Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité - 17e rapport 2008

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Ce rapport consacre sa première partie à la présentation de la CNCIS puis de ses activités de contrôle que lui confèrent les lois des 10 juillet 1991 et 23 janvier 2006. La deuxième partie est constituée par l'exposé de la « jurisprudence » de la Commission au regard des motifs légaux d'interception, dans un environnement politique et administratif marqué en 2008 par d'importants changements : au niveau politique, création du Conseil national du renseignement auprès du Premier ministre ; mise en place d'une Délégation parlementaire au renseignement ; au niveau administratif, création de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI regroupant les missions dévolues précédemment à la DCRG et à la DST). La Commission de contrôle a poursuivi sa tâche dans ce nouveau cadre, et avec cette nouvelle entité. Les chiffres sont restés stables par rapport aux années antérieures : un peu moins de 6000 interceptions de sécurité (demandes initiales et renouvellements) pour lesquelles est recueilli l'avis a priori de la Commission, et environ 38 000 décisions concernant les données techniques de connexion soumises au contrôle a posteriori de la Commission. La troisième partie du rapport offre au lecteur une documentation actualisée sur les textes relatifs aux missions de la Commission ainsi que des éléments d'information sur son activité.

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Publié le 01 mai 2009
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Langue Français
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ommission nationale de contrôle des interceptions de sécurité
17
erapport d’activité
La umentat Française
 
