 11,0 12,2 10,9 - Italie 1,6 2,9 2,5 3,3 2,2
Export 4,8 13,2 -1 13,8 13,2 12,8 - Espagne 4,0 4,1 3,5 4,9 3,1
Source : Direction de la PrØvision ; OCDE - Pays Bas 3,9 3,9 5,2 3,7 3,0
(1) Zone Euro : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Zones Ømergents (**) 4,0 6,0 n.d. n.d. n.d.
Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas,
Source : Direction de la PrØvision ; OCDEPortugal.
(*) : estimations(*) : estimation
(**) :Les zones Ømergentes comprennent la quasi totalitØ desLes Øvolutions sont des moyennes annuelles pour les deux
pays d’Asie hors Japon, d’Europe centrale et orientale, d’AmØ-premiŁres colonnes et des Øvolutions semestrielles en
rique latine"rythme annuel" pour les quatre suivantes.
12 Les transports en 2000 - (DAEI/SES-INSEE) - juin 2001logements (+ 1, % en rythme annuel au deuxiŁme
semestre, contre + 6,9 % au premier semestre).
ECONOMIE FRAN˙AISE
Les exportations ont crß un rythme ØlevØ (12,6 %),
mais cependant moins rapide que les importations
(+ 14,2 %). De ce fait la contribution du commerce
extØrieur la croissance a ØtØ lØgŁrement nØgativeUn ralentissement moins marquØ que dans le
(- 0,1 % de PIB).reste de la zone Euro
TABLEAU 1.5En France, la progression du revenu disponible, due
au dØveloppement de l’emploi salariØ et aux amØna- Evolution en volume des principaux agrØgats
gements de la fiscalitØ, a limitØ l’effet du renchØrisse-
ment des prix pØtroliers sur le pouvoir d’achat. Le
1999 2000 1999 1999 2000 2000rythme de croissance de la consommation des
mØnages s’est toutefois rØduit au deuxiŁme semes- S1 S2 S1 S2
tre (+ 2,0 % en rythme annuel contre + 2,5 % au PIB 2,9 3,1 2,7 4,1 3,1 3,0
premier semestre), sous l’effet d’une lØgŁre hausse E x portations 4,0 12,6 1,4 12,2 14,3 13,1
du taux d’Øpargne. 4,7 14,2 1,6 9,8 17,7 16,1Importations
Dem ande intØrieure hors TABLEAU 1.4 3,3 3,2 3,3 3,8 3,3 3,3
sto cks
Evolution des revenus des mØnages 2,8 2,5 2,3 4,0 2,5 2,0 - Consommation privØe
- Consommation APU 2,0 2,2 2,7 2,1 2,2 2,7
Evolution en Glissement
6,2 6,1 6,8 5,1 7,1 7,4 - FBCF totale
moyenne sur l’annØe
6,1 7,4 6,2 5,7 8,2 10,9 - dont entreprises
(%) (%)
- dont mØnages 7,6 4,5 10,4 3,8 6,9 1,0
1999 2000 1999 2000 Variation des stocks (%
(-0,2) (+ 0,1)
du PIB)Salaires brut 4,2 5,0 4,5 5,1
Source : Insee
Prestations sociales 2,9 2,3 2,4 2,4
EBE des entr. individuels 1,6 3,2 1,7 3,7 Dans ce contexte favorable, les grands Øquilibres
Revenus de la propriØtØ 4,9 13,4 6,8 14,1 sont restØs bien orientØs. MalgrØ une lØgŁre accØlØ-
Revenus bruts 3,4 4,6 3,6 4,8 ration, le glissement des prix du PIB sur l annØe
PrØlŁvements sociaux et fiscaux 5,5 3,9 2,7 -1,9 (+ 0,8 % contre + 0,3 % en 1999) a ØtØ modØrØ.
