Allo Police n°547 - du 13 au 19 juillet 2020

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Français
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Allo Police n°547 - du 13 au 19 juillet 2020

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Date de parution 13 juillet 2020
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo
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EN TOUTE FRANCHISE
Par Koné Sibirinan La traite des transporteurs
lors que la Covid-19 fait feu de tout bois avec son cortège de morts (plus de 550.000 morts dans le monde) et plus de voyagAes hors du Grand Abidjan broient du noir. Pen-80 morts en Côte d’Ivoire, les transpor-teurs ne font pas de cadeau aux passa-gers. Ceux des Abidjanais obligés d’effectuer des dant ce temps, le milieu du transport terrestre cherche à combler le manque à gagner causé par la pandémie. Les gares routières sont fermées ou presque parce que le Grand Abidjan est confiné. Les quelques-unes qui ont des activités, pratiquent des tarifs exorbitants. On a vite fait de passer du simple au quintuple. J’en sais quelque chose, moi qui reviens d’une mission dans la région de N’Douci.
Avant l’avènement de la Covid-19, le tarif Abidjan-N’Douci était 1200 francs. A présent, c’est 7000 francs pour le même trajet. A prendre ou à laisser. Pis, au mépris des mesures sanitaires, on s’adonne au sur-charge avec quatre (4) passagers pour les sièges ar-rières qui en prennent trois.
Pour le siège avant, le chauffeur a voulu trouver un second passager auprès de moi. Chose que j’ai refu-sée. Le chauffeur ne porte pas de cache-nez. Conscient du fait qu’il est en surcharge, il garde quelques billets de 1000 francs à portée de main.
Objectif, soudoyer les agents des forces de l’ordre sur les corridors. Chose bizarre. Et ça marche chaque fois qu’on nous siffle. Il descend et fonce vers les agents de sécurité avec le permis de conduire et un billet de 1000 francs à l’intérieur. Après quelques minutes de négociation, il revient reprendre le volant. Et roule à vive allure. Pas le temps de se faire dépister par l’agent de l’INHP qui avance vers nous avec un pisto-let thermique pour prendre notre température.
Sur l’autoroute du Nord, notre voisin de derrière s’en souvient.« On sait que les agents de sécurité sont au kilomètre 65. Alors, le chauffeur nous dit de descendre et on emprunte un chemin dans les champs. Bravant la pluie ou le soleil, avec des risques de rencontrer des serpents qui pullulent dans les plantations d’hé-véa. Peu importe. Mais les passagers ne sont pas au bout de leurs peinee. Car chaque champ qu’ils traver-sent, ils doivent payer 500 francs chacun au proprié-taire du champ. Avant de retrouver le chauffeur au kilomètre 66, ils vont devoir débourser 1500 francs.»
Par ailleurs, de mon voyage par ces temps de Covid-19, je retiens que les mesures barrières ne sont guère respectées par la majorité des transporteurs et des passagers.
Les agents des forces de l’ordre censés veiller au res-pect de ces consignes sont pour la plupart occupés à soutirer des sous aux contrevenants. Je parie qu’une bonne partie de ces sous ne va pas dans les caisses de l’Etat.
Au regard de ce qui précède, pas étonnant que le nombre de cas confirmés augmente jour après jour. Et à ce rythme-là, pas sûr que la pandémie finisse en 2020. Raison pour laquelle, je souhaiterais que l’Etat déconfine Abidjan. Et laisse travailler les populations.
Seulement voilà, les forces de l’ordre doivent être plus rigoureuses dans le contrôle des mesures barrières. Les transporteurs seront obligés de les respecter et ramener les prix du transport à la normale. Ainsi, la traite des transporteurs prendra fin.
Faute de quoi, l’économie ira de mal en pis. La souf-france des populations ira croissante.
Pour le reste, on ne peut que féliciter le gouverne-ment qui par son plan de riposte, a permis de juguler le nombre de morts dus à cette maladie. Mais il est temps de laisser voyager les populations avec plus de sécurité et de contrôle. A bon entendeur…
Une sélection de Leila Mandé RE TIÈ EN MA RÉE ENT
Un individu battu à mort
ATTECOUBE. Un jeune homme livré à la vindicte populaire sur la base de simples soupçons, a été battu à mort, dans le sous quar-tier d’Abobodoumé, sis dans la commune d’Attécoubé. Selon notre source, la victime se serait évanoui sous les coups de plu-sieurs hommes venus juste se défouler sur un “voleur” sans ima-giner un instant sa probable innocence. Le jeune homme a été ensuite évacué par son ami dans un hôpital proche, mais trop tard, la victime avait déjà rendu l’âme.