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CNCIS – 17erapport d’activité 2008
2
Sommaire
Avant-propos................................ .................................... ............
Première partie
5
RAPPORT D’ACTIVITÉ................................................................................ 7
Chapitre I Organisation et fonctionnement de la Commission.............................. 9
Chapitre II Le contrôle des interceptions de sécurité (loi no91-646 du 10 juillet 1991)................................................................ 13 Chapitre III Le contrôle des opérations de communication des données techniques (loi no2006-64 du 23 janvier 2006).............................................................. 29
Deuxième partie
JURISPRUDENCE DE LA COMMISSION................................................... 35
Troisième partie
ÉTUDES ET DOCUMENTS......................................................................... 51
Chapitre I Présentation ordonnée des textes relatifs aux missions de la Commission................. ..53. ..................................................................
Chapitre II Actualité législative et réglementaire1........ .................................. 8............
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CNCIS – 17erapport d’activité 2008
Chapitre III Interceptions de sécurité et secret-défense............................................ 85
Chapitre IV Jurisprudence des cours et tribunaux..................................................... 87
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Avant-propos
L’année 2008 se situe, pour la Commission, dans la droite ligne des évolutions amorcées en 2006 et 2007. Certes, le paysage politique et administratif dans lequel s’insère notre activité de contrôle fondée sur les lois de 1991 et de 2006 a-t-il changé. Au niveau politique, le Conseil national du renseignement a été mis en place auprès du Président de la République, suite aux préconi-sations du Livre blanc sur la défense et la sécurité intérieure ; le nou-veau « coordonnateur national du renseignement » a notamment pour mission d’assurer la préparation et de veiller à l’exécution des décisions du Conseil. Le Parlement a, de son côté, mis en place la « délégation parlemen-taire au renseignement » créée par la loi du 9 octobre 2007. Au niveau administratif, une importante réforme a vu le jour avec la création de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui regroupe les missions dévolues à la DCRG et à la DST. La Commission de contrôle, pour ce qui la concerne, a poursuivi sa tâche dans ce nouveau cadre, et avec ce nouvel acteur qu’est la DCRI. Les chiffres n’ont guère changé : un peu moins de 6 000 intercep-tions de sécurité (demandes initiales et renouvellements) pour lesquelles est recueilli l’avisa priori 000de la Commission et environ 38 décisions de la « personnalité qualifiée » concernant les données techniques de connexion soumises au contrôlea posterioride la Commission. S’agissant des interceptions de sécurité, ces chiffres devraient, dans un premier temps, légèrement reculer en 2009, compte tenu de la nouvelle jurisprudence de la Commission qui permet de ne plus compter les « urgences techniques ». Cet allégement très partiel, sur le plan des tâches de pure gestion administrative, permettra en 2009 à la Commission de se concentrer à effectifs constants sur son « cœur de métier », à savoir le contrôle de la motivation des interceptions de sécurité, comme des demandes de don-nées techniques de connexion.
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CNCIS – 17erapport d’activité 2008
Dans le premier cas, il s’agit de s’assurer, non seulement lors de l’autorisation, mais aussi dans le temps, de l’adéquation de l’écoute au motif invoqué ; dans le second, il s’agit de veiller à ce que l’instrument mis en place par la loi de 2006, et dont l’application a été prorogée par la loi du 1erdécembre 2008, soit effectivement utilisé pour la seule lutte contre la menace terroriste, et non à d’autres fins. Les méthodes de contrôle de la Commission, qui s’étaient déjà enrichies depuis 2005 avec le contrôle « continu » des productions, se sont encore raffinées en 2008 ainsi que le fait ressortir le chapitre du rapport consacré au contrôle. Par voie jurisprudentielle, la Commission a continué à raccourcir au cas par cas la durée légale maximale de quatre mois pour laquelle une interception de sécurité peut être demandée. Bien entendu, ceci ne préjuge en aucun cas la possibilité pour les services de solliciter un renouvellement, en produisant les justifications adéquates. Le contrôlea posterioride l’adéquation du motif invoqué lors de la décision autorisant l’interception et la réalité des propos échangés s’est développé, tant sur le plan quantitatif – malgré la lourde charge de travail ainsi induite – que qualitatif avec le recours à la méthode de l’audition des services. Ce renforcement du contrôlea posteriori a permis à son tour le développement des « préconisations » adressées directement aux services, tendant à l’interruption de telle ou telle interception, et géné-ralement acceptées et mises en œuvre par ces derniers sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’instrument de la recommandation » adressée « au Premier ministre. En poursuivant sa politique de dialogue avec les services, et en enrichissant la panoplie de ses méthodes de contrôle, la Commission espère ainsi avoir contribué en 2008 à maintenir l’équilibre toujours déli-cat entre la protection des libertés et les exigences de la sécurité de la Nation.
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Jean-Louis DEWOST Président de la Commission
Première partie RAPPORT D’ACTIVITÉ
Chapitre 1
Chapitre I Organisation et fonctionnement de la Commission
Composition de la Commission
À la date de rédaction du présent rapport, la composition de la Commission était la suivante : Membres de la Commission : au Cotn s1eSilÏ TdJEÉFtOU  +FBO-PVJT %&8045 QSÏTJEFOU EF TFDUJPO IPOPSBJSF at, nommé pour une durée de six ans par le Président de la République (décret du 29 septembre 2003, publié auJournal officielle 30 septembre 2003) t .FNCSF QBSMFNFOUBJSF o 4ÏOBU  )VCFSU )"&/&- TÏOBUFVS 6.1 EV )BVU3IJO EÏTJHOÏ MF  KVJMMFU   QBS MF QSÏTJEFOU EV 4ÏO BU FO SFN-QMBDFNFOU EV TÏOBUFVS +BDRVFT #"6%05 EÏDÏEÏ QVJT MF  PDUPCSF  en qualité de membre parlementaire à titre personnel t .FNCSF QBSMFNFOUBJSF o "TTFNCMÏF OBUJPOBMF  %BOJFM 7"*--"/5 député (PS) de Paris, désigné le 1eraoût 2007 par le président de l’Assem-blée nationale La Commission est assistée de deux magistrats de l’ordre jtud3iÏciaire²:*0 EÏMÏHVÏ HÏOÏSB NJ 3 $ M EFQVJT TB OPNJOBUJPO FO EBUF EV  NBJ 2007
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