Revenu disponible brut 2,8 4,7 3,7 6,5 L excØdent du solde des transactions courantes de
Prix de la consommation 0,2 1,2 0,4 1,5 la balance des paiements, bien qu en retrait par
Pouvoir d’achat 2,7 3,4 3,2 4,9 rapport 1999, est restØ important. Des amØliora-
Taux d’Øpargne 15,3 15,9 tions sensibles ont ØtØ enregistrØes pour la situation
de l emploi et des finances publiques. Les effectifs (% du revenu disponible)
employØs progressant, en glissement annuel, de 3,6Source : Insee
% en 2000 aprŁs 3,1 % en 1999, le taux de ch mage
Ce tassement a ØtØ en grande partie compensØ par a reculØ, passant de 11,0 % en 1999 9,6 % en 2000
le dynamisme de l investissement des entreprises et (9,0 % au quatriŁme trimestre 2000). Du fait de
une lØgŁre reconstitution des stocks. Au deuxiŁme rentrØes fiscales abondantes et d’une Øvolution de la
semestre, la formation brute de capital fixe des consommation des administrations publiques mo-
sociØtØs et des entreprises individuelles a progressØ dØrØe, le besoin de financement des administrations
de 10,9 % en rythme annuel, contre 8,2 % au pre- publiques s est rØduit, passant de 1,6 % du PIB en
mier semestre. Une lØgŁre reconstitution des stocks 1999 1,3 % en 2000.
a accompagnØ l’accroissement des capacitØs des TABLEAU 1.6
entreprises, la contribution de cet agrØgat la Grands Øquilibres
croissance passant de 0,2 point de PIB au premier
1998 1999 2000
semestre 0,4 point au deuxiŁme semestre. Dans
Prix du PIB (glissement annuel en la construction de logements, le long mouvement de 0,8 0,3 0,8
%)baisse des stocks de b timents entamØ au milieu
Balance courante (% du PIB) 2,6 2,6 2,1des annØes 1990 a commencØ s inverser.
Taux de ch mage (%) 11,9 11,0 9,6
Pour les mØnages, l arrivØe ØchØance de la me- Besoin de financement des
2,6 1,6 1,3sure d amortissement fiscal d un logement neuf des- administrations publiques (% du PIB)
tinØ la location (amortissement PØrissol) s’est
Source : Inseetraduite par un ralentissement de l’investissement en
Les transports en 2000 - (DAEI/SES-INSEE) - juin 2001 - 13 fait des consØquences de la «crise de la vache
ACTIVIT S SECTORIELLES folle» sur la production de viande bovine.
Dans l industrie manufacturiŁre, la lØgŁre accØ-
lØration de la croissance enregistrØe sur l annØe
Une Øvolution diversifiØe des activitØs pour les biens d Øquipement (progression de
l indice de production industrielle de + 2,5 %
A l’exception de la construction, les activitØs de entre les quatriŁmes trimestres 1998 et 1999
production de biens, qui sont celles qui gØnŁrent le + 3,0 % entre les quatriŁmes trimestres 1999 et
plus de transport, connaissent un ralentissement un 2000), n’aurait compensØ que partiellement le
peu plus net que les activitØs axØes sur la prestation ralentissement de la croissance induit dans les
de services immatØriels. autres activitØs par le comportement plus rØ-
servØ des consommateurs, et par des facteurs
Ce ralentissement est le rØsultat des Øvolutions contingents, tel que la suppression du change-
ersuivantes : ment de millØsime au 1 juillet dans la construc-
tion automobile. Au total, le recul de la crois-
La croissance de la valeur ajoutØe s est accØlØ- sance serait restØ modØrØ (en glissement an-
rØe pour la branche «construction» (passant de nuel de la valeur ajoutØe, de + 5,0 % en 1999
+ 2,3 % en glissement annuel en 1999 + 3,8 % en 2000).