Une jeune fille condamnée pour enlèvement de bébé
M’BAHIAKRO. Une jeune fille de 19 ans domiciliée à Daloa a été reconnue coupable, le 09 juillet dernier, par le tribunal de M’Ba-hiakro d’enlèvement d’un bébé de six semaines et condamnée à trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 mille francs CFA. Les faits remontent au 23 juin, jour où cette fille, ac-cueillie par la famille du bébé la veille, a profité de l’absence de la mère qui prenait son bain, pour dérober l’enfant. Elle a été in-terceptée par les agents de sécurité à un poste de contrôle avancé, sur l’axe M’Bahiakro-Bouaké, alors qu’elle tentait de rentrer à Bouaké avec le bébé.
Une clôture s’écroule sur plusieurs habitations
BONON. La clôture d’une station service située à Bonon s’est écroulée, lundi 6 juillet, sur des domiciles mitoyens, causant des dégâts matériels mais aucune perte en vie humaine. Au total, cinq habitations ont été touchées par l’effondrement de cette clôture. Le maire de Bonon s’est rendu sur les lieux pour consta-ter l’ampleur des dégâts. La clôture a cédé sous la pression des pluies diluviennes, a expliqué le secrétaire général de la mairie. La station est également située dans un versant, obstruant le passage des eaux.
Un nourrisson et sa mère assassinés par un malade mental
KANI. Le 07 juillet dernier, un malade mental, D. Z, 30 ans, a as-sassiné, à coups de hache, dame T. M. et son nourrisson qui re-venaient du champ, dans le village de Djorofa situé dans la sous-préfecture de Djibrosso. D. Z., après son forfait, s’est en-foncé dans la broussaille, et les battues effectuées n’ont pas permis de mettre le grappin sur lui. La brigade de gendarmerie de Kani, saisie, a procédé aux constats d’usage et a ouvert une enquête. Les recherches continuent pour retrouver le malade mental.
Un gros camion finit sa course dans un caniveau
ALÉPÉ. Un camion de transport de graines de palme a terminé sa course avec toute sa charge dans un caniveau créant une grosse frayeur au sein des populations. Les faits se sont passés le 07 juillet dernier, non loin de la gare routière de Montézo, dans la sous-préfecture d’Alépé. Le mastodonte chargé des régimes de graines de palme, était en partance vers une unité de transfor-mation locale pour décharger sa marchandise lorsque le conduc-teur a perdu le contrôle suite à une panne du système de freinage. Le chauffeur a perdu le contrôle du camion qui est venu chuter dans le caniveau.
Un vendeur de friperie prend 5 ans
BOUNA. K.J. se disant vendeur de friperie, a été condamné par la section de tribunal de Bouna à cinq ans de prison ferme et à une amende de 2 millions de FCFA, pour trafic de drogue le 04 juillet dernier. Le vendeur de vêtements qui a fait une com-mande d’habits d’Abidjan, a été reconnu coupable de trafic de drogue lorsque la brigade des stupéfiants des douanes, lors d’une fouille des bagages à Agnibilékrou, a découvert deux ki-logrammes de cannabis dissimulés dans les colis convoyés sur Bouna par ce dernier. La quantité de drogue avait été dissimulée dans un carton emballé et déposé aux services courrier d’une compagnie de transport avec le numéro de téléphone de K.J.
Une collision entre deux gros camions fait un mort
NIA KARA. Un choc entre deux véhicules poids lourd, survenu au petit matin du 8 juillet dernier, à l’entrée de la ville de Niakara, a fait un mort et un blessé grave, transfé ré au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bouaké. Un camio morquevidedemarchandises,enprovenancedelavilnl-ered-e Bouaké, a violemment percuté l’arrière d’un autre v poidslourdtransportantduciment,enstationnementéhsiucrulae chaussée du fait d’une panne mécanique. Ce choc violent a causé la mort d’une personne et un blessé.
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