Police et gendarmerie nationales : dépenses de rémunération et temps de travail
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Dans son rapport sur les dépenses de rémunération et le temps de travail dans la police et la gendarmerie nationales, la Cour des comptes constate une augmentation rapide des dépenses de rémunération entre 2006 et 2011 alors que les effectifs ont diminué. L'analyse montre également une différence entre les temps de travail des policiers et des gendarmes due à des systèmes distincts d'organisation et d'emploi. Compte tenu des différences majeures observées, la Cour estime que la recherche de la parité des rémunérations entre les deux institutions constitue un objectif non pertinent. Elle formule 15 recommandations visant notamment à maîtriser la masse salariale des deux forces de sécurité et à rationaliser l'organisation et la gestion du temps de travail dans la police.

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Publié le 01 mars 2013
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Langue Français

Exrait

 
 
POLICE ET  GENDARMERIE NATIONALES DEPENSES DE REMUNERATION ET TEMPS DE TRAVAIL  
 
 
 
 
 
Sommaire
Introduction ...............................................................................9 
rémunération............................................................................15  I L s.....................................................15 -A ............................................16 .................25 II - res catégorielles .................30 A ....................................31 B 2 éséquilibre des facteurs d’évolution de la masse salar ...............................................34 A ....................................34 B .............35 IV - ces de la gestion des dépenses .............38 A - Dans la police : une tendance au dépassement des cré ......................................................38 B - Dans la gendarmerie : une contrainte plus forte sur les emplois que sur les crédits de personnel............................40 C - La nécessité de renforcer les capacités de prévision et de vi...............................................................................43 D - Les limites du contrôle a priori exercé par le contrôleur b 9 deÉtat...m...p..a..r..a..i.s..o..n. ..a..v..e..c. .l.e.. .r..e..s.t..e. ..d..e. .l..a. .f..o..n..c..t.i.o...n. ..p..u..b..l.i..q..u..e5 2 l’
Chapitre II - Le temps de travail............................................57  stèmes d’organisation fondamentalement diffé ...............................58 A ............................58 B - Le régime de travail des gendarmes ............................68  
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COUR DES COMPTES
de la gestion du temps de trava 3 A - L’accumulation persistante des heures non récupérées .... ........73 n les directions d’ x..................................78 C - .....................................80 D - Le rôle des différents acteurs.......................................82 
pertinent....................................................................................93  I - D les entre les deux forces .....93 A .........................................94 B ..........94 C - La correspondance conventionnelle des grades...........95 II - Des harmonisations nécessairement inachevées et coûte ......97 A e carrière statutairement différents : l’e .....100 égimes indemnitaires adaptés à des besoins distincts ............................................................................102 
Conclusion générale...............................................................107 
Récapitulatif des recommandations .....................................111 
Glossaire .................................................................................113 
 
  
 
  Les rapports publics de la Cour des comptes
  
- élaboration et publication -
La Cour publie, chaque année, un rapport public annuel et des rapports publics thématiques.
Le présent rapport est un rapport public thématique.
Les rapports publics de la Cour s’appuient sur les contrôles et les enquêtes conduits par la Cour des comptes ou les chambres régionales des comptes et, pour certains, conjointement entre la Cour et les chambres régionales ou entre les chambres. En tant que de besoin, il est fait appel au concours d’experts extérieurs, et des consultations et des auditions sont organisées pour bénéficier d’éclairages larges et variés.
Au sein de la Cour, ces travaux et leurs suites, notamment la préparation des projets de texte destinés à un rapport public, sont réalisés par l’une des sept chambres que comprend la Cour ou par une formation associant plusieurs chambres.
Trois principes fondamentaux gouvernent l’organisation et l’activité de la Cour des comptes, ainsi que des chambres régionales des comptes, et donc aussi bien l’exécution de leurs contrôles et enquêtes que l’élaboration des rapports publics : l’indépendance, la contradiction et la collégialité.
Lindépendance des juridictions financières et institutionnelle statutaire de leurs membres garantit que les contrôles effectués et les conclusions tirées le sont en toute liberté d’appréciation.
Lacontradictionimplique que toutes les constatations et appréciations ressortant d’un contrôle ou d’une enquête, de même que toutes les observations et recommandations formulées ensuite, sont systématiquement soumises aux responsables des administrations ou organismes concernés ; elles ne peuvent être rendues définitives qu’après prise en compte des réponses reçues et, s’il y a lieu, après audition des responsables concernés.
La publication d’un rapport public est nécessairement précédée par la communication du projet de texte que la Cour se propose de publier aux ministres et aux responsables des organismes concernés, ainsi qu’aux autres personnes morales ou physiques directement intéressées. Dans le rapport publié, leurs réponses accompagnent toujours le texte de la Cour.
Lacollégialité intervient pour conclure les principales étapes des procédures de contrôle et de publication.
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COUR DES COMPTES
Leur rapport d’instruction, comme leurs projets ultérieurs d’observations et de recommandations, provisoires et définitives, sont examinés et délibérés de façon collégiale, par une chambre ou une autre formation comprenant au moins trois magistrats, dont l’un assure le rôle de contre-rapporteur, chargé notamment de veiller à la qualité des contrôles. Il en va de même pour les projets de rapport public.
Le contenu des projets de rapport public est défini, et leur élaboration est suivie, par le comité du rapport public et des programmes, constitué du premier président, du procureur général et des présidents de chambre de la Cour, dont l’un exerce la fonction de rapporteur général.
Enfin, les projets de rapport public sont soumis, pour adoption, à la chambre du conseil où siègent en formation plénière ou ordinaire, sous la présidence du premier président et en présence du procureur général, les présidents de chambre de la Cour, les conseillers maîtres et les conseillers maîtres en service extraordinaire.
Ne prennent pas part aux délibérations des formations collégiales, quelles qu’elles soient, les magistrats tenus de s’abstenir en raison des fonctions qu’ils exercent ou ont exercées, ou pour tout autre motif déontologique.
  