+ 3,5 % en 2000), du fait d un contexte excep-
tionnel (mises en chantier importantes fin 1999
du fait de la fin du dispositif PØrissol, baisse de GRAPHIQUE 1.2
la TVA sur les travaux d’entretien amØlioration Indice de la production industrielle
des logements, rØparations des dØg ts occa- Glissement en rythme annuel
sionnØs par les tempŒtes de l hiver 1999 - 2000,
proximitØ des Ølections municipales, etc.).
L’activitØ s’est ralentie dans le secteur de l’Øner-
gie, oø l’Øvolution de la valeur ajoutØe, en glisse-
ment annuel, est passØ de + 2,3 % en 1999
+ 1,0% en 2000.
Dans l’agriculture et les industries agro-alimen-
taires, la valeur ajoutØe a reculØ de 1,3 % entre
les quatriŁmes trimestres 1999 et 2000, malgrØ
la bonne tenue de la production cØrØaliŁre
(+ 2,5 % par rapport 1999), essentiellement du
Source : Insee
TABLEAU 1.7
Valeur ajoutØe des branches (H.T.)
Evolution en Glissement
moyenne sur l’annØe
(%) (%)
1999 2000 1999 2000
Branches agro-alimentaires 1,1 -0,3 1,4 -1,3
Branches manufacturiŁres 2,8 4,4 5,0 3,8
Energie 3,4 2,5 2,3 1,0
Construction 2,9 2,9 2,3 3,5
Commerce et transport 2,9 3,4 3,8 2,6
Sous total 2,6 3,2 3,7 2,5
ActivitØs financiŁres 0,8 3,2 2,7 3,3
Autres services marchands 4,8 3,5 5,1 3,1
Autres services 1,7 2,7 2,0 2,9
Sous total 3,5 3,2 3,9 3,1
TOTAL 3,1 3,2 3,8 2,8
Source : Insee
14 Les transports en 2000 - (DAEI/SES-INSEE) - juin 2001
????Le nombre total de nuitØes passØes en France par la
population rØsidente, qui avait baissØ de 8,2 % en
L’ACTIVIT TOURISTIQUE 1999, n’a flØchi que de 0,7 % en 2000. La progression
de 0,9% du nombre de nuitØes passØes dans le
cadre de courts sØjours caractŁre personnel,
En 2000, le nombre de visiteurs Øtrangers a continuØ attØnuant les baisses enregistrØes par les longs
augmenter. AprŁs les assez fortes baisses enre- sØjours (- 0,6 %) et, surtout, les sØjours profession-
gistrØes depuis 1998, le nombre des sØjours effec- nels (- 14%). La rØpartition modale des moyens de
tuØs en France par les rØsidents s’est stabilisØ. transports utilisØs par les rØsidents pour leurs dØpla-
cements touristiques n’a pas variØ de fa on sensible
En 2000, le nombre de visiteurs Øtrangers a atteint par rapport 1999. L’automobile reste le principal
75,5 millions, soit une augmentation de 3,5% par moyen de transport avec une part modale estimØe
rapport l’annØe prØcØdente. L’enquŒte sur la frØ- 82 %, suivi par le train (13 %) et l’avion (2,4 %).
quentation hoteliŁre observe des hausses particuliŁ-
rement sensibles du nombre de nuitØes passØes par Cette faible baisse des sØjours effectuØs en France
les touristes originaires du Japon (+ 18,2 %), des par les rØsidents contraste avec le dynamisme de
Etats-Unis (+ 13 %) et du Royaume-Uni (+ 21 %). A leurs dØpenses l’Øtranger (+ 6,6 %), les dØpenses
l’inverse, la frØquentation des Øtablissements fran- des Øtrangers en France augmentant de 9,6%. Au
ais par les clientŁles allemande et italienne a total, l’excØdent du poste "voyages" de la balance
diminuØ, respectivement de 5,3 % et 5,9 %. des paiements a progressØ de 13,3% en 2000 pour
atteindre 99,4 milliards de francs.
TABLEAU 1.8
Nombre de nuitØes effectuØes en France par les rØsidents selon le type de sØjour et le mode
de transport
1997 1998 1999 2000 1997 1998 1999 2000
millions de nuitØes (%) (%) (%) (%)
SØjours personnels courts
Route 126,8 121,3 117,0 118,0 85,4 83,3 83,0 83,0
16,1 18,0 17,2 18,0Train 10,8 12,4 12,2 12,7
1,9 2,2 2,4 2,3Avion 1,3 1,5 1,7 1,6
Autres modes 3,7 4,0 4,4 3,9 2,5 2,8 3,1 2,7
Tous modes 148,5 145,6 141,0 142,2 100 100 100 100
SØjours personnels longs
Route 554,8 560,0 517,9 514,8 82,7 82,1 82,5 82,5
82,3 86,9 80,2 80,4Train 12,3 12,7 12,8 12,9
18,7 17,8 16,3 14,6 2,8 2,6 2,6 2,3Avion
Autres modes 15,0 17,4 13,3 14,5 2,2 2,5 2,1 2,3
Tous modes 670,9 682,1 627,7 624,2 100 100 100 100
SØjours professionnels
12,5 18,0 11,4 8,7Route 47,1 52,1 48,9 43,5
Train 7,9 10,8 7,7 7,7 29,8 31,1 33,0 38,3
Avion 2,5 2,4 1,9 2,2 9,3 7,0 8,0 10,9
Autres modes 3,7 3,4 2,3 1,5 13,9 9,8 10,0 7,3
26,6 34,6 23,3 20,0 100 100 100 100Tous modes
Ensemble
Route 694,1 699,3 646,3 641,5 82,0 81,1 81,6 81,6
Train 106,3 115,7 105,1 106,0 12,6 13,4 13,3 13,5
23,1 22,5 20,6 19,1Avion 2,7 2,6 2,6 2,4
Autres modes 22,5 24,8 20,0 19,9 2,7 2,9 2,5 2,5
Tous modes 846,0 862,3 791,9 786,4 100 100 100 100
Source : Direction du Tourisme - SOFRES. Les rØsultats sur les sØjours des rØsidents sont issus de l’enquŒte "suivi de la
demande touristique" (SDT), enquŒte mensuelle rØalisØe par panel.
En matiŁre de tourisme, un voyage est dØfini comme la pØriode comprise entre un dØpart du domicile et un
retour au domicile, comprenant au moins une nuit passØe hors du domicile.
La durØe des voyages (et des sØjours qu’ils comportent) est dØterminØe par le nombre de nuitØes passØes
hors du domicile.
Un sØjour est dØfini comme le temps passØ en un lieu fixe ou au cours d’un circuit comprenant au moins une
nuit. Un sØjour est dit "court" s’il est infØrieur quatre nuitØes ; il est qualifiØ de "long" dans le cas contraire.
Les transports en 2000 - (DAEI/SES-INSEE) - juin 2001 - 15 La branche "services de transport"
Chapitre 2
LA BRANCHE "SERVICES DE TRANSPORT"
En 2000, la production de services de transport a enregistrØ une progression de 4,6 % en volume.
Cette croissance provient uniquement de la demande intØrieure (+ 4,8 % pour les consommations
intermØdiaires, + 4,0 % pour la demande des mØnages, et + 5,2 % pour les marges de transport de
1marchandises ), la demande extØrieure reculant trŁs lØgŁrement (- 0,1 % ).
Avec plus de 6 % de croissance de leur production, le transport ferroviaire, le transport fluvial et le
transport aØrien de voyageurs ont ØtØ les modes les plus dynamiques. Du fait des hausses sensibles
enregistrØes dans les modes les plus consommateurs d’hydrocarbures et dans le transport maritime,
le prix moyen de l’ensemble des services de transport a progressØ un rythme relativement ØlevØ
(+ 3,6 %). Les effectifs employØs dans l’activitØ ont augmentØ de 4,9 % pour atteindre 955 600 salariØs.