 
 
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Les rapports publics de la Cour des comptes sont accessibles en ligne sur le site Internet de la Cour des comptes et des chambres régionales et territoriales des comptes :www.ccomptes.fr sont diffusés par IlsLa documentation Française.
 
 
Délibéré La Cour des comptes, délibérant en chambre du conseil réunie en formation ordinaire, a adopté le présent rapport intitulé « Police et gendarmerie nationales : dépenses de rémunération et temps de travail ». Le rapport a été arrêté au vu du projet communiqué au préalable aux administrations concernées et des réponses adressées en retour à la Cour. Les réponses sont publiées à la suite du rapport. Elles engagent la seule responsabilité de leurs auteurs.
Ont participé au délibéré : M. Migaud, Premier président, MM. Bayle, Bertrand, Mme Froment-Meurice, MM. Durrleman, Lévy, Lefas, Briet, Mme Ratte, présidents de chambre, MM. Pichon, Descheemaeker, Hespel, présidents de chambre maintenus en activité, MM. Devaux, Duret, Ganser, Mme Pappalardo, MM. Cazala, Braunstein, Mme Françoise Saliou, M. Barbé, Mme Darragon, MM. Vachia, Vivet, Davy de Virville, Ténier, Lair, Hayez, Mmes Monique Saliou, Malgorn, Bouygard, Vergnet, MM. Viola, Boudy, Migus, Mme Latare, M. de la Guéronnière, Mme Pittet, MM. Senhaji, Dors, conseillers maîtres.
Ont été entendus : en sa présentation, M. Bayle, président de la chambre chargée des travaux sur lesquels le rapport est fondé et de la préparation du projet de rapport ; - en son rapport, M. Bertrand, rapporteur du projet devant la chambre du conseil, assisté de M. Martin (Christian), conseiller maître, rapporteur devant la chambre chargée de le préparer, et de M. Ganser, conseiller maître, contre-rapporteur devant cette même chambre ; - en ses conclusions, sans avoir pris part au délibéré, M. Johanet, Procureur général, accompagné de M. Miller, avocat général. ***  M. Gérard Terrien, secrétaire général, assurait le secrétariat de la chambre du conseil. Fait à la Cour, le 12 mars 2013.  
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COUR DES COMPTES
Le projet de rapport soumis à la chambre du conseil a été préparé, puis délibéré le 8 novembre 2012, par la quatrième chambre de la Cour des comptes, présidée par M. Bayle, président de chambre, et composée de MM. Hespel, président de chambre maintenu, Vachia, Hayez, Uguen, Prat, Geoffroy, conseillers maîtres, et Jouanneau, conseiller maître en service extraordinaire, ainsi que, en tant que rapporteur, M. Martin (Christian), conseiller maître, et, en tant que contre-rapporteur, M. Ganser, conseiller maître. Le projet de rapport a été examiné et approuvé, le 4 décembre 2012, par le comité du rapport public et des programmes de la Cour des comptes, composé de MM. Migaud, Premier président, Descheemaeker, Bayle, Bertrand, rapporteur général du comité, Mme Froment-Meurice, MM. Durrleman, Levy, Lefas et Briet, présidents de chambre, et M. Johanet, procureur général, entendu en ses avis.
 