L’OFFRE ET LA DEMANDE DE TRANSPORT
TABLEAU 2.1
Partage volume-prix de la production au prix de
base (*) des branches du transport en 2000
La production de services de transport
1999 Evolution (%) 2000 2000
Mds.F vol. prix val. Mds.F (%)En 2000, la production de la branche transport a
augmentØ de 4,6 % en volume (tableau 2.1) soit prŁs Transport ferroviaire de voyageurs 36,0 6,2 0,6 6,9 38,5 5,0%
de 1,5 point de moins que l annØe prØcØdente Transport ferroviaire de
14,2 6,2 0,2 6,4 15,1 2,0%
marchandises(+6,1%) (tableau 2.2). L’Øcart (un point) entre ce
Transport urbain de voyageurs 44,0 4,4 0,3 4,8 46,1 6,0%rythme de croissance et celui de la production de
Transport routier de voyageurs 21,8 1,0 0,4 1,4 22,1 2,9%l’ensemble de l’Øconomie (+ 3,9 % en 2000) est
Autres transports terrestres de assez nettement infØrieur celui constatØ, en 14,3 -1,6 2,3 0,7 14,4 1,9%
voyageurs (**) 2moyenne depuis 1992 (Cf graphique 2.1).
Transport routier de marchandises 192,7 5,0 6,0 11,3 214,4 27,7%
Autres transports terrestres de
8,5 4,5 2,3 7,0 9,1 1,2%GRAPHIQUE 2.1 marchandises (***)
Transport fluvial 2,8 6,4 0,1 6,5 3,0 0,4%Production des branches aux prix de base
Transport maritime 28,8 0,8 10,3 11,2 32,0 4,1%
135 Transport aØrien de voyageurs 67,9 6,2 7,2 13,8 77,3 10,0%
130
125 Transport aØrien de marchandises 8,9 5,7 7,5 13,6 10,1 1,3%
120
Autres 273,4 4,7 1,6 6,4 290,9 37,6%115
110
dont Manutention 11,7 7,7 0,9 8,6 12,7 1,6%
105
100 Entreposage 30,3 6,5 2,0 8,6 32,9 4,3%
95
Gestion d’infrastructure 108,5 3,2 1,0 4,2 113,1 14,6%90
Messagerie, fret express 48,1 1,5 4,5 6,1 51,0 6,6%
Affretement, organisation de
transports internationaux et 74,8 7,8 0,8 8,6 81,2 10,5%Ensemble de l’Øconomie Transport
transport spatial
713,3 4,6 3,6 8,4 773,1 100%Source : Insee - DAEI/SES Ensemble transports
1) Les marges de transport (voir annexe) reprØsentent ici la Source : Insee - DAEI/SES
demande intØrieure des branches de l’Øconomie en services
(*) : Le prix de base est le prix per u par le producteur (prixde transport de marchandises (hors sous-traitance). Elles ne
de vente - taxes sur la production + subventions sur laconcernent pas les services de dØmØnagement, de transport
production)spatial, de manutention, d’entreposage et de gestion d’infras-
(**) : Les autres transports terrestres de voyageurs reprØsen-tructure. Elles correspondent la consommation de services
tent les transports de voyageurs par taxis ainsi que lesde transport pour compte d’autrui pour acheminer un produit
tØlØphØriques et remontØes mØcaniques.du lieu de production au lieu de consommation.
(***) : Les autres transports terrestres de marchandises2) Hors annØe 1997, peu significative du fait de l’impact de la
reprØsentent le dØmØnagement et le transport par conduites.crØation de RFF sur le calcul de la production, le taux de
croissance moyen de la production de transport entre 1992 et
2000 s’est ØlevØ 4,4 % contre 2,2 % pour l’ensemble de
l’Øconomie, soit un Øcart positif de 2,2 points.
Les comptes des transports en 2000 (DAEI/SES-Insee) - juin 2001 17
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000