 
Introduction
dintérêPtas rveet nciro nàt rsitbaubtiiliosnesr  ldees  ldéÉptaetn seens  tdaen tl qÉutate menp lvoayleeuurr , ahuo rrsé gcihmaer gdese  pension des fonctionnaires (compte d’affectation spéciale (CAS) pensions), conformément à objectif fixé par la loi de programmation l des finances publiques, suppose d’encadrer étroitement l’évolution de la masse salariale qui en représente près du tiers. Sauf à courir le risque de faire échouer la stratégie d’ensemble, les services dotés d’effectifs importants, tels que la police et la gendarmerie nationales (240 000 agents), ne peuven
  hors sociales, des agents de l’État. emnités), cotisations et prestations
lieu de 4,2 % pour l’ensemble de la fonction publique de l’État1. Malgré
ivement soutenue de la masse salariale s’est poursuivie en raison de l’adoption de mesures catégorielles, nombreuses et conséquentes, en faveur de leurs personnels.  ie nationales, ainsi que du temps de travail auxquelles elles correspondent. Au cours de la même période, la gendarmerie nationale, déjà placée depuis 2002 pour son emploi sous l’autorité du ministre de l’intérieur, a été rattachée organiquement au ministère de l’intérieur par la loi du 3 août 2009 et incluse dans son administration par un décret du 23 décembre 2009.   d’apaiser leurs éventuelles inquiétudes, des travaux ont été menés par la direction générale de la police nationale (DGPN) et la er émunération et de déroulement de carrière des policiers et des gendarmes.                                                  1c’est-à-dire déduction faite des transferts de personnels vers périmètre constant,  A des opérateurs de l’État (Cour des comptes,Rapport surles résultats et la gestion budgétaire de l’État,exercice 2011.Mai 2012).
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En 2008, un rapport conjoint intitulé« Police-Gendarmerie : vers la parité globale au sein d’un même ministère »a conclu que, même si les policiers et les gendarmes sont soumis à des statuts différents, qui emportent des conséquences importantes sur les conditions d’exercice de leurs activités, notamment l’organisation de leur temps de travail, leurs rémunérations pouvaient être de même niveau et leurs déroulements de carrière globalement voisins sous réserve que soient appliquées certaines mesures d’harmonisation. Par la suite, la recherche de la parité des rémunérations entre les policiers et les gendarmes est devenue un objectif ministériel, réaffirmé lors de l’actualisation en 2010 du rapport de 2008. Les mesures d’harmonisation mises en œuvre n’ont pas manqué d’entraîner un surcroît de dépenses. Tel est le constat que le présent rapport de la Cour s’attache à développer. La Cour n’a pas traité de façon spécifique, dans ses précédents rapports, le sujet des rémunérations des personnels de la police et de la gendarmerie. Elle l’a, toutefois, régulièrement abordé dans le cadre des travaux préparatoires du rapport annuel de la Cour sur les résultats et la gestion budgétaire de l’État (RRGB), avec l’analyse de l’exécution des crédits du programme 152Gendarmerie nationaleet du programme 176 Police nationale, qui constituent ensemble la missionSécurité. Le présent rapport se situe aussi dans le prolongement des travaux de la Cour ant stabilisation ena yvaleur cdoen dlau it maasus e rsaalpaprioarlt e sduer  lÉ« tlaet s » rceomnidsi tieonn s2 01d0 uanue  président de la commission des finances de l’Assemblée nationale en application des dispositions de l’article 58-2° de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Sont tout d’abord étudiés les principaux facteurs d’évolution de la masse salariale de la police et de la gendarmerie nationales (chapitre I) afin d’identifier les voies d’une maîtrise plus compatible avec les objectifs de réduction des dépenses publiques. Sont ensuite analysés les systèmes d’organisation du temps de travail au sein des deux forces (chapitre II), particulièrement celui appliqué dans la police, fondé sur la compensation de la pénibilité des horaires et la récupération des services supplémentaires par l’octroi de jours de repos. Enfin, le rapport examine le degré d’atteinte de l’objectif de parité des rémunérations des policiers et des gendarmes (chapitre III), tel qu’il ressort des grilles indiciaires, des régimes indemnitaires et des méca smes de déroulement de carrière propres à chacune des deux forces.
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